Publié par Guy Millière le 14 mai 2023

Je reviendrai dans un autre article sur la situation des Etats-Unis aujourd’hui et sur les contours de l’élection présidentielle de 2924, qui se dessinent d’une manière de plus en plus précise. J’entends ici revenir sur l’émission de CNN consacrée à Donald Trump qui a eu lieu mercredi dernier.

Cette émission, et son contexte, ont confirmé un certain nombre de points sur lesquels j’entends insister.

Le premier de ces points est qu’il n’y a plus la moindre question à se poser sur le fait de savoir qui sera le candidat républicain en 2024. Ce sera Donald Trump, et ce sera légitime. Ron DeSantis ne s’est toujours pas déclaré candidat, et s’il est intelligent (je veux penser qu’il l’est), il ne se déclarera pas candidat (je crains que, poussé par des Never Trumpers, il le fasse quand même). Donald Trump a montré mercredi qu’il maitrise ses dossiers, qu’il a une capacité inégalable à mener un débat et à défaire ses adversaires, même les plus odieux, et il a en supplément un grand sens de l’humour et une qualité cruciale : le charisme. Les sondages donnent à Trump une avance qui ne cesse de s’accroitre. Trump devance même nettement DeSantis en Floride, l’Etat dont DeSantis est gouverneur.

Le deuxième de ces points est que la gauche américaine est effectivement une gauche totalitaire. Le déversement d’insultes, de cris de rage et d’éructations diverses qui a suivi l’émission a été éloquent. Tous les commentateurs, tous les journalistes de gauche ont fait part de leur indignation rageuse face au fait que CNN a donné la parole à Donald Trump. Leur argument ? Donald Trump, disent-ils, est un “danger pour la démocratie”. La démocratie selon eux impliquerait de ne pas donner du tout la parole au candidat probable du Parti Républicain. C’est une définition qui ressemble à celle qu’on donne de la démocratie dans les pays à régime de parti unique. La gauche américaine veut que les Etats-Unis deviennent un pays à régime de parti unique. Pour préserver les formes et les apparences, les membres de la gauche américaine accepteraient à la rigueur un candidat républicain s’il leur était soumis, et s’il occupait docilement la place du perdant. Quelqu’un comme Liz Cheney, par exemple.

Le troisième de ces points découle du précédent. La gauche américaine ne se donne même plus la peine de réfuter ce que dit son adversaire (je devrais dire son ennemi). Elle se contente de dire que tout ce qu’il dit est mensonge, et que parce que c’est mensonge, cela ne doit pas être dit, écrit, écouté, entendu. Seule la “vérité” (de gauche) doit être entendue. Et je le dis parce que j’ai écouté l’émission de bout en bout : Tout ce que Donald Trump a dit était vrai, pertinent, fondé (à une exception près, le mur sur la frontière avec le Mexique n’est pas totalement achevé : il était, cela dit, quasiment achevé le 20 janvier 2021, et tous les éléments matériels pour l’achever sont sur place, mais ils ne sont pas montés, car l’administration Biden a interrompu les travaux). Tous les commentateurs, tous les journalistes de gauche ont néanmoins dit que tout ce qu’a dit Trump était mensonger. A l’appui de leur affirmation, ils ont exposé la “vérité” telle qu’ils la conçoivent, et leur “vérité” (la “vérité” de gauche) n’a strictement aucun rapport avec la réalité de ce qui se passe aux Etats-Unis et est une “vérité” de type soviétique. 

Le quatrième des points que j’entends aborder est que la “vérité” de type soviétique des journalistes et commentateurs de gauche est aussi celle déversée à longueur de temps par les politiciens démocrates et les membres de l’administration Biden. Et cela s’accompagne d’un fait, à mes yeux, très inquiétant : il y a des fraudes, certes, mais il y a aussi de très nombreux électeurs démocrates. Et la gauche américaine, en tenant le système scolaire et l’essentiel des médias, parvient à obtenir que des gens votent pour elle parce qu’ils n’écoutent pas ce que disent les Républicains et ce que dit Donald Trump, pensent que parce qu’on leur dit que tout ce que disent les Républicains et Donald Trump est mensonge, c’est effectivement mensonge. Parce qu’on leur dit que Trump est un criminel haïssable et qu’une justice rendue par des juges d’extrême gauche peut condamner Trump pour des motifs délirants, ils pensent effectivement que Trump est un criminel haïssable, et ils peuvent entrer en transe dès qu’ils entendent le nom de Trump (j’en ai, hélas, fait l’expérience plusieurs fois lors de diners en ville à Las Vegas et à Los Angeles : il vaut mieux de nos jours aux Etats-Unis éviter de diner avec des gens de gauche) et sont imperméables à tout argument rationnel. Ils sont même désormais incapables de regarder la réalité en face : ils voient l’inflation, la hausse de la criminalité, l’invasion du pays par la frontière sud, et d’autres effets de la politique de l’administration Biden, mais ils disent que c’est la faute de ce qu’a fait Trump quand il était président.

Il devient urgent que la dérive que la gauche américaine fait subir aux Etats-Unis s’arrête, sans quoi les Etats-Unis feront naufrage.

Trump ne peut même pas être comparé à Joe Biden. Il n’y a aucune comparaison possible. Trump est intelligent, lucide, pertinent, informé, compétent. Biden est un déchet humain sur tous les plans, et parce qu’il est atteint de plus en plus nettement par la démence sénile, j’aurais pitié de lui s’il n’était pas un sinistre crapule (une commission de la Chambre des représentants vient de mettre au jour tous les réseaux de corruption de la famille Biden, ce qui a été mis au jour est accablant).

Si une élection démocratique digne de ce nom peut avoir lieu en 2024, Trump sera réélu. L’élection présidentielle de 2020 n’a pas été une élection démocratique digne de ce nom. L’élection de 2024 risque de ne pas être une élection démocratique digne de ce nom, et bien que sénile et corrompu, Biden pourrait être “réélu”, par la fraude et par le lavage de cerveau que la gauche américaine est parvenue à infliger (et continue à infliger) à une part importante de la population, par l’achat de voix, par la censure imposée à Trump, par les salissures déversées sur Trump.

Dire qu’une réélection de Biden serait une catastrophe serait bien peu dire. Ce serait bien pire qu’une catastrophe. Pour les Etats-Unis et pour le monde. La gauche américaine aujourd’hui est pire que la gauche française, infiniment pire. La haine qui l’imprègne n’a pas d’équivalent sur le sol européen.


Quelques mots sur l’émission elle-même.

La “journaliste” qui a interrogé Trump n’était pas digne du nom de journaliste. C’était une propagandiste envoyée en mission. En présentant Trump, elle a insisté sur le fait qu’il venait d’être “condamné pour une agression sexuelle (inexistante)” par un juge (de gauche) de New York. Elle a ensuite passé la moitié de l’émission à aborder des sujets qui n’intéressent pas les électeurs : les élections de 2020 (qu’elle a tenu à présenter comme impeccables, et elle a osé demander à Trump s’ils se “repentait” d’avoir contesté le résultat), l’”insurrection” du 6 janvier pour “renverser la république”, le “vol” par Trump de documents classés secret défense (documents que Trump a déclassifié et n’a pas volé), la condamnation de Trump pour une agression sexuelle (inexistante). Elle n’a cessé de répondre à Trump en énonçant des éléments de propagande totalement infondés qui font partie de la “vérité” de gauche. Elle s’est efforcée d’empêcher Trump de finir ses phrases. Elle a été insultante. Sur tous les points, Trump a été pertinent, oui (et il a rappelé l’Electoral Count Act de 1887, qui donnait à Mike Pence la possibilité de ne pas valider la désignation des grands électeurs dans les Etat où cette désignation s’est faite en violation de la Constitution, et parce qu’on ne cesse de lui citer sa déclaration (faite en privé et en 2005, il y aura bientôt deux décennies !) concernant le fait que les femmes laissent les hommes célèbres les attraper par leurs parties intimes, il a redit qu’il constatait une réalité et il a insisté sur le fait que sa phrase était un constat, pas du tout une description de son propre comportement. Trump a fait une description de la grotesque accusation d’agression sexuelle portée par une psychopathe gauchiste octogénaire censée avoir retrouvé la mémoire trente ans après les “faits” (elle ne se souvient plus de la date et de l’année, et la description qu’elle donne ressemble, au détail près, au scénario d’un épisode du feuilleton Law and Order diffusé peu de temps avant qu’elle “retrouve la mémoire”), et cela a été digne d’un sketch humoristique désopilant. Trump a fait preuve d’un grand sens de l’humour, ce qui, face à une harpie odieuse, a été méritoire.

Les confrères de la “journaliste” (Kaitlan Collins) ont critiqué celle-ci en disant qu’elle n’avait “pas été à la hauteur”. C’est inexact : elle a été à hauteur de fange et de cloaque, à la même hauteur qu’eux. Trump, lui, était à une telle hauteur intellectuelle qu’il était effectivement très nettement au-dessus d’elle. Dans les commentaires qui ont suivi sur CNN, car l’émission était sur CNN, les vomissures déversées sur Trump ont été surabondantes. Un représentant républicain d’une intelligence remarquable, Byron Donalds, élu de la Floride, avait été invité sur le plateau et les a magistralement remis à leur place. Byron Donalds est noir, et ils ont retenu leurs invectives. Un fact checker de gauche est venu sur le plateau “rectifier” quelques “mensonges” de Trump et tenter de remplacer les vérités énoncées par Trump par des “vérités” de gauche. CNN n’a pas changé et reste CNN. Quand je regarde Newsmax et Foxnews, il m’arrive de passer sur CNN pendant une publicité, mais je peux difficilement regarder CNN plus d’une minute sans avoir la nausée.

Encore un mot : en recevant Trump, CNN a eu plus de 3.300.000 de spectateurs. A la même heure, CNN en a en général 470.000. Audience multipliée par sept ! Si Kaitlan Collins avait dominé Trump, la gauche américaine aurait été contente. Trump a été Trump, et Kaitlan Collins a été un roquet haineux. La gauche est furieuse contre Kaitlan Collins. Celle-ci n’a pas été assez haineuse. La gauche américaine veut des roquets très haineux. Uniquement des roquets très haineux. Seulement des roquets très haineux. Des roquets très haineux partout. Et ce qui la rend furieuse est aussi que Trump attire des millions de gens. Si elle pouvait supprimer ces gens, elle le ferait sans hésitation. Et elle préférerait que CNN disparaisse plutôt que voir CNN inviter Trump. L’auditoire de l’émission était respectueux, a reçu Trump par une ovation debout, et s’est plusieurs fois moqué de Kaitlan Collins : la gauche américaine pense que CNN aurait dû se passer de public.

Faute de s’être passée de public, CNN a écourté l’émission : elle devait durer 90 minutes. Elle n’en a duré que 70. Ces 70 minutes ont permis de voir un président des Etats-Unis digne de ce nom, et de ressentir de la colère en songeant que c’est un imposteur gâteux qui est la Maison Blanche en ce moment.

Ce qui ne me rend pas totalement pessimiste est que l’inflation, le doublement du prix des carburants, l’insécurité, les décisions délirantes de l’administration Biden, pourraient quand même pousser un nombre suffisant d’électeurs à avoir en 2024 un moment de lucidité suffisant pour mettre fin au cauchemar.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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