Publié par Magali Marc le 18 décembre 2023

Suite à l’exécution accidentelle des otages israéliens, le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, a prononcé un discours apaisant. Non seulement, il a assumé la responsabilité de la tragédie, mais il a salué l’héroïsme des otages. Il a également justifié la poursuite du combat afin de démanteler le Hamas et de continuer la lutte avec détermination pour ramener les otages au pays et assurer la sécurité de la frontière.

Pour les lecteurs de de Dreuz, j’ai traduit l’article de Joel B. Pollak, paru sur le site de Breitbart, le 17 décembre.

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Israël se ressaisit après l’horreur de la mort de trois otages et poursuit le combat

Israël a entamé une nouvelle semaine dimanche avec un sentiment de détermination après ce que beaucoup ont appelé le “sabbat difficile”, pendant du “sabbat noir” du 7 octobre. Pendant 24 heures, le pays a absorbé le choc de la nouvelle selon laquelle des soldats de Tsahal avaient accidentellement tué trois otages israéliens – deux juifs et un arabe – qui tentaient de s’enfuir pour retrouver la liberté.

Dans le chaos du champ de bataille, alors que le Hamas tentait d’attirer les soldats dans des embuscades, ces derniers avaient pris les otages pour des terroristes.

Les incidents dits de “tirs amis” ne sont pas nouveaux : environ 20 % des 119 victimes israéliennes de cette guerre ont été causées par de tels incidents.

Souvent, les soldats responsables n’ont rien fait de mal ; les décès sont simplement des événements tragiques.

L’une des plus grandes pertes en temps de guerre dans l’histoire d’Israël a été la mort, en 1948, du colonel David “Mickey” Marcus, un conseiller militaire volontaire qui avait suivi une formation à West Point. Il s’est promené à l’extérieur de son poste avant un cessez-le-feu et a été tragiquement abattu par une sentinelle qui faisait son travail.

Tard dans la nuit de vendredi à samedi, alors que l’on apprenait la mort des otages, il semblait que l’effort de guerre tout entier risquait de s’effondrer.

Des centaines de manifestants, dont de nombreux parents des otages toujours détenus par le Hamas, ont défilé à Tel-Aviv pour demander un cessez-le-feu, craignant que leurs proches ne soient les prochaines victimes.

Les détracteurs du Premier ministre Benjamin Netanyahou ont pris la parole sur les ondes pour lui faire porter la responsabilité de ce qui s’est passé – si ce n’est pour la fusillade, c’est pour avoir envoyé le porte-parole militaire annoncer la mauvaise nouvelle, au lieu de le faire lui-même.

Mais les FDI ont fait quelque chose de remarquable – et, ce faisant, ont probablement sauvé l’effort de guerre et le pays.

Ils ont mené une enquête rapide et ont immédiatement rendu publics les faits : les otages avaient fait tout leur possible pour signaler aux soldats qu’ils n’étaient pas armés et qu’ils étaient israéliens ; personne sur le champ de bataille ce jour-là n’avait même imaginé qu’ils rencontreraient des otages marchant simplement à découvert.

Ces faits ont accentué la douleur, mais ont rétabli la confiance dans l’honnêteté et l’intégrité des FDI.

C’est alors que le chef d’état-major des FDI, Herzi Halevi, est intervenu et a prononcé ce qui restera peut-être comme l’un des plus grands discours de l’histoire d’Israël. Il a fait une déclaration publique dans laquelle il a non seulement assumé la responsabilité de la tragédie, mais aussi salué l’héroïsme des otages, qui ont « fait tout ce qui était possible » dans cette situation.

Il a également exprimé sa sympathie pour les soldats qui avaient commis l’erreur :

« Il n’y a rien que les soldats de Tsahal et leurs commandants dans la bande de Gaza souhaitent plus que de sauver les otages vivants. »

Il a conclu : « En un seul instant, la complexité de notre guerre justifiée à Gaza a été démontrée ». Il a ensuite justifié la poursuite du combat : « Nous avons entamé notre combat afin de démanteler l’ennemi de l’autre côté de la frontière et de ramener à la maison nos hommes et nos femmes retenus en otage. Sans cette lutte déterminée, nous ne pourrons pas ramener les otages et les communautés frontalières en toute sécurité. Nous devons continuer à nous battre courageusement, sans perdre de vue nos objectifs ».

D’une certaine manière, cette déclaration n’était pas appropriée pour une personne en uniforme : il s’agissait d’une déclaration de politique, qui doit être faite par des dirigeants civils démocratiquement élus, et non par des militaires.

Mais le public avait besoin d’entendre que les FDI avaient toujours confiance en leurs propres pouvoirs, malgré la terrible révélation de leurs limites.

Lorsque les dirigeants politiques ont donné une conférence de presse plus tard dans la soirée, l’humeur du pays s’était apaisée : oui, il y aurait des efforts diplomatiques, mais le combat continuerait, malgré la douleur des pertes.

C’est ce qu’Israël a fait de mieux : trouver l’espoir dans le désespoir, trouver la lumière dans les moments les plus sombres. Il y aura encore des miracles sur le champ de bataille, et même des sauvetages spectaculaires. Mais le public israélien s’est fait à l’idée qu’aucune joie ne pourra racheter les pertes du 7 octobre – ou celles du 15 décembre.

La victoire, lorsqu’elle viendra, sera humble.

Les héros seront anonymes – et ce ne seront pas toujours des hommes (et des femmes) armés.

Leur héroïsme sera la volonté quotidienne de survivre et de persévérer, malgré la douleur.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Breitbart

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