Publié par Michèle Mazel le 27 novembre 2023

Ce sont des images insoutenables.

Nul ne peut, nul n’a pu rester insensible aux séquences présentées par Israël notamment à l’Assemblée nationale en France. Des séquences filmées par les bêtes humaines elles-mêmes, le 7 octobre dans ce qui était un paisible kibboutz. Une barbarie qui dépasse l’entendement, accompagnée de cris de joie. Des atrocités telles que les médias se sont abstenus de les décrire, sachant à quel point elles perturberaient leurs lecteurs.

Seulement ce faisant, elles en diluent l’impact. Avec le temps, si on évoque encore le massacre, on n’en voit plus les pires abominations, le bébé arraché au ventre de sa mère et décapité, les corps dépecés, les enfants brûlés vifs. Surtout, on ne veut plus en entendre parler. Ne plus voir que ce qui est arrivé « là-bas » pourrait aussi arriver dans la vieille Europe.

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On a bien vu les atrocités commises par Daesh, dans cet éphémère califat islamique qui a menacé un temps de dominer le Moyen-Orient. Les armes chimiques utilisées par Assad contre ses propres citoyens. Les corps déchiquetés dans les mosquées dévastées par des bombes dans le conflit sans fin opposant musulmans chiites et musulmans sunnites. Cela ne touchait pas vraiment les Européens, se sentant en sécurité dans leurs pays où ils sont largement majoritaires.

C’est du moins ce qu’ils continuaient à penser même après la vague d’attentats islamiques de ces dix dernières années. Mais les Israéliens qui vivaient dans ce kibboutz leur ressemblaient un peu trop. Il s’agissait de Juifs, bien sûr, mais parmi eux il y avait des Français et des Anglais, des Américains, des Allemands et même des Russes. Des binationaux certes, mais tout de même ! Des gens qui leur ressemblent.

On aurait pu s’attendre à un vaste courant de sympathie. Des manifestations de soutien monstres. C’est le contraire qui s’est produit. Un réflexe de rejet à la terrifiante pensée que cela pourrait leur arriver à eux aussi. D’où le refus paniqué de s’identifier avec les victimes. Les moins frileux soulagent leur conscience en défilant « contre l’antisémitisme ». Ils savent pourtant que tuer des Juifs au nom de l’Islam aux cris de Allah Akhbar n’est pas précisément faire preuve d’antisémitisme. Après le samedi, viendra le dimanche se dit-on dans certains cercles islamiques, après les Juifs viendront les Chrétiens.

Les Européens ne veulent pas y penser, encore moins y croire. Alors marcher pour la Palestine ? Une façon de se mettre du bon côté. De dire que ce qui s’est passé « là-bas » ne les concerne pas. Qu’ils n’ont pas de querelle avec le Hamas, qui veut lui aussi établir un califat islamique, mais « dans la Palestine historique ».

On exige un cessez-le-feu pour « protéger les populations palestiniennes » sans exiger en contrepartie la libération des bébés, des jeunes enfants, des femmes et des hommes retenus en otages dans des conditions inhumaines. Simplement, pour se donner bonne conscience, on évoque la mobilisation de tout un peuple en Israël, l’émotion des familles et on diffuse les images des enfants et des femmes remis en liberté sans jamais un mot de condamnation pour le Hamas.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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