Publié par Magali Marc le 8 décembre 2022
La victoire de justesse de Raphael Warnock contre Herschel Walker en Géorgie montre que le leadership du GOP doit changer

Même si les sondages montrent que chez les Américains il y a un consensus à l’effet que le programme des Démocrates est nul, ils continuent de remporter des victoires électorales. Le GOP a besoin de quelqu’un de fûté et de perspicace afin de jouer le jeu de la collecte des bulletins de vote et toutes les astuces que les Démocrates utilisent pour assurer leur pouvoir permanent. Le fait qu’aucun Républicain n’ait été assez malin pour détecter ces méthodes et les contrer montre que l’Establishment du parti n’est pas conscient que sa propre survie est en jeu.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’artice de Monica Showalter, paru sur le site d’American Thinker, le 7 décembre.

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La victoire du Démocrate Warnock sur le Républicain Walker plaide en faveur d’une nouvelle direction du GOP

Les Démocrates ont renforcé leur mainmise sur le Sénat et rendu inutile la dissidence potentielle de Joe Manchin avec la victoire hier soir de Raphael Warnock sur le challenger républicain, Herschel Walker, pour le siège du Sénat de Géorgie. Selon NBC News :

Le sénateur démocrate Raphael Warnock a battu la star du football républicain Herschel Walker mardi dans le second tour de l’élection sénatoriale de Géorgie, offrant au président Joe Biden et à son parti une victoire clé. La victoire de M. Warnock donnera aux Démocrates une majorité absolue au Sénat après deux ans de partage 50-50, avec la vice-présidente Kamala Harris pour les votes décisifs. Cette victoire cimente le succès inattendu du président Joe Biden aux élections de mi-mandat, permettant à son parti d’accroître sa majorité au Sénat.

La situation est d’autant plus désolante, car on avait l’impression que l’élection pouvait être remportée par M. Walker.

Quel rôle joue le Sénat ? Selon The Policy Circle (une plate forme indépendante sur Internet) :

Le Sénat a deux fonctions importantes et spécifiques. Les sénateurs sont habilités à mener des procédures de mise en accusation des hauts fonctionnaires fédéraux, sont chargés d’exercer le pouvoir d’avis et de consentement sur les traités et jouent un rôle important dans la confirmation (ou le refus) de certaines nominations, notamment celles d’ambassadeurs et de juges de tribunaux judiciaires.

Désormais, Joe Biden aura le champ libre pour nommer les juges les plus cinglés de la gauche à la Cour suprême, sera en mesure d’étouffer une législation potentiellement bipartisane, de mettre fin au filibuster, de donner son avis et son consentement sur les traités américains (Bonjour le règne des Nations unies !) et de servir de jury pour les votes de destitution.

Ce Sénat, avec sa majorité de 51 sièges, sera en mesure de réaliser des méfaits considérables, sans avoir à s’inquiéter de l’absence de John Fetterman pour des raisons de santé ou la peur que Joe Manchin éprouve envers ses électeurs.

Kamala Harris n’aura plus besoin de rompre l’égalité des voix, ce qui va la libérer pour faire plus de selfies, de séances de photos pour Vogue et de campagne pour la présidence à la place de Joe, en particulier si ce dernier connaît une extinction totale des feux.

Enfin, les Républicains n’auront plus droit à la moitié des sièges des commissions, qui servent à déterminer si une législation doit être adoptée, c’est « winner take all » (le gagnant prend tout) avec cette majorité de sièges grâce à M.Warnock.

Il n’est donc pas étonnant que les plus gauchistes (et certains à droite) saluent ou aient salué M. Warnock, un personnage marginal avec un dossier personnel douteux datant de quelques années, et un dossier complètement gauchiste en tant que sénateur, qui devient ainsi un candidat démocrate potentiel à la présidence.

Les Démocrates ne pourraient pas être plus heureux.

« La victoire de M. Warnock trace le chemin des Démocrates à travers les nouveaux champs de bataille », note le New York Times.

De toute évidence, quelque chose ne va pas.

La Géorgie est un État historiquement rouge (républicain) entouré d’autres États rouges, mais elle est devenue un îlot « bleu » (démocrate) dans une région qui n’apprécie guère un gouvernement fédéral autoritaire, des impôts élevés, une criminalité élevée, la flambée des prix de l’essence, une inflation record, la théorie de la race critique, l’agenda transgenre dans les écoles et tous les autres « cadeaux » faits à l’électorat par les Démocrates.

Il aurait été logique que le candidat républicain de Géorgie remporte cette élection, mais cela ne s’est pas produit.

Et cela justifie le choix d’un nouveau leadership au GOP.

La leader du GOP, Ronna Romney McDaniel, est une personne bien, une conservatrice fiable, une personne qui peut s’entendre avec n’importe quelle branche des Républicains, qui n’a jamais insulté les électeurs conservateurs, mais elle a maintenant présidé à la perte des trois derniers cycles électoraux, plus ce dernier fiasco en Géorgie.

Si elle était manager d’une équipe de baseball ou PDG, il serait temps de la remplacer.

Plusieurs candidats viables souhaitent prendre sa place, et il est temps de choisir l’un d’entre eux, ne serait-ce que pour essayer autre chose.

NBC donne une liste assez précise, bien qu’incomplète, des raisons pour lesquelles la victoire attendue du GOP en Géorgie n’a pas eu lieu :

Les sénateurs républicains espéraient prendre une longueur d’avance sur les élections de 2024, lorsque la carte électorale sera largement en faveur du GOP. Mais M. Walker a dû faire face à des scandales, un désavantage de dépenses de plus de 2 contre 1 et un manque de confiance dans le candidat et sa campagne de la part de certains responsables du GOP.

Les scandales dans la vie de M. Walker n’ont pas aidé, mais ils ont été contrebalancés par les scandales de M. Warnock, comme l’implication de son église dans une opération d’expulsion de vétérans sans-abri.

Donc les scandales étaient des deux côtés.

Mais le désavantage de 2-1 en matière de dépenses et les déclarations désagréables de Mitch McConnell et d’autres sur la « qualité du candidat » étaient très mauvais et auraient dû être étouffés par la personne qui dirigeait le GOP.

Apparemment, Mme McDaniel n’a pu arrêter M. McConnell, ni assurer un équilibre financier face au poids lourd Warnock pour permettre à M. Walker de franchir la ligne d’arrivée.

Le fait que M. Walker soit quand même passé à un cheveu de la victoire nous indique combien de « victoire » potentielle il y aurait eu dans cette élection si la compétition avait été équilibrée et si M. McConnell avait gardé sa gueule de tortue fermée.

NBC a également affirmé que la victoire de M. Warnock est un signe de l’influence déclinante de Donald Trump, mais c’est loin d’être sûr.

Après tout, M. Trump a gagné en 2016, à la grande surprise des Démocrates, et il pourrait bien avoir gagné en 2020 aussi, malgré le silence des médias à ce sujet – et les manigances en Géorgie avec tous les bulletins de votes dans les valises, les fausses ruptures de conduites d’eau et les observateurs renvoyés chez eux pendant le dépouillement.

Tout cela a été rejeté comme une absurdité par l’Establishment du GOP ainsi que par la gauche, tandis que pour les électeurs, cela reste une question d’actualité, le « fermez-la » n’étant pas une explication crédible.

On a beaucoup parlé d’un phénomène qui semble avantager les Démocrates : l’accumulation de bulletins de vote anticipés avant l’élection elle-même, qui donnent apparemment aux agents démocrates plus de temps et de ressources pour récolter des bulletins, « faire sortir le vote » ou s’appuyer sur les indépendants pour le reste de leur électorat inscrit.

C’est une chose pour laquelle les Républicains n’étaient apparemment pas prêts dans le cas de la Géorgie.

La Géorgie n’enregistre pas les électeurs par parti, mais il existe probablement d’autres indicateurs permettant de savoir qui vote républicain, qui vote démocrate et qui est indépendant, qui auraient pu faire la différence si les Républicains s’étaient efforcés de mettre la main sur leurs bulletins de vote. La collecte de « bulletins de vote, pas de voix » est le jeu qu’il faut jouer maintenant lors des élections, comme l’a noté l’important essai du blogue Conservative Treehouse.

En résumé, les Républicains ont sous-performé. Encore une fois. Même si la configuration du terrain électoral s’est étalée pour eux depuis un certain temps.

Les Démocrates récoltent de grandes victoires, même si les sondages montrent que le consensus public sur leur programme est qu’il est nul.

Des compétitions ont lieu ailleurs par le biais du vote à choix multiple, qui a vu les Démocrates remporter des victoires même quand les Républicains recueillent 60 % des voix dans des élections serrées.

Le GOP a besoin de quelqu’un de fûté et de perspicace pour ces jeux techniques.

Un candidat charismatique, ou n’importe quel candidat, sans parler d’un candidat outrageusement tourné en dérision, ne suffit plus.

Il faut jouer le jeu de la collecte des bulletins de vote, et toutes les autres astuces que les Démocrates utilisent pour assurer leur pouvoir permanent.

Le fait qu’aucun Républicain n’ait été assez malin pour détecter ces changements et les affronter montre que l’Establishment du parti n’est pas conscient que sa propre survie est en jeu et perd la tête tandis que les Démocrates ne cessent de le démolir.

N’importe lequel des candidats potentiels à la direction du GOP mériterait probablement de tenter sa chance. Lee Zeldin est certainement impressionnant.

Je soupçonne cependant qu’Harmeet Dhillon serait la meilleure candidate – c’est une avocate qui n’a cessé de dénoncer les sales coups des Démocrates dans plusieurs affaires très médiatisées et qui connaît bien ces types. Elle comprend ce qu’ils manigancent.

J’ai l’impression qu’elle peut être une avocate méchante et nous voulons quelqu’un de « méchant ».

Elle a le sens du combat et, si elle parvenait à maintenir l’unité du parti, elle serait redoutable pour sa connaissance des cadavres dans les placards, de ce que l’opposition prépare et de la manière de se battre plus fort et plus efficacement qu’eux, compte tenu de la situation actuelle et des règles en vigueur.

J’aimerais qu’on lui donne une chance, parce que, qu’on le veuille ou non, cette défaite en Géorgie montre que le GOP traverse une crise… celle des victoires manquées.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source: American Thinker

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