Publié par Michèle Mazel le 24 janvier 2024

Bientôt quatre mois que des hordes de militants du Hamas assoiffés de sang ont déferlé sur les paisibles kibboutz du pourtour de la Bande de Gaza.

Plus de cent jours que les images des atrocités commises le 7 octobre prises par les perpétrateurs eux-mêmes ont été diffusées par les soins du gouvernement israélien ; des séances spéciales ont été organisées à cet effet tant au siège de l’ONU que dans plusieurs parlements dont celui de la France.

On attendait le dégout, l’horreur, les condamnations unanimes. On en a eu, mais bien peu. On a surtout eu la prise de position du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies qui s’est empressé de trouver une justification en demi-teinte aux actions de l’organisation terroriste qu’est le Hamas. D’autres ont suivi. Les mouvements féministes sont restés longtemps silencieuses devant les récits de la barbarie des viols commis ce jour-là.

La riposte d’Israël par contre n’a pas rencontré la même mansuétude. Indifférents au sort des civils israéliens dont des bébés assassinés comme de ceux qui avaient été emmenés de force à Gaza et emprisonnés dans des conditions inhumaines, des millions d’hommes ont défilé de Londres à Paris ou à New York pour réclamer l’arrêt sans condition de l’offensive de Tsahal.

Les récits des premiers otages libérés et les séquelles qu’ils portaient sur leur corps n’ont pas réussi à émouvoir les preneurs de décision dans l’Occident. Leur sort, et celui des malheureux et des malheureuses toujours détenus dans les sinistres couloirs souterrains du Hamas ne pèsent que de peu de poids face aux « souffrances de la population palestinienne. »

L’Afrique du Sud demande à la Cour Internationale de Justice de condamner l’Etat juif pour « génocide ». Ce qui est curieux tout de même compte tenu du fait que selon le Hamas lui-même la guerre a fait 25000 victimes – civils et combattants confondus. On sait qu’il y a plus de deux millions d’habitants dans la Bande de Gaza. Dans ces conditions, le Hamas a compris que c’était le moment de présenter sa version des faits. D’où la publication d’un invraisemblable pamphlet par le Hamas Media Office – le bureau de propagande de l’organisation et intitulé « opération Déluge Al Aksa1[i]» En voici un extrait :

Éviter de faire du mal aux civils, en particulier aux enfants, aux femmes et aux personnes âgées, est un engagement religieux et moral de tous les combattants des Brigades Al-Qassam. Nous réaffirmons que la résistance palestinienne a fait preuve d’une discipline totale et d’un engagement envers les valeurs islamiques pendant l’opération et que les combattants palestiniens n’ont ciblé que les soldats de l’occupation et ceux qui portaient des armes contre notre peuple. Dans l’intervalle, les combattants palestiniens ont tenu à éviter de blesser les civils, malgré le fait que la résistance ne possède pas d’armes précises. En outre, s’il y avait un cas de ciblage de civils ; Cela s’est produit accidentellement et au cours de la confrontation avec les forces d’occupation.

Hélas, il n’y aura que trop de monde pour y croire.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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  1. https://static.poder360.com.br/2024/01/Hamas-documento-guerra-Gaza-21jan2024.pdf ↩︎

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