Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 mai 2023

Une université de Californie enquête sur un professeur d’histoire titulaire qui a commis une faute grave : il a distribué du chocolat.

Mais ce n’est pas le chocolat, ni sa composition, qui a posé problème au Madera Community College, mais les « pronoms de genre » figurant sur les emballages : « il/lui » pour les tablettes de chocolat contenant des noisettes, et « elle » pour ceux qui n’ont pas de noisettes, reflétant ainsi la différence sexuelle de l’homme d’une manière humoristique et réaliste.

Le State Center Community College District a informé le professeur, David Richardson, vétéran de 33 ans, qu’il était mit en congé administratif rémunéré dans l’attente d’une enquête sur allégations de création d’un « environnement de travail hostile », de harcèlement et de discrimination à l’encontre de collègues « sur la base du sexe ».

En attendant l’issue de son sort, Richardson est interdit des zones « non publiques » de l’université, son email a été bloqué, et il lui est interdit de prendre « toute action qui pourrait être interprétée comme des représailles contre quelqu’un ».

Richardson est un homosexuel conservateur. Il a précédemment intenté un procès contre l’université à cause d’un séminaire obligatoire sur les pronoms, organisé en octobre 2021 par le professeur de chimie « transgenre » Jamie MacArthur.

On ne sait pas exactement quand MacArthur a commencé à se déguiser en femme. Les documents publics montrent que la faculté et ses étudiants l’ont identifié comme un homme jusqu’au mois d’avril 2023, plus d’un an après le séminaire contesté.

L’action en justice intentée par M. Richardson se réfère au premier amendement – le droit fondamental à la liberté d’expression que les progressistes et les gauchistes travaillent à faire disparaître (les tyrans ne tolèrent aucune diversité d’opinion) – et a été rapidement transférée au tribunal fédéral, mais étrangement, elle y est bloquée plusieurs mois, tout comme à une action similaire intentée contre un établissement universitaire voisin.

Matthew Garrett et Erin Miller, professeurs d’histoire titulaires au Bakersfield College, ont déposé plainte pour les représailles de la part du Kern Community College District pour leurs activités au sein d’un groupe de réflexion de droite sur le campus et d’un comité de diversité sur le campus.

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Richardson a fait la connaissance de Garrett, qui s’oppose à son licenciement récent à la suite d’un vote secret du conseil d’administration, alors qu’il tentait de créer un groupe de réflexion similaire à Madera, ce que les dirigeants de l’université et du district ont refusé – toujours cet esprit totalitaire de la gauche qui interdit avec rage la liberté d’opinions non conformes.

Une journée portes ouvertes placée sous le signe de la résistance conservatrice

La nouvelle action répressive contre Richardson a commencé le 29 avril dernier, lors de la journée portes ouvertes du 29 avril à Madera.

Il avait acheté une caisse de tablettes de chocolat de la marque Jeremy’s Chocolate, lancée par le journal conservateur Daily Wire pour protester contre le fait que les célèbres chocolats Hershey’s aient nommé « un mâle biologique » comme porte-parole pour la Journée internationale de la femme.

Et sur l’étiquette, les chocolats sans noisettes indiquent en très gros les pronoms « She » et « Her », et « He », « Him » pour la version avec noisettes, naturellement (image ci-dessus).

La répression totalitaire

Personne n’avait apparemment fait attention aux chocolats, sauf le travesti MacArthur, qui a envoyé un email à Richardson trois jours plus tard pour lui signaler que cette « blague » était « extrêmement offensante » pour les personnes transgenres, avant de se plaindre auprès de la direction de l’établissement.

Lorsqu’un « coordinateur des relations avec les employés » a pris contact avec M. Richardson, celui-ci a défié l’université et leur a dit qu’il ne fallait pas « ouvrir la boîte de Pandore » à propos des pronoms. Et il a mis les autres professeurs en copie afin « de se protéger des représailles pour ne pas avoir souscrit à l’idéologie gauchiste ».

MacArthur a alors déclenché les hostilités, encore une fois, car un dictateur ne tolère aucune insubordination. Il faut obéir, totalement. Il a averti les ressources humaines et le syndicat des professeurs, et provoqué l’ouverture d’une « enquête » de six mois, posant à Richardson des questions personnelles « qui ont porté atteinte à sa liberté académique et à son droit au respect de la vie privée ».

  • L’université a conclu que Richardson avait intentionnellement utilisé « des pronoms inappropriés d’une manière moqueuse » à l’égard de MacArthur, et
  • qu’il avait cherché à intimider ce dernier lorsque M. Richardson avait mis en copie d’autres personnes de sa réponse.
  • Une lettre de réprimande ordonnait à M. Richardson de « cesser immédiatement d’utiliser des pronoms de manière moqueuse sur le lieu de travail ».
  • Il lui était imposé de « respecter les normes de conduite de base », y compris dans ses emails, sous peine d’être licencié – mais il n’a jamais reçu de définition du terme « moquerie » ou « conduite de base ».
  • L’université lui a ordonné de suivre six heures de formation sur la « diversité, l’équité et l’inclusion »,
  • De soumettre une réponse écrite sur ce qu’il a appris et sur la manière dont il peut « créer un environnement plus inclusif qui ne soit pas centré sur l’homophobie ou la transphobie » dans son foyer et dans son « groupe religieux ».

Alors Richardson a déposé plainte, et accusé l’université d’avoir « dépassé toute relation raisonnable avec l’infraction présumée », d’avoir « violé son droit à la vie privée » et d’avoir « pratiqué une discrimination basée sur son point de vue en le qualifiant d’homophobe, lui qui est homosexuel.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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