Publié par Michèle Mazel le 30 novembre 2023
Réfugiés juifs égyptiens arrivant au Pirée (Grèce, 1957).

Les détracteurs de l’Etat juif et notamment ceux qui l’accusent d’Apartheid n’ont généralement pas pris le temps de lire la déclaration d’indépendance proclamée le 14 mai 1948. Ils n’en croiraient probablement pas les yeux. Jugez-en :

L’État d’Israël… assurera la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; Victimes d’une agression caractérisée, nous demandons cependant aux habitants arabes de l’État d’Israël de préserver les voies de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l’État, sur la base d’une citoyenneté pleine et égalitaire et d’une juste représentation dans tous les organismes et les institutions – provisoires et permanents – de l’État.

En clair, le droit de vote est accordé dès le premier jour à tous les citoyens, non seulement aux Juifs mais encore aux Arabes. Précisons encore, s’il était besoin, que le droit de vote accordé par la déclaration d’indépendance concernait les citoyennes comme les citoyens, et que les femmes arabes en ont ainsi bénéficié bien avant leurs sœurs des pays voisins.

De fait, les Arabes ont participé à toutes les élections législatives depuis l’assemblée constituante et la première Knesset, et si leur représentation reste inférieure à leur part relative dans la population, c’est que la fragmentation de leurs partis fait qu’ils sont souvent en dessous du seuil d’éligibilité. Des partis qui les uns comme les autres ne se sont guère montrés soucieux «de préserver les voies de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l’Etat». Ajoutons qu’il y a une exception à cette égalité totale : les citoyens arabes d’Israël ne sont pas tenus d’effectuer un service militaire. Mesure importante, dans ce pays sans cesse menacé par ses voisins, et qui doit trop souvent prendre les armes pour se défendre. La communauté arabe représente en effet près du cinquième de la population. Cette exemption ne dérive pas d’un texte de loi mais d’une décision prise par l’armée dans le cadre de ses prérogatives légales. Elle concerne les Arabes chrétiens comme les Arabes musulmans ainsi que les Bédouins. Les uns et les autres peuvent cependant se porter volontaires s’ils le désirent. Ainsi, environ 1500 Bédouins sont actuellement sous les drapeaux. Par contre, les Druzes, qui sont des Arabes mais ne sont pas musulmans, effectuent leur service militaire et font souvent de brillantes carrières au sein de Tsahal.

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Certains se complaisent à présenter l’Etat juif comme soumis à d’archaïques lois religieuses. On a vu plus haut que les femmes – juives et arabes – y ont pourtant les mêmes droits que les hommes. Certes, le mariage civil n’y existe pas – comme il n’existe pas dans l’ensemble des pays musulmans. C’est oublier qu’à la différence de ces pays, il est relativement facile de contourner ce problème, car la loi en Israël reconnaît les unions valablement contractées à l’étranger, y compris entre personnes n’appartenant pas à la même religion, mais aussi lorsqu’il s’agit de couples homosexuels. Ces unions sont donc transcrites sur les registres d’état civil sans autre forme de procès, et donnent aux époux les mêmes droits que ceux des couples mariés en Israël. Dans le cadre de conditions bien définies, la procréation médicalement assistée est gratuite en Israël depuis des dizaines d’années, et l’accès aux mères porteuses est ouvert à tous, y compris aux couples homosexuels, là encore dans un cadre bien réglementé.

Mai alors, direz-vous, pourquoi ces vérités ne sont-elles pas largement commentées et diffusées, ne fût-ce que pour réfuter les arguments de ceux qui s’acharnent à démoniser l’Etat juif ? Il faudrait poser cette excellente question aux centaines de journalistes étrangers accrédités en permanence auprès de cet Etat – et pour la plupart d’entre eux également accrédités auprès de l’Autorité palestinienne et de Gaza. A moins que justement, ce soit dans cette double accréditation qu’il faille chercher la réponse.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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