Publié par Magali Marc le 30 janvier 2024

Fani Willis est la procureure du comté de Fulton, en Géorgie qui a inculpé Donald Trump et 18 autres personnes pour avoir supposément tenté d’inverser le résultat de l’élection présidentielle de 2020 dans cet État. Il s’agit de la plus importante cause de la carrière de Mme Willis, dont la décision d’embaucher un amant présumé à titre de procureur spécial fait maintenant scandale.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Mia Cathell, paru sur le site de Townhall, le 29 janvier.

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La situation est en train d’empirer pour Fani Willis

Le Sénat de l’État de Géorgie est en train de former une commission chargée d’enquêter sur la procureure anti-Trump Fani Willis. L’organe d’enquête, qui comptera six Républicains et trois Démocrates, aura le plein pouvoir d’assignation et la possibilité d’exiger des témoignages sous serment.

Par 30 voix contre 19, la Chambre haute de l’Assemblée générale de Géorgie, dirigée par le GOP, a donné son feu vert à la création de la Commission spéciale vendredi, le 26 janvier, en adoptant une résolution (S.R. 465) proposée par le Sénateur républicain Greg Dolezal, qui occupe le poste de Whip en chef adjoint du Sénat [NdT: le Whip en chef est un Représentant de la Chambre ou un Sénateur chargé de veiller à ce que les élus de son parti soient présents et votent en fonction des consignes du parti].

Selon le texte de cinq pages déposé le 22 janvier, « il a été porté à l’attention du Sénat de Géorgie, par le biais de rapports publics et de dossiers judiciaires », que la procureure du comté de Fulton est accusée de mauvaise conduite en matière de poursuites, impliquant la « dépense de fonds publics importants » pour engager le procureur spécial Nathan Wade, avec qui Mme Willis aurait eu – et pourrait encore avoir – une liaison.

Si les allégations de liaison sont avérées, la relation « clandestine » constituerait « un conflit d’intérêts évident et une fraude à l’égard des contribuables du comté de Fulton et de l’État de Géorgie », selon le projet de loi, et constituerait un motif de récusation de la procureure de ses accusations, « ce qui pourrait retarder l’affaire indéfiniment ».

Mme Willis serait également soumise à des mesures disciplinaires de la part du barreau de l’État de Géorgie.

Un groupe restreint de sénateurs de l’État se réunira, agissant en tant que Commission spéciale, pour mener une enquête législative sur les actions de Mme Willis.

Le groupe de neuf personnes possède les pouvoirs statutaires nécessaires pour demander à toute personne de témoigner sous serment, recueillir les dépositions des témoins, exiger la production de documents probants et délivrer des citations à comparaître.

En conséquence, le comité d’enquête est autorisé à entreprendre les actions jugées nécessaires de manière à « faire appliquer ces citations à comparaître » lorsque les parties refusent d’obéir.

Cependant, la Commission – qui devrait se réunir dès cette semaine – ne peut pas sanctionner directement Mme Willis pour toute découverte, a rapporté la chaîne de télévision WTVC.

Si la Commission juge Mme Willis coupable d’actes répréhensibles, ses membres peuvent recommander des modifications de la loi ou du budget de l’État.

Lors du débat au Sénat, les Démocrates de Géorgie, qui ont tous voté contre la résolution, ont accordé à Mme Willis et à M. Wade le bénéfice du doute.

« Tout ce que nous avons entendu, ce sont des allégations, et la plupart d’entre elles proviennent d’une ex-épouse [l’ex-femme de M.Wade] qui est en colère et qui veut de l’argent », a déclaré David Lucas, un Sénateur démocrate de l’État, en faisant référence aux accusations de liaisons détaillées dans le dossier de divorce de M. Wade. « Nous avons un système pour régler ce problème », a ajouté M. Lucas, qui s’opposait au projet de loi. « Mais nous en sommes là (avec) de la politique de chambre à coucher – des allégations sur quelqu’un qui va quelque part, qui couche avec quelqu’un […] Je vous le dis », a-t-il poursuivi, « vous m’étonnez tous. Nous avons mieux à faire ».

« Il s’agit de vengeance politique », a déclaré Elena Parent, une Sénatrice démocrate de l’État de la région d’Atlanta.

Les partisans de la mesure ont fait valoir que le couple avait abusé de l’argent des contribuables, comme l’affirme le dossier judiciaire retentissant de Mike Roman, co-accusé de Donald Trump, qui prétend que M.Wade, un avocat contractuel du secteur privé, a utilisé l’argent qu’il avait facturé au bureau de la procureure afin de l’emmener en vacances somptueuses.

M. Wade, qui n’a que peu d’expérience en matière de poursuites pénales, aurait été payé environ 654 000 dollars.

« Il s’agit de surveiller les dépenses de l’État », a déclaré Matt Brass, un Sénateur républicain de l’État. « Nous voulons savoir où va notre argent ».

Le Sénateur républicain Brandon Beach a qualifié ce « stratagème » de « poursuite à des fins de profit personnel ».

« J’espère que cette commission d’enquête utilisera son pouvoir d’assignation et citera des témoins et des dossiers pour déterminer si des fonds publics ont été dépensés pour ces voyages somptueux et ces restaurants raffinés », a déclaré le sénateur républicain de l’État. « Les services de sécurité ont-ils participé à ces voyages et qui a payé leurs dépenses ? Mme Willis a-t-elle enfreint une loi déontologique en ne divulguant pas les cadeaux qu’elle a reçus ? »

Mme Willis et M. Wade devraient recevoir des citations à comparaître pour témoigner lors d’une audience le 15 février sur les accusations de liaison, qui déterminera si le couple doit être disqualifié dans l’affaire de fraude électorale en Géorgie contre l’ex-Président Donald Trump.

« Nous avons beaucoup d’informations. Nous avons beaucoup de documents et beaucoup de témoins », a déclaré Ashleigh Merchant, l’avocate de Mike Roman, à CNN, lorsqu’on lui a demandé si elle avait l’intention d’assigner des témoins à comparaître lors de l’audience à venir.

Me Merchant a déclaré que les preuves qu’elle présentera à l’audience, y compris les personnes qu’elle appellera à la barre des témoins, dépendront en partie de ce que Mme Willis dira en réponse aux allégations.

Avant l’audience de présentation des preuves, le président du tribunal a ordonné à Mme Willis de répondre par écrit aux allégations avant le 2 février.

À ce jour, ni Mme Willis ni M. Wade n’ont répondu publiquement aux allégations de relations “inappropriées”.

Fani Willis s’opposera probablement à toute assignation à comparaître imminente. Elle tente déjà d’annuler une citation à comparaître dans le cadre de la procédure de divorce de M. Wade.

Le jour même de la création de la commission spéciale par le Sénat de l’État de Géorgie, la Représentante républicaine de l’État, Charlice Byrd, a officiellement déposé des articles de mise en accusation contre la procureure démocrate.

Mme Byrd, alliée déclarée de M. Trump et présidente du Georgia Freedom Caucus, a déposé vendredi les documents de mise en accusation visant à démettre Mme Willis de ses fonctions pour avoir utilisé son poste de procureure « non pas pour poursuivre la justice, mais pour en tirer un profit politique ».
La résolution de 10 pages de la Chambre des représentants allègue que Mme Willis a commis « des actes de malversation, de partialité tyrannique et d’oppression » dans l’inculpation « injustifiée » de M. Trump et de ses 18 coaccusés, ce qui constitue « le cas le plus grave d’abus flagrant de pouvoir discrétionnaire ».

Mme Byrd affirme que Mme Willis a « grossièrement violé » son serment professionnel, dans lequel elle a juré « l’impartialité, sans crainte, ni faveur ».

En outre, Mme Byrd accuse Mme Willis de s’être engagée dans une relation « inappropriée » et « contraire à l’éthique » avec M. Wade – une relation dont elle a « bénéficié financièrement » et « profité », allègue la Républicaine de Géorgie, citant le serment du procureur dans lequel il est dit qu’il ne prendra « que ma rémunération légale ».

« Fani Willis a une liste de conflits potentiels qui la rendent indigne et inapte à être le procureur du comté de Fulton », a commenté Mme Byrd. « On attend d’une personne élue qu’elle respecte la loi et qu’elle n’utilise pas sa fonction à des fins politiques. Depuis le premier jour de son élection, Fani Willis a fait honte au système de justice pénale du comté de Fulton et de notre État ».

Selon Fox 5 Atlanta, l’Assemblée générale de Géorgie n’a pas mis en accusation qui que ce soit depuis plus de 50 ans.

Une majorité des deux tiers du Sénat de l’État, qui compte 56 sièges, est nécessaire pour prononcer une condamnation, et les Républicains en contrôlent actuellement moins des deux tiers.

Bien qu’un Républicain soit susceptible de remporter un siège vacant, ramenant la majorité du GOP à 33 membres, il faudrait qu’au moins cinq Démocrates votent en faveur de la condamnation.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Townhall

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