Publié par Guy Millière le 30 avril 2023

La commémoration du Jour de la mémoire, (Yom HaZikaron), est passée, et hommage a été rendu à ceux qui sont tombés pour qu’Israël vive.

La commémoration du 75ème anniversaire d’Israël (Yom HaAtzma’ut) est passée aussi. Une grande manifestation de soutien au gouvernement Netanyahou a été organisée jeudi 27 avril et a rassemblé 600.000 personnes (un chiffre considérable pour Israël), mais les manifestations haineuses contre le gouvernement Netanyahou ont repris deux jours plus tard. Et il importe de souligner que ce qui se dit en France, dans d’autres pays européens, et dans les grands médias de gauche américains sur ce qui se passe en Israël depuis plus de trois mois est profondément inexact.

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Il est dit que le gouvernement formé par Binyamin Netanyahou menace la démocratie. Le gouvernement Netanyahou est issu d’élections pleinement démocratiques et aucune décision du gouvernement Netanyahou n’a violé et ne viole les règles de la démocratie et les institutions israéliennes.

Il est dit que ce gouvernement comprend des gens d’« extrême droite ». L’expression « extrême droite » est utilisée par la gauche, depuis des décennies maintenant, pour jeter l’opprobre et le discrédit sur tout politicien qui n’est pas de gauche. Le Likoud, principal parti de la coalition gouvernementale en Israël est un parti de centre droit, qui pourrait être comparé au Parti Conservateur britannique ou au Parti Républicain aux Etats-Unis. Ses alliés font partie de la droite religieuse. Leurs valeurs et leurs principes sont ceux du judaïsme et le judaïsme est le fondement des valeurs éthiques de la civilisation occidentale elle-même. Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, les deux principaux représentants de la droite religieuse au sein du gouvernement Netanyahou, sont résolument hostiles au terrorisme, à la haine antisémite et au fanatisme islamique. Être hostile au terrorisme, à la haine antisémite et au fanatisme islamique n’est aucunement d’ » extrême droite », sauf sans doute aux yeux de ceux qui approuvent le terrorisme, l’antisémitisme et le fanatisme islamique. Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir considèrent que l’Autorité Palestinienne est une organisation terroriste, et l’Autorité Palestinienne est une organisation terroriste. Ils considèrent que donner un Etat à une organisation terroriste serait créer un Etat terroriste et que créer un Etat terroriste au flanc d’Israël exacerberait le danger terroriste pour Israël, et ils ont raison. Ils savent que la cause palestinienne a été inventée par le KGB en 1964, et que le » peuple palestinien » a été inventé par le KGB en 1967, pour être une arme de destruction génocidaire du peuple juif en Israël, et ceux qui disent qu’ils mentent sur ces points adhèrent à la falsification de l’histoire du Proche-Orient fabriquée par le KGB. Tout est expliqué en détail dans mes livres Comment le peuple palestinien fut inventé*, L’Etat à l’étoile jaune* et Israël raconté à ma fille*.

Il est dit que la réforme de la justice voulue par le gouvernement Netanyahou menace la démocratie israélienne. C’est absolument inexact. La Cour Suprême israélienne a été créée lors de la fondation de l’Etat d’Israël. A l’époque, Israël était massivement dominé par la gauche. Les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire en Israël étaient de gauche. Les procédures de nomination de juges à la Cour Suprême permettaient que des juges de gauche remplacent des juges de gauche.

A partir de 1977, la droite israélienne a commencé à gagner les élections et Israël a eu des dirigeants de droite, Menahem Begin, puis Yitzhak Shamir, et enfin Binyamin Netanyahou (Ariel Sharon a été un remarquable général, mais a exercé le pouvoir politique en dérivant vers la gauche, et je ne le considère donc pas comme un dirigeant de droite). La gauche israélienne, elle, a dérivé peu à peu vers des positions irresponsables et vers un aveuglement qui a fait qu’elle a cessé d’être l’héritière de la gauche incarnée par David Ben Gourion et ses successeurs, qui incarnaient encore une gauche géopolitiquement responsable. Irresponsabilité et aveuglement ont conduit aux désastreux accords d’Oslo, à la création de l’Autorité Palestinienne et à la plus atroce vague d’attentat qu’ait connu Israël. La gauche israélienne depuis 1992 est devenue si géopolitiquement irresponsable et si aveugle que les électeurs israéliens se sont graduellement détournés d’elle. La Cour Suprême israélienne, elle, a continué à être de gauche et a glissé elle-même vers l’aveuglement et l’irresponsabilité. Et elle en est venue à abuser de son pouvoir et à empiéter sur les autres pouvoirs. Son rôle était de veiller sur les Lois fondamentales d’Israël, sur le respect des institutions israéliennes et sur le respect des droits de l’être humain en Israël (et je suis sur ce point en désaccord total avec ce qu’a écrit Pierre Lurçat sur le sujet, qui relève du légicentrisme : dans un état de droit, une institution telle que la Cour suprême israélienne a le devoir de veiller sur les droits de l’homme, c’est ce qui en fait un état de droit) : la Cour Suprême israélienne a commencé à outrepasser son rôle et à tenter de paralyser les pouvoirs législatif et exécutif dès qu’ils n’étaient pas aux mains de la gauche. Et au nom du respect des droits de l’être humain, utilisé par elle abusivement, elle a pris des décisions empêchant de traiter des terroristes comme des criminels et des organisations terroristes comme des organisations criminelles, ce qui a gravement nui à la sécurité d’Israël et a empêché des gouvernements de droite israéliens de gouverner avec une pleine efficacité.

Le gouvernement Netanyahou entend rétablir l’état de droit en Israël et limiter, voire supprimer, la possibilité pour la Cour Suprême israélienne d’empiéter arbitrairement sur les pouvoirs législatif et exécutif. Le gouvernement Netanyahou entend aussi reformer le processus de nomination des membres de la Cour Suprême de façon à ce que celle-ci cesse de nommer systématiquement des juges de gauche en remplacement d’autres juges de gauche.

La réforme proposée ferait qu’Israël aurait un fonctionnement plus proche de celui des Etats-Unis ou du Royaume-Uni, qui ne sont pas des dictatures fascistes (l’administration Biden viole les institutions américaines : celles-ci n’en sont pas moins des institutions qui, lorsqu’elles ne sont pas violées, reposent sur l’équilibre et la surveillance des pouvoirs, et sur le respect des droits fondamentaux énoncés dans le Bill of Rights américain).

Dire que la réforme proposée menace la démocratie israélienne est ignoble et grotesque.

Il est de toute façon clair qu’il ne s’agit pas seulement pour ceux qui sèment le désordre en Israël d’empêcher la réforme de la justice. Il s’agit, surtout, de tenter de faire tomber le gouvernement Netanyahou et de tenter d’éliminer Binyamin Netanyahou de la vie politique israélienne.

Il s’agit de la tentative de renverser un gouvernement issu d’élections démocratiques par des moyens non démocratiques, ce qui correspond à la définition d’une tentative de coup d’Etat.

Les propos d’Ehud Barak, ancien premier ministre et ancien chef d’état-major de l’armée israélienne sont répugnants, et gravement irresponsables de la part d’un ancien dirigeant militaire qui ne peut ignorer qu’Israël est un pays menacé, et montrent que les menaces sur le pays ont peu d’importance à ses yeux, et que sa haine pour Netanyahou est la plus forte. Les propos de Yair Lapid sont tout aussi répugnants et irresponsables, et montrent que lui aussi est imprégné de haine envers Netanyahu, qu’il est prêt à faire tomber à n’importe quel prix. Ehud Barak s’est rendu au Royaume uni voici un mois pour donner une conférence au cours de laquelle il a exposé, sans la moindre honte, sa stratégie pour faire tomber le gouvernement Netanyahou, et il n’a pas même cherché à cacher qu’il pensait être minoritaire en Israël : il a dit qu’il suffit d’avoir l’appui de 3,5 pour cent de la population d’un pays, et de bien organiser cette minorité, pour qu’un gouvernement tombe. Yair Lapid, lui, est allé à New York pour mobiliser la communauté juive américaine contre le gouvernement de son propre pays.

La tentative de coup d’Etat a l’appui massif de l’administration Biden, qui se conduit en ennemie d’Israël depuis son entrée en fonction, en janvier 2021 (elle a, entre autres, rétabli le financement américain accordé à l’Autorité Palestinienne sans demander à celle-ci de renoncer à financer et prôner le terrorisme), et qui considère Netanyahu et son gouvernement comme des ennemis absolus. L’Administration Biden finance le désordre en Israël en versant de l’argent tiré des poches des contribuables américains à l’organisation qui génère, structure et organise les manifestations en Israël, et dissémine une propagande mensongère et vicieuse contre le gouvernement Netanyahou.

Le but de l’administration Biden, si elle parvient à faire tomber le gouvernement Netanyahou, est de remplacer ce dernier par un gouvernement dominé par la gauche : gouvernement qu’elle placerait sous sa coupe et à qui elle entendrait faire accepter l’hégémonie de l’Iran des mollahs sur la région, et l’accès des mollahs à l’arme nucléaire.

Pourquoi l’administration Biden poursuit-elle des buts aussi dangereux pour Israël et pour le monde occidental ? Parce qu’elle adhère au narratif d’extrême gauche selon lequel Israël opprime le « peuple palestinien » et ne deviendrait à la rigueur tolérable que si le pays se retranchait derrière les lignes d’armistice de 1949. Et parce qu’elle déteste le monde occidental, et rêve d’un monde dominé par la Chine et dans lequel les Etats-Unis deviendraient une puissance secondaire.

Le régime des mollahs voudrait un Proche-Orient sans Israël. L’administration Biden pense que la Chine peut modérer l’Iran des mollahs et lui faire accepter un Israël dans les lignes d’armistice de 1949. Le gouvernement Netanyahou voit ce qui se profile et, se considérant lâché par l’administration Biden, négocie avec la Chine. L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis ont renoué des relations avec le régime des mollahs sous l’égide de la Chine.

L’administration Biden œuvre à l’émergence d’un monde post-américain et post-démocratique. Les grands médias français ne vous le disent pas, bien sûr. Les grands médias de gauche américains ne le disent pas non plus.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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