Publié par Magali Marc le 30 novembre 2023

Plusieurs analystes pensent que Joe Biden joue un double jeu et qu’il est le principal obstacle à une éventuelle victoire israélienne contre le Hamas. Même si les sondages montrent que l’écrasante majorité des Américains soutiennent Israël dans cette guerre et veulent qu’il détruise le Hamas, l’Administration Biden tente d’empêcher Israël de réellement démolir le Hamas.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Joel B. Pollak, paru sur le site de Breitbart, le 28 novembre.

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Les pressions exercées par Joe Biden sur les tactiques israéliennes laisseront le Hamas intact et au pouvoir

Une source au sein du gouvernement israélien a déclaré mardi (le 28 novembre) à Breitbart News que les pressions exercées par le président américain Joe Biden permettraient au Hamas de survivre intact à la guerre, plutôt que de permettre à Israël de le détruire ou d’éliminer ses capacités militaires et de gouvernement.

Ces derniers jours, la Maison Blanche a reconnu qu’Israël avait l’intention de poursuivre la lutte contre le Hamas après la “pause” actuelle, souhaitée par Joe Biden pour permettre la libération des otages, qui prendra fin dans le courant de la semaine

« Les Israéliens ont été très clairs : une fois les pauses terminées et les échanges d’otages terminés, ils ont l’intention de poursuivre leurs opérations militaires contre le Hamas », a déclaré lundi John Kirby, conseiller de la Maison-Blanche (Israël ne détient pas des “otages”, il libère des terroristes palestiniens (condamnés).

Cependant, la Maison Blanche ne dit plus clairement qu’elle partage cet objectif.

Le gouvernement israélien pense en privé que M. Biden est prêt à tolérer la survie du Hamas, même si le Hamas et d’autres groupes terroristes considèreraient cela comme une victoire. La raison pour laquelle Israël pense qu’il s’agit là de l’objectif de M. Biden est que l’administration américaine impose des conditions onéreuses aux Forces de défense israéliennes (FDI) concernant ses opérations à Gaza, de sorte qu’il est devenu presque impossible de vaincre le Hamas. Le New York Times a décrit ces conditions mardi :

Les États-Unis ont prévenu Israël qu’il devait mener une lutte plus chirurgicale et éviter de nouveaux déplacements massifs de Palestiniens dans sa guerre contre le Hamas, afin d’éviter une crise humanitaire qui dépasserait la capacité de réaction du monde, selon de hauts responsables de l’Administration Biden. Les responsables américains ont indiqué aux Israéliens que les opérations militaires à venir ne devraient pas entraver l’approvisionnement en électricité et en eau ni empêcher le travail des sites humanitaires tels que les hôpitaux et les abris soutenus par l’ONU dans le sud et le centre de la bande de Gaza.

Ni les États-Unis ni l’Égypte voisine – un allié des États-Unis – n’ont prévu d’autoriser les habitants de Gaza à quitter la zone pendant les combats, et aucun autre pays arabe n’a proposé d’accueillir des Palestiniens, ce qui signifie qu’Israël est seul à assumer le risque encouru par les civils palestiniens.

Caroline Glick, analyste et commentatrice du Moyen-Orient, est allée plus loin dans une chronique pour le Jewish News Syndicate. Elle affirme, par exemple, que l’opposition de M. Biden aux frappes aériennes israéliennes sur les bâtiments a permis aux tireurs d’élite du Hamas de tuer des soldats israéliens.

Elle a écrit :

Au minimum, il est clair que la préférence de M. Biden pour la vie des civils à Gaza plutôt que pour celle des soldats de Tsahal sur le terrain garantit que beaucoup plus de soldats seront tués dans les combats qu’ils ne le seraient autrement.

Elle a noté que Joe Biden avait initialement remis en question les statistiques du Hamas sur les victimes civiles à Gaza – qui ne font pas la distinction entre les terroristes du Hamas et les véritables non-combattants – mais qu’il s’était depuis excusé auprès des groupes musulmans anti-israéliens et qu’il utilisait désormais les statistiques erronées du Hamas sur les décès. (Les électeurs arabes et musulmans américains du Michigan, un État clé dans l’élection de 2024, menacent également de ne pas participer aux élections, et les sondages suggèrent que les jeunes électeurs, qui sont influencés par les représentations négatives d’Israël dans les médias sociaux, s’opposent à la position publique de M. Biden).

Mme Glick a ajouté qu’Israël connaissait probablement les lieux où la plupart des otages étaient retenus, mais qu’il avait été empêché de lancer des opérations militaires pour les secourir en raison du coût potentiel élevé en vies civiles, ce que M. Biden ne tolérerait pas.

En outre, a noté Mme Glick, l’Administration Biden insiste pour laisser l’Autorité palestinienne contrôler Gaza après la guerre, plutôt que de permettre à Israël d’y contrôler la sécurité – un retour au statu quo d’avant 2007, lorsque le Hamas a organisé un coup d’État dans la bande de Gaza.

Cette situation met fondamentalement en danger la sécurité d’Israël, tout comme l’opposition de l’Administration Biden à des mesures telles que le blocus, qu’Israël et l’Égypte ont été contraints d’imposer à Gaza après que le Hamas a commencé à importer des armes dans le territoire.

L’Administration Biden est actuellement divisée au sujet d’Israël.

De nombreux membres du personnel s’opposent au soutien public de M. Biden pour Israël et font pression pour un retour à la “distance” de l’Administration de Barack Obama, lorsque les États-Unis prenaient souvent position contre Israël.

Les États-Unis utilisent le Qatar pour faire pression sur Israël afin qu’il accepte de nouvelles pauses dans ses opérations militaires, plutôt que d’utiliser l’influence américaine sur la petite dictature du Golfe pour insister sur le fait qu’elle doit cesser de soutenir le terrorisme.

En 2022, Joe Biden a désigné le Qatar comme étant un “allié majeur non membre de l’OTAN” des États-Unis, malgré son soutien éhonté au Hamas, dont les chefs terroristes milliardaires vivent dans le luxe à Doha, la capitale qatarie.

Mme Glick a fait remarquer que les États-Unis ont une influence quasi-totale sur Israël en raison de la dépendance de ce dernier à l’égard des munitions américaines pour son réapprovisionnement. (L’Iran approvisionne le Hamas et d’autres organisations terroristes, et la Russie fournit des systèmes d’armes avancés au régime iranien).

Elle a suggéré que la Chambre des représentants, dominée par les Républicains, organise des auditions concernant les pressions exercées par l’Administration Biden sur Israël.

Mardi, après que les terroristes du Hamas ont violé les termes de la “pause” en blessant trois soldats israéliens avec des bombes, et qu’Israël n’a pas réagi en mettant fin à la trêve, Mme Glick a mis en garde contre un “effondrement stratégique” du gouvernement israélien.

Selon les critiques, si un tel effondrement se produit, il serait le résultat des pressions exercées par M. Biden et pourrait s’inscrire dans le cadre d’un objectif plus large de l’Administration visant à s’assurer que le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a résisté efficacement à la politique américaine dans la région par le passé, perde le contrôle de son propre gouvernement démocratiquement élu.

Israël pourrait également être réticent à reprendre le combat en raison des pressions internes visant à libérer les otages par tous les moyens nécessaires.

Mais il y a aussi des voix israéliennes – principalement à droite – qui affirment que si Israël fait passer les négociations sur les otages avant la destruction du Hamas, il permettra la survie du Hamas et sa capacité à prendre plus d’otages à l’avenir.

Un grand nombre des groupes de gauche, soutenus par l’Administration Biden lors des manifestations contre les réformes judiciaires de M. Netanyahou au début de l’année, sont également actifs dans les manifestations actuelles pour la libération des otages.

Les analystes israéliens ont décrit l’approche récente de M. Biden à l’égard d’Israël comme une étreinte serrée – une étreinte qui ressemble, en surface, à un soutien, mais qui empêche également le gouvernement israélien d’agir de son propre chef et de faire ce qu’il faut afin d’assurer sa propre sécurité.

L’Administration Biden pourrait faire valoir qu’il est nécessaire de limiter les actions militaires d’Israël pour apaiser les alliés arabes ou le monde musulman. Mais les implications d’une victoire du Hamas pour la sécurité des États-Unis pourraient être comparables à la montée d’ISIS en Irak après le retrait précipité de Barack Obama en 2011.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Breitbart

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