Publié par Magali Marc le 23 novembre 2022
L’ex-Procureur général Bill Barr s’attaque à Donald Trump et montre son incompétence

L’ex-Procureur général du Président Trump, Bill Barr s’en est pris à son ancien patron, le qualifiant d’homme « le moins capable d’unir » le GOP et « le plus susceptible de perdre l’élection générale » en 2024 après que Donald Trump ait annoncé une troisième candidature. « Donald Trump n’est ni capable de forger cette coalition gagnante ni d’offrir la victoire décisive et durable requise », a écrit Bill Barr dans un texte d’opinion publié par le magazine Common Sense. L’ex-Procureur général fait partie d’une coalition croissante de Républicains qui s’opposent publiquement à la candidature de M. Trump pour 2024. L’ex- président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, l’ex-vice président, Mike Pence, la Représentante Liz Cheney, Jeb Bush et bien d’autres se sont aussi prononcés contre sa candidature.

(Références: Daily Mail et The Gateway Pundit, 21 novembre)

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrea Widburg, paru sur le site d’American Thinker, le 20 novembre.

Devenez « lecteur premium », pour avoir accès à une navigation sans publicité, et nous soutenir financièrement pour continuer de défendre vos idées !

En tant que lecteur premium, vous pouvez également participer à la discussion et publier des commentaires.

Montant libre







*************************

La dernière diatribe anti-Trump de Bill Barr fait exploser le mythe selon lequel il est un homme avisé

Dans la Bible il est écrit que « même un fou qui se tait est considéré comme sage…» (Proverbes 17:28).

Dans l’ère moderne, attribuée à Mark Twain, Abraham Lincoln ou d’autres, cette phrase a été reformulée en « Mieux vaut se taire et passer pour un imbécile que de parler et lever tous les doutes ».

Les dernières déclarations aigres de l’ex-Procureur général Bill Barr concernant les documents que le FBI a volés à Mar-a-Lago le placent carrément dans cette situation.

Dans le gouvernement, où il est presque impossible d’être licencié, ceux qui restent en place assez longtemps deviennent respectés, voire vénérés. C’est particulièrement vrai pour les avocats qui travaillent au Ministère de la Justice. Le fait de bénéficier de tout le poids et des ressources du gouvernement tend à leur donner un palmarès qu’ils ne pourraient pas obtenir dans le marché libre.

Les déclarations de M. Barr sur la responsabilité pénale potentielle de M. Trump dans le cadre de la descente du FBI à Mar-a-Lago m’incitent à penser qu’il a acquis cette auguste réputation, non pas parce qu’il est compétent ou brillant, mais simplement parce qu’il est resté dans les parages.

Bill Barr est apparu lors d’une émission sur le réseau PBS pour s’exprimer à propos de la décision politisée et despotique de Merrick Garland d’enquêter sur Donald Trump au moment où celui-ci a annoncé qu’il se représentait à la présidence.

M. Barr a déclaré qu’à son avis, le DOJ avait de quoi mettre l’ex-président en accusation :

En ce qui concerne la descente du FBI à Mar-a-Lago au début de l’année dans le cadre de leur enquête criminelle sur la gestion par M. Trump des documents du gouvernement américain, Bill Barr a déclaré : « Si le ministère de la Justice peut montrer qu’il s’agissait effectivement de documents très sensibles, ce qui était probablement le cas, et montrer également que le Président a consciemment été impliqué dans la tromperie du ministère, la tromperie du gouvernement et son jeu après avoir reçu la citation à comparaître pour les documents, ce sont des accusations sérieuses. » Lorsqu’on lui a demandé si les actions de Donald Trump constituaient un acte illégal « suffisamment grave » pour que des poursuites soient engagées, M. Barr a répondu : « C’est grave ».(…) J’ai dit que je pense personnellement qu’ils ont probablement une base pour inculper légitimement le président. Je ne sais pas, je ne fais que spéculer », a-t-il dit. « Mais étant donné ce qui s’est passé, je pense qu’ils ont probablement les preuves qui cocheraient la case. Ils ont le dossier. »

M. Barr a totalement et complètement tort parce que sa prémisse est fausse. Il a dit : « Si le ministère peut montrer qu’il s’agissait effectivement de documents très sensibles, ce qui, je pense, est probablement le cas…»

Non, ce n’est pas comme ça que ça marche.

Que Bill Barr ou Merrick Garland ou le chef du service d’entretien de la Maison Blanche pense que les documents sont « sensibles » n’a absolument aucune importance.

Les valets de la politique croient que, parce que les bureaucrates tamponnent les mots « sensible », « confidentiel » ou « top secret » sur des morceaux de papier, ils ont parlé aussi sûrement que Dieu l’a fait lorsqu’il a délivré la Loi à Moïse au sommet du mont Sinaï.

C’est une erreur.

Lorsque les employés du gouvernement « classent » des documents, ils le font uniquement parce que leur autorité vient du président. Ils ne peuvent ni contester ni outrepasser l’autorité du président.

Le Congrès non plus, d’ailleurs.

Ce n’est pas moi qui le dit. C’est la Cour suprême des États-Unis qui, dans une décision incontestée, s’appuie sur une attribution de pouvoir de longue date (depuis 1788) à l’Exécutif.

Les présidents peuvent volontairement respecter une loi de sécurité nationale, mais ils ne sont pas obligés de s’y conformer.

En effet, le président – et lui seul – dispose d’un pouvoir plénier en matière de sécurité nationale. Par pouvoir plénier, on entend « un pouvoir qui a été accordé à un organe ou à une personne en termes absolus, sans contrôle ni limitation de l’exercice de ce pouvoir ».

L’affaire de référence en la matière est le cas Navy vs Egan, 484 U.S. 518 (1988), qui a examiné si un conseil de la fonction publique pouvait revoir le refus d’une habilitation de sécurité nationale à un « ouvrier ».

Dans ce contexte, la Cour suprême a été claire quant au pouvoir plénier du président :

Le Président, après tout, est le « Commandant en chef de l’armée et de la marine des États-Unis ». (U.S.Const., Art. II, § 2.) Son pouvoir de classifier et de contrôler l’accès aux informations relatives à la sécurité nationale et de déterminer si une personne est suffisamment digne de confiance pour occuper un poste au sein de l’Exécutif qui lui donnera accès à ces informations découle principalement de cet investissement constitutionnel de pouvoir dans le Président, et existe indépendamment de toute subvention explicite du Congrès. (Ref: Cafeteria Workers v. McElroy, 367 U. S. 886, 367 U. S. 890 (1961).

Notez qu’il n’y a pas de règles de procédure que le président doit suivre pour exercer son autorité.

Encore une fois, c’est parce que ni le Congrès ni la bureaucratie (qui rend compte au président) n’ont le pouvoir de lui imposer des règles.

Parce que Donald Trump était toujours le Président des États-Unis, au moment même où il a transféré ces documents de la Maison Blanche à sa résidence privée, ils ont été automatiquement et instantanément déclassifiés.

Après cela, rien de ce qui était en sa possession n’était ni « sensible » ni « classifié », et ni l’actuel ni l’ex-Procureur général ne peuvent changer ce fait.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : American Thinker

Abonnez-vous sans tarder à notre chaîne Telegram, pour le cas où Dreuz soit censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous