Publié par Magali Marc le 25 novembre 2022
La candidature de Ron DeSantis en 2024: le pour et le contre

Kurt Schlichter a écrit récemment deux chroniques pour Townhall concernant l’éventuelle candidature de Ron DeSantis pour la présidentielle de 2024 : le pour et le contre. En juin dernier, il avait fait la même chose pour Donald Trump. Dans le « Pour » M. Schlichter dit essentiellement que Ron DeSantis est un battant, intelligent et discipliné, fidèle à ses électeurs, qui ferait un excellent président. Par souci d’objectivité, il a mis de l’avant des arguments qui joueraient contre la candidature de M. DeSantis.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit la chronique de Kurt Schlichter, parue sur le site de Townhall, le 24 novembre.

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Les arguments contre Ron DeSantis en 2024

J’ai dit à quelqu’un d’extrêmement loyal que j’écrirais une colonne intitulée « The Case Against Ron DeSantis 2024 » [Les arguments contre (la candidature) de Ron DeSantis en 2024], et il m’a demandé « Oh, ce sera une page blanche ? ».

Amusant, et pas inattendu parce que nous sommes encore au stade de l’engouement pour M. DeSantis.

Comme je l’ai écrit dans ma précédente chronique, « The Case For Ron DeSantis 2024 » [Les arguments en faveur de (la candidature de) Ron DeSantis en 2024] , il y a beaucoup de choses positives chez le Gouverneur de la Floride.

Mais ce n’est pas le moment de s’extasier devant la nouvelle étoile brillante. Nous devons être impitoyables dans notre examen des candidats.

Je l’ai été lorsque j’ai écrit « Les arguments contre (la candidature) de Donald Trump en 2024 » (il m’a envoyé un mot gentil à ce sujet, d’ailleurs), et je vais faire de même pour Ron DeSantis ici.
Comprenez que les arguments contre Ron DeSantis n’ont rien de personnel, pas plus qu’ils ne l’étaient contre Donald Trump.

Pour les fins de notre argumentation, sa bonté objective n’est pas pertinente. On ne nous demandera pas de l’élire copain, gentil ou autre. Son seul travail sera de gagner la présidence.

Il est assez clair qu’il répond aux qualifications de base pour être président, qui, auparavant, consistaient à ne pas mettre les USA en faillite ou à ne pas causer une attaque nucléaire. Puisque ces deux choses ne sont apparemment plus des qualifications, Ron DeSantis est certainement qualifié.

En fait, en ce qui le concerne, il s’agit surtout d’une question d’éligibilité, de savoir si oui ou non il peut convaincre les électeurs de mettre une croix sur son nom en plus grand nombre que ceux de Grand-père AuxDoigtsCrochus ou de n’importe quel autre Nemrod rose que les Dems présenteront en 2024.

Les arguments sont en fait ceux qui portent sur sa capacité à remporter les élections générales.

D’abord, qui est-il ? Il a des références (celle de l’université Yale n’est pas bonne) et ce n’est pas un mutant baveux – ce qui est une autre chose qui disqualifiait autrefois, mais plus maintenant, un candidat – mais est-ce que quelqu’un en dehors de la Floride ou de Twitter le connaît vraiment ?

Certains sondages récents le donnent en bonne position, mais d’autres donnent Donald Trump loin devant. Ce n’est pas surprenant. M. Trump est connu (peut-être trop connu) et le cycle n’est entamé que depuis deux semaines.

Peut-être qu’il est encore tôt et que les électeurs ne le connaissent pas suffisamment, mais il doit démontrer qu’il peut être le numéro 1 dans la course à la candidature du GOP, et aux élections générales.

Quelle sera sa méthode pour remporter les générales ?

Il peut se montrer compétent et conservateur, tout comme MM. Kemp ou Youngkin, et en 2022, ces candidats s’en sont bien sortis alors que les candidats de la base et les belliqueux ont eu plus de mal.

Mais devinez ce qui a gagné en 2016 et qui a été à moins de 50.000 voix dans trois États de gagner à nouveau en 2020 ?

M. DeSantis peut-il générer des rassemblements géants, dans la mesure où ils comptent ? C’est un bon orateur qui s’est nettement amélioré au cours des plusieurs années et de la demi-douzaine de discours que j’ai vus en personne. Mais il n’est pas Donald Trump.

Bien sûr, personne n’est Donald Trump. En fait, à en juger par son discours d’annonce paisible du 15 novembre, il n’est même plus certain que Donald Trump soit encore lui-même.

M. DeSantis devra montrer un peu d’énergie et chevaucher à la fois la voie des électeurs de la base du GOP et celle des plus belliqueux.

Quand il se bat, il gagne.

De plus, son combat est discipliné et ciblé.

Donald Trump s’est attaqué aux médias – ouais ! Mais il s’est aussi attaqué à Rosie O’Donnell !

Ron DeSantis ne se lance pas dans des querelles personnelles.

Ses tweets ne sont pas méchants, et si beaucoup d’entre nous aiment les tweets méchants, beaucoup d’électeurs en ont assez vus.

Et rappelez-vous, l’objectif est de venir à bout des gauchistes en gagnant le pouvoir, pas seulement en se moquant de leurs culs roses sur la machine à tweeter (le fait que Trump soit autorisé à revenir sur Twitter pourrait être une bénédiction ou une malédiction).

Mais est-ce que le puissant Donald peut gagner les gens qui votaient républicain et qui ont arrêté parce qu’ils étaient trop peureux pour supporter l’ambiance qu’il créait ?

Écoutez, ce genre de personnes douces, principalement des banlieusards modérés, est fatigant, et les hommes sont impuissants au sens figuré et probablement au sens propre tandis que leurs femmes sont inondées de Chardonnay et d’antidépresseurs, mais nous avons besoin de leurs votes.

Ron DeSantis peut-il les amener à voter pour lui, ou sa dureté fera-t-elle couiner les femmes avinées et fera honte aux hommes ?

En Floride, ils se sont ralliés, mais c’est un seul État. Comment cela va-t-il se jouer ailleurs au pays ?

Voici la question à laquelle il doit répondre : « Comment gagner en Pennsylvanie, au Michigan, au New Hampshire, en Géorgie, en Caroline du Nord et au Wisconsin ? »

Ce sont les véritables États-charnières, et s’il veut être dans le jeu, nous devons savoir quel est son plan pour prendre ces votes électoraux aux Démocrates.

Comment va-t-il se comporter en dehors de l’État des marécages et des chutes d’iguanes gelés ?

Nous n’en avons aucune idée. Peut-il gagner les banlieusards ? La classe ouvrière blanche ? Peut-il convaincre les pro-Trump ?

Ce dernier point est essentiel.

Vous ne pouvez pas gagner la présidence en tant que Républicain avec seulement des Trumponautes, mais vous ne pouvez pas non plus la gagner sans eux.

Il a osé défier le Grand Homme Orange en ne se retirant pas de la course. Certains partisans de Trump sont mécontents, bien que sur les médias sociaux, il soit difficile de distinguer les comptes de ceux qui aiment le Donald de ceux qui sont des robots démocrates reconvertis qui, la semaine dernière encore, nous traitaient d’insurgés.

Il y a aussi l’argument selon lequel il vient de gagner en Floride et, bon sang, il doit gouverner la Floride et ne pas abandonner l’État pour… sauver le pays.

Je ne pense pas que cet argument ait jamais prévalu pour un gagnant potentiel, et je doute qu’il le fasse maintenant.

Ce n’est pas comme s’il allait jeter les clés à Charlie Crist.

Il y a aussi l’idée que ce n’est pas son tour, qu’il doit s’en remettre à Donald Trump parce que ce dernier s’est fait rouler en 2020.

Cette idée est souvent combinée avec sa candidature en tant que VP de M. Trump, puis sa prise de pouvoir en 2028.

Ce fantasme politico-érotique est aussi illusoire que la lettre à Penthouse concernant deux hôtesses de l’air suédoises échangistes qui viennent d’emménager à côté et qui sont venues emprunter du sucre en portant des tenues de pom-pom girls.

Disons simplement que le bilan de Donald Trump concernant les personnes proches de lui est mitigé, allant de terrible à Pence.

Un argument important pour Ron DeSantis est que Donald Trump est … difficile, et donc pourquoi choisirait-il de faire sien ce problème?

Une autre critique à l’encontre de Ron DeSantis concerne certaines des personnes qui le soutiendraient – une longue liste de RINO, de faiblards et de perdants de l’équipage de croisière comme Paul Ryan et d’autres pourritures de l’Establishment. Bien sûr, il n’est pas certain que ces amphibiens non accomplis l’appuient réellement parce qu’ils détestent Donald Trump.

Les bizarreries du Lincoln Project ont déjà montré à quel point ils méprisent M. DeSantis précisément parce qu’ils craignent qu’il tourmente leurs maîtres payeurs sans avoir le bagage qui a rendu Donald Trump vulnérable.

Certaines personnes – à la fois pro-Trump et anti-Trump, puisqu’elles partagent l’objectif de nommer Donald Trump – disent avec cynisme « Regardez qui aime DeSantis ! ».

Il n’est pas certain que la base se laisse berner par ce stratagème maladroit.

Un autre point négatif pour Ron DeSantis est qu’il ne peut pas unifier le GOP. Il y a des gens qui ne voteront jamais pour un autre que Donald Trump et c’est tout.

Beaucoup de gens disent cela aujourd’hui mais, le moment venu, ils voteront pour lui plutôt que pour n’importe quel communiste que les Démocrates désigneront. D’autres ne le feront pas. Certains n’ont pas voté avant Donald Trump et ont été amenés en politique par Donald Trump et quitteront la politique avec Donald Trump.

D’autres pensent que l’investiture de 2024 est due à Donald Trump et que si quelqu’un d’autre l’obtient, ce n’est qu’une preuve supplémentaire de la perfidie du système. (…)

On pourrait faire remarquer que l’on peut compter sur Ron DeSantis pour ne jamais embaucher des gens comme le Doc Fauci, MM. Bolton et Wray, mais faire cette observation suppose que les personnes à qui il faudrait la faire croire puissent être convaincues.

Beaucoup ne le seront pas, et c’est un problème. Peut-il montrer que les personnes qu’il perdra seront moins nombreuses que celles qu’il gagnera en n’étant pas Donald Trump ? Un autre point contre M. DeSantis est : « Bien sûr, c’est un bon gouverneur, mais il n’a pas fait ses preuves au niveau national et Trump l’a fait. »

C’est vrai, mais avec seulement deux postes élus au niveau national en Amérique, il n’y a pas beaucoup de gens qui ont fait leurs preuves au niveau national.

Presque tous les candidats essaient pour la première fois de se lancer sur le plan national ou l’ont déjà fait et ont perdu.

Ron DeSantis doit montrer comment il prévoit ajouter les États-charnières dans sa colonne. Est-ce qu’un gars de Yale avec un passé militaire sera capable de gagner les conservateurs et les agriculteurs ? Eh bien, deux des trois Bush l’ont fait et ils avaient le désavantage d’être des Bush, mais c’était il y a longtemps.

Aura-t-il l’argent pour se battre ?

Bien sûr, les gros donateurs seront heureux de l’aider, mais qu’en est-il des petits donateurs ? Vont-ils payer ? Vont-ils travailler au téléphone et frapper aux portes ? Vont-ils se montrer ?

C’est ça le problème – Ron DeSantis est une quantité inconnue au niveau national.

Mais la plupart des candidats en sont à leur première expérience, et beaucoup d’entre eux gagnent. La façon pour Ron DeSantis de réfuter les arguments contre lui est de montrer exactement comment il a l’intention de gagner en 2024.

Donald Trump ne se laissera pas faire.

Si Ron DeSantis veut la nomination, il devra se battre.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Townhall

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