Publié par Dreuz Info le 4 janvier 2023
« Les musulmans s’en foutent de la République », déclare le journaliste Jean-Claude Dassier avant d’être harcelé par les islamo-gauchistes

La sortie du journaliste Jean-Claude Dassier témoigne d’une timide avancée vers le respect du réel au sein des élites sociales.

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« Les musulmans, ils s’en foutent de la République, ils ne savent même pas ce que le mot veut dire. » Les propos sont considérés comme violents par ses confrères, mais le journaliste Jean-Claude Dassier a mis les pieds dans le plat. Leur seule façon de réagir : l’insulte.

Ils parlent de « sortie nauséabonde », de « normalisation des idées xénophobes », de « violente diatribe », mais sont incapables, et ils s’en vantent, de réponse sur le fond.

Les gauchistes, c’est à ça qu’on les reconnait, insultent parce qu’ils ne peuvent pas débattre, diabolisent parce qu’ils n’ont pas d’argument. Ils accusent le journaliste « d’essentialisme et de racisme à peine voilé », et disent de lui que c’est un « triste personnage ».

« Jean-Claude Dassier n’est pas le premier républicain autoproclamé à violer la lettre et l’esprit de la République » disent-ils, comme si la lettre et l’esprit de la République consistait à obéir à l’idéologie médiatique islamo-gauchiste.

La charge rangée contre l’indépendance d’esprit

Déchaînement de haine, complotisme, rejet de la diversité, l’Obs fait très fort pour museler toute pensée dissidente. Extraits :

Jean-Claude Dassier n’est pas qu’un vulgaire chroniqueur du groupe Bolloré : sa carrière a été ponctuée par des responsabilités aussi importantes que directeur de l’information de TF1 (2008-2009).
…/…
Qu’un tel personnage puisse étaler, de manière récurrente, sa haine et sa paresse intellectuelle symbolise une tendance de fond au sein de notre « élite » sociale. 

Le Grand remplacement, complot d’extrême droite, le grand basculement, réalité d’extrême gauche

Les scores du premier tour de la présidentielle réalisés par Eric Zemmour dans les quartiers huppés de l’Ouest parisien, dans le département le plus riche de France (les Hauts-de-Seine) ou sur la Côte d’Azur constituaient déjà de signes tangibles de ce « grand basculement ».

Plus significatif encore de la normalisation des idées nauséabondes qui se sont diffusées jusqu’au cœur du « cercle de la raison » socialo-macroniste, les propos de Jean-Claude Dassier n’ont pas été contredits par les invités présents sur le plateau… Loin s’en faut.
…/…
l’historien Jean Garrigues, face aux propos indignes du chroniqueur de Cnews, il lança une réponse (« Eh ben on leur apprendra ce qu’est [la République, N.D.L.R.] !  ») digne de l’ambition civilisatrice de la République coloniale. Une manière d’assumer le postulat de départ (« les musulmans ne savent même pas ce que la République veut dire ») et de s’inscrire dans les pas d’un Jules Ferry emporté par son républicanisme lyrique : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures […] parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. » (discours du 28 juillet 1885 devant la Chambre des députés).

Refoulement du colonialisme ou interdiction du réel ?

Un tel échange public entre gens de bonne compagnie est l’expression directe d’un refoulé colonial. Malgré les bouleversements (la France n’a plus d’Empire, son corps social est de moins en moins rural et catholique) et l’accélération de l’Histoire, l’« idéal colonial » perdure dans les imaginaires et représentations. Un inconscient colonial qui continue de nourrir un regard et des préjugés sur des individus musulmans, descendants d’anciens territoires (perdus) de la République, des citoyens encore identifiés comme immigrés, condamnés à une perpétuelle assignation identitaire bien que nationaux depuis deux ou trois générations.

Dans cette bataille idéologique et culturelle, « les musulmans » sont assignés à une « communauté » d’identité ou de culture, fondus dans un bloc factice, une « masse dangereuse ». Ce bloc est considéré comme un ennemi de l’intérieur porteur de valeurs antirépublicaines. En présumant l’incompatibilité ontologique entre « les musulmans » et la République, le piège identitaire se referme sur les citoyens musulmans (ou présumés tels) qui se retrouvent prisonniers d’une chaîne de soupçons (Arabes = musulmans ; musulmans = islamistes ; islamistes = terroristes) dans laquelle les divers éléments s’amalgament insensiblement.

Circulez, moutons, il n’y a rien à voir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Dreuz.info.

Par Béligh Nabli Universitaire et cofondateur de la revue Chronik, pour l’OBS

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