Publié par Dreuz Info le 5 décembre 2022
Mon message à Dupont-Aignan, resté sans réponse à ce jour…

Monsieur le Député,

Vous avez été interrogé récemment sur Sud Radio au sujet d’un projet de loi interdisant la Corrida:

Vous situez la vraie souffrance animale la plus insupportable dans LES abattages rituels « sans étourdissement ».

Vous amalgamez donc l’abattage hallal et l’abattage cacher dans le même rejet, en plaidant pour « l’étourdissement » préalable.

Certains journalistes s’empressent aussitôt de reprendre vos déclarations à leur compte.

Or, d’une part l’abattage hallal et l’abattage casher, ou Che’hita, sont très différents et ne peuvent en aucun cas être amalgamés ainsi.

(l’abattage Hallal ne cherche en rien à éviter la souffrance animale et si Caron ne veut pas remettre en question LES abattages « sans étourdissement », c’est par calcul électoral, pour ne pas déplaire à l’électorat musulman de LFI)

Ensuite, le mot « étourdissement » désigne une réalité des plus brutales, les méthodes actuellement pratiquées étant le choc électrique (pour les volailles, moutons, chèvres, lapins et une partie des cochons), la perforation de la boite cranienne (pour les bovins et les chevaux), et l’asphyxie par le gaz (pour une partie des cochons et des volailles). Aucune de ces méthodes ne permet de garantir un abattage indolore de tous les animaux. Et certaines sont même systématiquement longues et douloureuses.

Devenez « lecteur premium », pour avoir accès à une navigation sans publicité, et nous soutenir financièrement pour continuer de défendre vos idées !

En tant que lecteur premium, vous pouvez également participer à la discussion et publier des commentaires.

Montant libre







_________

Extrait de Torah Box:

La Ché’hita et la souffrance des bêtes

Le débat récent autour de la question légitime de la souffrance des bêtes lors de leur abattage a bénéficié d’une large publicité. Or justement, le Judaïsme fonde le rite ancestral de la Ché’hita sur sur une règle éthique : l’interdit de faire souffrir les animaux. 

Ce n’est pourtant pas la première fois que la Ché’hita fait l’objet d’attaques par des défenseurs des droits des animaux, plus ou moins bien intentionnés. L’argument avancé par ces derniers serait que celle-ci entraînerait une souffrance accrue de la bête. En conséquence, ils prétendent que l’animal devrait au préalable être étourdi.

Mais les méthodes d’étourdissement traditionnelles, l’étourdissement par pistolet d’abattage ou par électrochoc induisent, au contraire, comme les études menées sur le sujet l’ont prouvé, une souffrance généralement bien plus accrue. Pendant le délai entre l’étourdissement et la saignée, il arrive en effet que l’animal reprenne conscience, comme cela a été rapporté par des organisations de défense des animaux. En revanche, l’étourdissement provoqué par la Ché’hita est irréversible et il n’y a pas de délai. En provoquant efficacement une perte de conscience irréversible, elle est de ce fait une méthode d’abattage sans cruauté. La Ché’hita est donc humaine et efficace. 

Une part importante de l’opinion scientifique a conclu que la Ché’hita ne provoque pas de souffrance, de douleur ou de détresse pour l’animal.

Ainsi, le professeur Harold Burrow, qui fut professeur de médecine vétérinaire au Royal Veterinary College de Londres, a déclaré :

« Ayant assisté à la méthode juive réalisée sur plusieurs milliers d’animaux, je suis incapable de me persuader que celle-ci comporte une quelconque cruauté. En tant que personne qui aime les animaux, que propriétaire de bétail et que chirurgien vétérinaire, je ne soulèverais pas d’objection à ce qu’un animal élevé par moi ou m’appartenant soit soumis à cette méthode d’abattage. »

Le Dr Stuart Rosen, membre de l’académie royale de médecine et professeur à la faculté de médecine de l’Imperial College à Londres, discute dans un article (« Physiological Insights Into Shechita », publié dans le Veterinary Record – 12 juin 2004, vol. 154) des réponses comportementales de animaux à la Ché’hita et des études neurophysiologiques menées pour évaluer la douleur, et conclut que :

« La Ché’hita est une méthode d’abattage des animaux indolore et sans cruauté. »

_________

Votre déclaration concernant LES abattages « sans étourdissement » est donc injustifiée et temoigne d’une ignorance surprenante et pour le moins suspecte: en effet, pourquoi vouloir interdire la Che’hita avant même de savoir en quoi elle consiste exactement, sinon par une sorte de préjugé désinvolte, plus ou moins antisémite, persistant et inacceptable?

Si votre souci exprimé d’éviter la souffrance animale est sincère, la moindre des choses serait de vous renseigner sur la réalité des pratiques d’abattage, de les comparer, et même éventuellement de préconiser les règles de l’abattage rituel juif, s’il s’avère que celui ci épargne vraiment les souffrances aux animaux de boucherie!

Ne croyez vous pas?

Mais, « apprendre quoique ce soit des juifs? ». Quelle horreur! C’est hors de question dans la France de 2022! Alors les uns et les autres s’obstinent à raconter n’importe sur LES abattages « sans étourdissement », en exprimant méfiance et mépris envers le judaïsme et tout ce qui le concerne!

Votre déclaration sur LES abattages « sans étourdissement » m’a étonné car en général j’approuve vos déclarations !

Bien cordialement,

© Jean-Loup Msika

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous