Publié par Gilles William Goldnadel le 22 novembre 2022
L’hypocrisie de la politisation du sport

Le président de la République vient de déclarer qu’il était opposé au boycott de la Coupe du Monde au Qatar, car il ne fallait pas «politiser le sport».

On aimerait pouvoir, dans l’esprit de Pierre de Coubertin, souscrire à cette noble sentence, sauf qu’elle est hélas aujourd’hui vide de sens. Car, jamais le sport n’a, dans les faits, été aussi politisé. Pire encore: idéologisé selon la mode du moment. Ce n’est pas par hasard, par exemple, que ce sont les droits des personnes LGBT qui ont été mis en avant pour boycotter le Qatar, alors que l’ensemble de la violation des droits humains pourrait être critiqué dans l’émirat.

Avant cela, le sport, sans que le président français ne s’en plaigne, a été littéralement colonisé par l’idéologie racialiste. C’est ainsi que de nombreux sportifs de par le monde, et en suite de la mort de George Floyd, ont mis un genou à terre sur l’herbe de leur stade. Non seulement, nul n’a entendu le président s’en plaindre, mais son ministre de l’Intérieur de l’époque Christophe Castaner, en avait même approuvé ce geste idéologique qui n’avait rien d’apolitique. Pire encore, son ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, l’ineffable Roxana Maracineanu, aura été loin dans la politisation de la matière dont elle avait la charge, sans que je n’aie ouï son président s’en plaindre.

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On se souvient en effet que le rappeur Youssoupha avait, un temps, été pressenti pour voir l’une de ses œuvres devenir « l’hymne des bleus » de l’équipe de France de football. Mais le président Le Graët fit machine arrière en suite d’une polémique comme, précisément, le sport n’est pas avare. Car le rappeur précité n’est pas très francophile. C’est ainsi qu’il chantait à propos de son pays d’accueil: « Je fais plus confiance à la France et je m’en tape de tous ses rappels à l’ordre. Bientôt je me taille dépenser l’argent de ses allocs ». Monsieur Youssoupha fredonna également: « J’en veux au blanc, cynique et condescendant… ».

Une ministre des Sports de la République une et indivisible se fit le chantre exalté de l’idéologie diversitaire alors même que nul n’avait remarqué que le football français avait particulièrement attenté à l’altérité.

Enfin le rappeur célébra en chanson le viol politico-zoophile : « Comme dans ce rêve où ma semence fout en cloque cette chienne de Marine Le Pen ». Et voici, à présent, la réaction de la ministre de tutelle d’un domaine qui ne devrait pas être politisé selon celui qui l’a nommée : « Youssoupha c’est un rappeur qui est populaire, qui est engagé contre le racisme (sic…), qui a des convictions… et qui parle aux jeunes»«il promeut la diversité dans cette chanson. La diversité de cette équipe de football qui se réunit autour d’un même maillot, d’un drapeau français, c’est quelque chose de magnifique, cela correspond aux valeurs du football ».

Ainsi, une ministre des Sports de la République une et indivisible se fit le chantre exalté de l’idéologie diversitaire alors même que nul n’avait remarqué que le football français avait particulièrement attenté à l’altérité. Mais il y eut pire encore. Lorsque sur France Info, on interrogea la ministre sur l’appel au viol en chanson de la présidente du RN, après cette litote syndicalement minimale, « Bien sûr quand on parle d’une femme de cette manière-là, je ne peux que ne pas être d’accord », arriva l’invraisemblable justification de l’injustifiable : « C’est aussi pour dénoncer les propos de Marine Le Pen en termes de racisme, de haine, qu’elle répand dans la société »

Enfin, pour ne rien arranger à la politisation outrancière du sport, toujours dans la même direction idéologique, par la ministre alors en charge de celui-ci, on n’oubliera pas l’épisode de l’arbitre roumain qui fit mettre de nombreux footballeurs le genou à terre : Roxana Maracineanu avait en effet taxé de raciste anti-noir ce malheureux finalement blanchi, alors qu’elle n’était pas la plus mal placée pour savoir qu’en roumain « negru » ne signifie pas « nègre » mais « noir ». Je ne sache pas que la ministre ait été blâmée d’avoir pollué inutilement l’idéal du sport et la neutralité rêvée de l’esprit sportif.

Le sport fait l’objet d’une politisation permanente, obsessionnelle et exclusive de toute critique. À la seule mais impérative condition de s’en prendre à l’Occident blanc.

À ce stade, et pour se persuader, s’il en était encore besoin, de la racialisation idéologique désormais obsessionnelle du sport, il suffit précisément de se reporter à la précédente Coupe du Monde. C’est ainsi qu’au lendemain de ce Mondial, l’humoriste Yassine Bellatar, autrefois proche de la présidence, se lança dans des calculs d’apothicaire pour connaître et faire savoir les origines des champions. Son ami Marouane Mohammad, ancien responsable du CCIF dissout, écrivit aux Français sans ambages : « Félicitations pour avoir gagné la Coupe du Monde. 80 % de votre équipe est africaine… 50 % de votre équipe est musulmane… Africains et musulmans vous ont obtenu la Coupe du Monde, maintenant rendez leur justice . »

D’autres aussi se laissèrent glisser sur la pente dangereuse de la dilection systématique de l’altérité. C’est ainsi que Le Monde, tout en se fondant manifestement sur la composition chromatique et patronymique de l’équipe nationale écrivit de manière surréaliste : « Ce moment de bonheur collectif apporte aussi un cinglant démenti aux théories rances d’une obsession nationale fondée sur le nom de famille ou la couleur de peau. » Ou comment ressembler très exactement en négatif à la photographie de ceux que l’on déteste absolument.

Autre exemple, plus cru, un ancien journaliste aux Inrocks et chroniqueur sur France Culture ajouta délicatement: « Alors Renaud Camus , pas trop mal au cul ? » Mais la palme du racialisme fut remportée par la Licra de Paris. Dans un message sur Facebook, la section « antiraciste » moqua la perdante équipe croate « dramatiquement uniforme ». Mon imagination est impuissante à décrire le sort social d’un commentateur qui expliquerait la défaite d’une équipe parce que « dramatiquement trop bigarrée ».

On aura compris que le sport fait l’objet d’une politisation permanente, obsessionnelle et exclusive de toute critique. À la seule mais impérative condition de s’en prendre à l’Occident blanc. La preuve la plus baroque vient de nous être impunément apportée sur un plateau d’argent par le président de la FIFA Gianni Infantino en personne. Pour justifier l’octroi de la compétition au Qatar et faire litière du boycott de celle-ci, celui qui vit dans l’émirat depuis un an, n’a pas hésité à déclarer après avoir diligenté un procès en règle contre la politique migratoire occidentale prétendument inhumaine : « Avec ce que l’Europe a fait au monde ces 3.000 dernières années, elle devrait commencer par s’excuser pendant 3.000 ans avant de donner des leçons à qui que ce soit. » Un leader des Black Lives Matter ou un étudiant woke, qui n’aurait jamais entendu parler, par exemple, de la traite esclavagiste arabique aurait proféré la même chose plus modérément. Je ne sache pas que le président de la République ou les instances européennes aient protesté contre cette politisation du sport sur fond d’insultes contre l’Occident blanc.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié dans Figaro Vox.

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