Publié par Magali Marc le 17 novembre 2022
Les Américains n’ont pas encore vraiment senti les effets de l’inflation

Nombreux sont les analystes qui tentent de comprendre pourquoi autant d’Américains ont voté pour le Parti Démocrate au pouvoir, tandis qu’ils ressentent les effets de l’inflation quand ils achètent de l’essence, ou quand ils vont à l’épicerie. On pouvait croire que ce début d’inflation allait porter les Américains, qui se disaient mécontents dans une forte majorité, d’après les sondages, à voter sinon pour les Républicains, au moins contre les Démocrates. Blaine L. Pardoe explique pourquoi ce revirement ne s’est pas produit.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Blaine L. Pardoe, paru sur le site d’American Thinker, le 16 novembre.

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Les Américains n’ont pas encore souffert de l’inflation

Dans cette brume post-électorale, de nombreux conservateurs sont naturellement confus.

Si l’économie était un sujet si prioritaire et que les Démocrates étaient en grande partie responsables de l’inflation galopante, pourquoi les Républicains n’ont-ils pas gagné plus de sièges ?

Les efforts visant à faire porter le chapeau à Donald Trump ne servent à rien. Prétendre que l’avortement était une question clé détourne du véritable problème.

La cause de cette défaite électorale est relativement simple : les Américains n’ont pas encore assez souffert de cette économie.

L’inflation frappe tout le monde – c’est un irritant aveugle qui touche les gens sans distinction de classe, de race ou de toute autre division sociale.

C’est mauvais, tout le monde sait que le taux d’inflation réel est plus élevé que ce que le gouvernement a déclaré.

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L’inflation est ressentie tous les jours, chaque fois que l’on fait ses courses. Plus d’un tiers du pays a vu ses fonds de retraite subir des pertes dont il faudra des années pour se remettre, car le marché boursier a tenté de réagir aux dépenses inflationnistes de Washington.

Le problème est que, bien que l’inflation soit frustrante, les Américains n’ont pas ressenti les vraies douleurs d’une économie en baisse. L’inflation est quelque chose que les gens gèrent.

Ils achètent moins, ou changent ce à quoi ils consacrent leur argent.

Au lieu d’acheter un pack de six bières artisanales coûteuses, les gens achètent une bière moins chère. Plutôt que d’acheter un steak, ils achèteront une coupe moins chère pour atténuer la douleur. Le nombre de soirées au restaurant est réduit ou les restaurants choisis sont moins chers.

En fin de compte, personne ne meurt de faim à cause de l’inflation actuelle. L’inflation est une force qui peut être atténuée – on peut y faire face.

Les gens ont encore des emplois. Il y a encore de l’embauche. L’inflation, à elle seule, ne dévaste pas le marché du travail.

Cela est réservé à la récession qui accompagne généralement une période d’inflation.

Si les gens se plaignent que leurs revenus ne sont pas aussi élevés qu’il y a un an, ils travaillent toujours, paient leurs factures et survivent.

D’un point de vue électoral, cela signifie qu’ils pouvaient encore voter pour les Démocrates, malgré leur responsabilité dans la cause de cette récession économique.

L’électorat pouvait voter en espérant que l’économie se redresserait d’elle-même.

Ils pouvaient se laisser aller à l’illusion que leurs prêts étudiants seraient remboursés, que l’Amérique deviendrait verte et que tout pourrait s’arranger. Pour beaucoup, l’économie n’était tout simplement pas assez mauvaise pour qu’ils changent leurs habitudes de vote.

Les Américains n’ont pas vraiment souffert de l’économie depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Cela signifie que de nombreux jeunes n’ont aucun souvenir de leurs parents perdant leur emploi ou leur maison comme pendant une véritable crise économique. Ils n’ont pas connu de gel des embauches ou de parents contraints d’accepter des emplois qu’ils détestaient, simplement pour payer leurs factures.

Les jeunes peuvent se permettre d’être idéalistes parce qu’ils n’ont pas les souvenirs de la souffrance et de l’angoisse qu’une économie paralysée peut causer.

Ceux qui ont enduré les ralentissements économiques du passé ont tendance à croire que cela ne peut pas se reproduire, que des garde-fous sont en place pour protéger leurs emplois. Beaucoup entretiennent la pensée irrationnelle que le gouvernement fédéral sera là pour s’occuper d’eux. Cette croyance erronée est encore renforcée par les chèques de relance reçus pendant la pandémie.

Cette illusion commence déjà à s’effondrer.

Twitter, Ford et Meta ont licencié des milliers de personnes et Amazon en a annoncé encore plus. La restriction des flux de trésorerie pour lutter contre l’inflation s’accompagne de la réalité que beaucoup de grandes entreprises technologiques doivent se concentrer sur la réalisation de bénéfices. Cela signifie davantage de licenciements dans ce secteur.

La menace d’une grève des chemins de fer se profile également dans un avenir proche, ce qui pourrait paralyser notre chaîne d’approvisionnement déjà fragile.

Le choc de la crise énergétique potentielle en Europe cet hiver sera un autre facteur de déstabilisation avec des effets d’entraînement que peu de gens comprennent.

Lorsque les entreprises seront plus nombreuses à geler les embauches et à procéder à des mises à pied et que l’économie se contractera, la réalité du marché de l’emploi deviendra évidente.

Oui, il y a beaucoup d’emplois, mais ce ne sont pas les emplois bien rémunérés que beaucoup recherchent.

Les gens seront contraints d’accepter des emplois moins bien payés, avec un argent qui ne va pas aussi loin qu’avant la crise.

En réalité, 2022 n’a pas été l’année où la véritable douleur économique a existé.

Malheureusement, cette souffrance et cette douleur sont imminentes pour de nombreux Américains.

Lorsque cela arrivera, les électeurs répondront par leurs votes proportionnellement aux pertes dans leurs portefeuilles.

Si 2022 a été le début du changement, les véritables impacts apparaîtront lors du cycle électoral de 2024.

* Blaine Pardoe est un auteur, lauréat de plusieurs prix et best-seller du New York Times. Il contribue régulièrement à American Thinker et à d’autres sites conservateurs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : American Thinker

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