Publié par Magali Marc le 19 janvier 2023
Le GOP vit un moment charnière à la Chambre des représentants

Le Comité directeur républicain de la Chambre des représentants a choisi plusieurs personnalités conservatrices pour siéger au sein de la commission de surveillance pendant le 118e Congrès, y compris plusieurs membres qui s’étaient vu retirer leur affectation à une commission par les Démocrates de la Chambre sous le règne de Nancy Pelosi. En plus d’enquêter sur le traitement des documents confidentiels par Joe Biden, la commission de surveillance dirigée par les Républicains s’est également engagée à enquêter sur son Administration à la Maison Blanche pour plusieurs raisons, notamment les crises actuelles de la frontière et du fentanyl, la crise énergétique, le retrait d’Afghanistan, les transactions commerciales de Hunter Biden et les origines du coronavirus.
( Source : Breitbart)

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de John Green, paru sur le site d’American Thinker, le 17 janvier.

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C’est un moment décisif pour les Républicains

La lutte prolongée pour le marteau du président de la Chambre des représentants a-t-elle créé des circonstances propices au changement à Washington, notamment au sein du Parti Républicain ?

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, il leur a fallu 15 tours de scrutin, des cajoleries, des compromis et presque une bagarre pour choisir un président de la Chambre.

Les médias se sont réjouis de ce qu’ils ont qualifié de « spectacle de clowns républicains », prédisant que ce conflit diviserait le parti.

Ils ont même fantasmé que cela pourrait aboutir à un président démocrate, dans une Chambre des représentants à majorité républicaine. Quelle belle victoire ç’aurait été.

Eh bien non, les Républicains ne se sont pas divisés, les Démocrates n’ont pas fait de coup d’éclat, et les médias ont raté quelque chose de bien plus significatif.

Les Démocrates se sont plantés, encore une fois.

Ils avaient l’occasion de choisir le type de président avec lequel ils aimeraient travailler, et ils ont raté le coche. S’ils avaient réfléchi, ils auraient compris qu’il était à leur avantage de voter pour Kevin McCarthy, le Républicain. Ils auraient probablement pu négocier quelques concessions avec lui en échange de leur appui, car il voulait vraiment, vraiment ce poste.

Si les Démocrates avaient agi de la sorte, ils auraient pu faire franchir la ligne d’arrivée à M. McCarthy, qui serait devenu président de la Chambre des représentants malgré la résistance de son propre parti, sans avoir à lui faire des concessions.

Les affaires auraient pu continuer comme si de rien n’était à la Chambre.

Les dirigeants républicains auraient parlé beaucoup, mais n’auraient pas fait grand-chose, exactement ce que les Démocrates apprécient.

La base républicaine aurait été désillusionnée, frustrée et aurait commencé à envisager de ne pas participer aux prochaines élections.

Il n’y aurait toujours aucun compte à rendre pour les promesses non tenues.

Le retour au contrôle des Démocrates aurait été une courte attente de deux ans. Pour eux, ç’aurait été comme de longues vacances avant de retourner au travail.

Mais au lieu de cela, les Démocrates ont voté à l’unanimité et de manière cohérente pour quelqu’un qui n’avait aucune chance d’être élu président de la Chambre, quel que soit le nombre de tours de scrutin. Leur base enragée préfère voir des gestes de défi puérils plutôt que des manœuvres tactiques astucieuses.

À présent, ils commencent à voir le prix à payer pour cette erreur tactique.

Le Republican Freedom Caucus a refusé de voter pour Kevin McCarthy jusqu’à ce qu’il obtienne des concessions – et il les a obtenues.

M. McCarthy voulait tellement le poste qu’il était prêt à renoncer à presque tout pour l’obtenir.

Le Freedom Caucus a compris cela et a joué un jeu magistral de surenchère. Ils ont obtenu beaucoup. Et ce qu’ils ont obtenu pourrait finir par changer l’état d’esprit de l’ensemble du Parti Républicain.

Le Freedom Caucus a obtenu :

  • Une promesse de faire avancer plusieurs projets de loi conservateurs ;
  • Un engagement à respecter les contraintes fiscales ;
  • Des enquêtes sur la corruption de l’État profond ;
  • Et surtout, des changements de règles.

Ces changements de règles incluent des choses comme venir au Parlement pour faire le travail pour lequel les électeurs ont élu les membres du Congrès, et lire les projets de loi avant de les voter (oui, ils ont vraiment adopté des projets de loi sans les lire pendant des années).

Le changement de règlement le plus important est peut-être celui qui permet à un seul membre de la Chambre de demander un vote pour destituer le président.

Si M. McCarthy dépasse les bornes, ils peuvent recommencer la compétition pour son poste. Ils ont la capacité de tenir le président responsable.

Quel nouveau concept – la responsabilité dans le gouvernement.

Je ne pense pas que nous ayons jamais vu ça.

Alors, que se passe-t-il lorsque le président McCarthy fait timidement quelques pas vers la droite (politiquement et moralement), et que sa popularité grandit ? Passera-t-il du statut d’otage des conservateurs à celui de partisan enthousiaste de leur programme ?

Il commence à faire ces petits pas.

Il se prépare à retirer plusieurs des Démocrates les plus répugnants de leurs commissions. La base républicaine est en extase.

Adam Schiff, Eric Swalwell et Ilhan Omar peuvent remercier San Fran Nancy d’avoir créé ce précédent – une autre erreur tactique.

Il tient sa promesse d’amener les projets de loi que la base veut au Parlement.

Les projets de loi que la Chambre a adoptés jusqu’à présent comprennent tout ce qui est nécessaire pour donner des ulcères aux Démocrates.

  • Annulation de certains soldes mis à la disposition de l’Internal Revenue Service ;
  • Loi sur la protection des survivants de l’avortement nés vivants ;
  • Loi sur la protection de la réserve stratégique de pétrole de l’Amérique contre la Chine ;
  • Création d’un comité spécial sur la concurrence stratégique entre les États-Unis et le Parti communiste chinois.

Il est vrai que ces projets de loi seront probablement rejetés par le Sénat ou que le Président y opposera son veto.

Au moins, le président de la Chambre fait ce qu’il a le pouvoir de faire : il demande à tous les Démocrates de la Chambre de se déclarer en faveur du meurtre des nouveaux-nés (c’est-à-dire des survivants de l’avortement).

Faire savoir aux électeurs de ces Démocrates où se situe la boussole morale de leurs représentants est aussi une façon de rendre des comptes, non ?

M. McCarthy parle même de rendre publiques les 14 000 heures d’enregistrement des images de sécurité de l’insurrection du 6 janvier par des fous déguisés et des photographes de selfie non armés.

La panique s’installe chez les Démocrates. Apparemment, ils ne veulent pas que le public voie ce qui s’est passé ce jour-là.

La base conservatrice commence à faire l’éloge du président de la Chambre, M. McCarthy, et il adore ça.

Est-ce que d’autres Républicains vont tirer des leçons de son expérience ?

Verront-ils qu’il est possible de cesser d’être des victimes politiques ?

Qu’ils peuvent se défendre, et gagner ? Les Républicains vont-ils enfin réaliser que lorsqu’un camp veut la liberté et l’autre la tyrannie, l’heure n’est pas à la courtoisie et au compromis ?

C’est le moment de se battre.

Réaliseront-ils que le succès de Donald Trump n’est pas une anomalie ? C’est grâce à son esprit de combat qu’il a réussi – et ils peuvent l’imiter.

À quel point Washington sera-t-il différent si les Républicains cessent de jouer les victimes, commencent à écouter les électeurs et à les représenter sans crainte ?

Je sais que c’est beaucoup demander – et cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mais nous voyons le début de ces petits pas.

Les deux prochaines années pourraient être très intéressantes, grâce à une erreur tactique colossale commise par des Démocrates trop confiants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : American Thinker

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