Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 janvier 2024

En mai 2021, le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, qui a organisé le massacre du 7 octobre, a fait l’éloge de Poutine, et a déclaré : « à l’avenir, le niveau de coordination entre la Russie et le Hamas sera élevé ».

Lors d’une interview sur Al Jazeera, il a déclaré : « Nous apprécions sans aucun doute le rôle joué par la Russie. C’est un acteur international influent et important. […] Nous pensons que la Russie devrait jouer un rôle encore plus actif et positif. La Russie peut jouer un rôle très important sur la scène palestinienne et dans le conflit dans la région. Nous sommes sûrs que dans les prochains jours, notre niveau de coordination avec eux sera élevé, si Dieu le veut ».

Ali Baraka, chef du département des relations internationales du Hamas à l’étranger, a déclaré fièrement au lendemain du massacre du 7 octobre : « les Russes nous ont envoyé des messages hier matin. Ils sympathisent avec nous. »

Khaled Mashal, le leader du Hamas à l’étranger, a déclaré le 26 octobre 2013 que « les Russes nous ont dit que ce qui s’est passé le 7 octobre serait enseigné dans les académies militaires ».

J’ai de nombreux amis profondément pro-israéliens qui refusent catégoriquement, quelles que soient les preuves, quels que soient les témoignages et les faits, de regarder comment le président Poutine soutient le Hamas. Je leur conseille de ne pas lire ce rapport : il ne correspond pas à ce qu’ils voudront entendre.

Alors que la guerre à Gaza se poursuit, le soutien de la Russie et de l’Iran au Hamas doit être exposé, car je n’ai pas l’habitude de faire dans la dentelle : j’aime les faits, même ceux qui vont à l’encontre de ce que je crois. Je suis détesté par un peu tous les camps politiques pour cela, et j’aime ça.

La question centrale de savoir si la Russie a joué un rôle dans le soutien apporté au Hamas avant son attaque du 7 octobre contre Israël ne peut être étudiée qu’en remontant le temps.

Préambule

Les éléments qui ont servi à établir ce dossier viennent de sources en langue étrangère (russe, perse, arabe, anglaise et hébraïque) rien en français : en France, on n’informe pas : à gauche on rééduque, à droite on réinforme.

  • Les lecteurs de gauche qui liront cet article me détesteront. Certes, ils sont pro-Ukraine et donc hostiles à Poutine, mais c’est pour de mauvaises raisons : ils défendent la souveraineté de l’Ukraine qu’ils dénoncent et détruisent en Europe, et ils sont islamo-gauchistes. Le Hamas, pour eux, est un groupe de combattants pour la liberté.
  • A droite, on me détestera encore plus. Beaucoup sont pro-Poutine, également pour de mauvaises raisons : ils s’imaginent – je vous le jure, je ne plaisante pas – que Poutine défend les valeurs traditionnelles ! Moi, des gens qui rêvent d’être dirigés par un président autoritaire comme Poutine, qui limiterait fortement leurs libertés, je les laisse patauger dans leur bourbier de contradictions.

Une histoire ancienne

En 1972, le KGB a demandé le dossier personnel d’Arafat.

Arafat était un bourgeois égyptien, le KGB en a fait un marxiste dévoué. Le KGB l’a formé à « Balashika », l’école des forces spéciales dans l’est de Moscou.

Puis il a détruit les documents attestant qu’Arafat était né au Caire, et les a remplacés par des documents mensongers indiquant qu’il est né à Jérusalem et qu’il était donc « Palestinien de naissance. »

La Russie entretient des relations avec le Hamas depuis plus de 17 ans, depuis que les dirigeants du groupe se sont rendus à Moscou en mars 2006, quelques semaines seulement après avoir pris le pouvoir dans la bande de Gaza.

En février 2006, le président russe Vladimir Poutine a invité le Hamas à Moscou. Le moment choisi était la victoire du Hamas aux élections de l’Autorité législative palestinienne en janvier de la même année, et l’on s’attendait à ce que le Hamas forme un gouvernement.

Alors en déplacement à Madrid, Poutine déclare :

“Nous n’avons jamais qualifié le Hamas d’organisation terroriste. Il faut reconnaître que le Hamas est arrivé au pouvoir au sein de l’Autorité palestinienne grâce à des élections démocratiques et légitimes et que le choix du peuple palestinien doit être respecté”.

Poutine invite le Hamas à Moscou », Aljazeera, 9 février 2006

Au cours des années qui ont suivi, le président Vladimir Poutine a invité à plusieurs reprises les dirigeants politiques et militaires du Hamas à revenir dans la capitale russe.

  • En février 2007
  • En mai 2009
  • En février 2010
  • En juin 2014
  • En mars 2015

Les responsables et les commandants du Hamas ont obtenu des réunions de haut niveau avec le président russe de l’époque, Dmitri Medvedev, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, et l’envoyé spécial de la Russie pour le Moyen-Orient, le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, entre autres.

Le rôle essentiel de Bogdanov dans le lien entre la Russie et le Hamas

Bogdanov est en charge de la relation au quotidien depuis de nombreuses années. Il rencontre régulièrement les dirigeants du Hamas à Moscou et au Qatar.

Bogdanov a également été chargé par Poutine d’entreprendre des missions diplomatiques sensibles auprès de la Chine afin de soutenir les politiques russes au Moyen-Orient.

En novembre 2015, le journal « Moscow Times » rapportait que Bogdanov avait répété que le Hamas « n’est pas une organisation terroriste » et que le Hezbollah n’est pas non plus une organisation terroriste.

Cela n’a pas empêché Poutine de rencontrer Netanyahou au Kremlin en juin 2016 et de discuter avec lui de la « nécessité d’unifier les efforts pour lutter contre le terrorisme international » : les idiots utiles sont un capital que la Russie a toujours entretenu. .

Les liens entre la Russie et les terroristes du Hamas

Parmi les responsables du Hamas qui ont rencontré régulièrement Bogdanov au fil des ans, figurent :

  • le chef de longue date Khaled Meshaal,
  • son successeur, Ismail Haniyeh
  • Moussa Mohammed Abu Marzouk, membre du bureau politique du Hamas
  • Husam Badran et Saleh al-Arouri, membres importants de la direction militaire du Hamas.

    Badran dirigeait l’aile militaire du Hamas en Judée Samarie, où il a planifié des attentats suicides pendant la seconde Intifada, notamment le tristement célèbre massacre de la discothèque du Dolphinarium à Tel-Aviv en 2001, qui a tué 21 jeunes Israéliens.

    Al-Arouri, que le centre de renseignement public du gouvernement israélien considère comme le numéro deux du Hamas, a fondé sa branche militaire et dirige les activités militaires et terroristes du groupe. Il entretient également des liens étroits et de longues dates avec l’Iran.

La chronologie des réunions suivante montre que le Hamas avait en moyenne deux réunions par an en Russie.

  • En janvier et septembre 2017 ;
  • En mars et octobre 2018 ;
  • En février et juillet 2019 ;
  • En février, mars et octobre 2020 ;
  • En février 2021, une délégation du Jihad islamique a également été invitée à Moscou ;
  • En mai et septembre 2022 ;
  • En mars et mai 2023.

    Dans les médias russes, le Hamas a été décrit en mars 2023, lors de l’arrivée de sa délégation à Moscou, comme une organisation « modérée » et « pragmatique », et ses dirigeants ont été décrits comme des « hommes d’État » « ouverts au dialogue ».

Avant l’attaque du 7 octobre, la Russie rencontrait le Hamas et le Jihad islamique

1 Deux semaines avant que le Hamas ne perpètre le massacre du 7 octobre, le ministre russe de la Défense, Sergey Shoigu, s’est rendu à Téhéran pour rencontrer le plus haut responsable de la sécurité iranienne, Ali Akbar Ahmadian, ainsi que le chef des forces aériennes du CGRI, Amirali Hajizadeh, afin d’inspecter les drones et les systèmes de défense anti-missiles et anti-aériens construits par l’Iran.

Au cours de sa visite, M. Shoigu a déclaré que Téhéran et Moscou « travaillaient depuis des mois » sur une coopération militaire à long terme, avec « de sérieuses dimensions militaires et de défense » et « toute une série d’activités planifiées.

2 Le 1er septembre 2023, cinq semaines avant l’attaque, le chef militaire du Hamas, al-Arouri, se rend à Beyrouth pour rencontrer le ministre iranien des Affaires étrangères, Hussein Amirabdollahian, et le secrétaire général du Jihad islamique palestinien (PIJ), Ziyad al-Nakhalah.

Selon le site web du ministère iranien des Affaires étrangères, lors de la réunion de Beyrouth, le ministre iranien et les deux chefs terroristes sont convenus de travailler ensemble à une action commune pour réaliser ce qu’ils ont appelé “la défaite complète du régime sioniste” avec “la formation d’un seul État palestinien dans l’ensemble de la Palestine historique”. Des envoyés russes font partie de la réunion, bien que leurs noms ne soient pas indiqués.

3 Le 16 mars 2023, les dirigeants russes et ceux du Hamas se rencontrent à Moscou, quelques jours seulement après que le Hamas a reçu une invitation de la Russie. Le moment choisi pour ces rencontres est-il significatif, six mois et demi avant l’attaque du Hamas contre Israël ? Pourquoi la Russie a-t-elle décidé de convoquer cette réunion à ce moment précis ? La réponse est apportée par les médias arabes.

Lors des réunions, Lavrov puis Bogdanov ont rencontré le chef politique du Hamas, Marzouk, et le commandant militaire al-Arouri.

À l’issue des entretiens, les hauts responsables du Hamas ont affirmé, dans un communiqué, que la Russie a promis d’aider le Hamas à “modifier le statu quo avec Israël”.

Al-Arouri aurait déclaré :

» Le voyage à Moscou était une visite importante [pour le Hamas] et met en lumière le rôle du mouvement auprès de nombreux acteurs mondiaux. La délégation du Hamas a affirmé son droit légitime à la résistance armée afin de faire face à l’occupation israélienne et à la poursuite de la violence et de l’oppression israéliennes à l’encontre des Palestiniens ».

En réponse à cela, Bogdanov aurait souligné le « soutien inébranlable » de la Russie aux droits du peuple palestinien.

Après la rencontre avec le vice-ministre des Affaires étrangères Bogdanov, M. Marzouk a décrit la visite sur le site web du Hamas :

“Elle était différente des précédentes », étant donné que « l’opération militaire [spéciale] en Ukraine a provoqué une confusion particulière dans le monde et dans le système international ».

La Russie venait-elle d’accepter d’aider le Hamas dans le but stratégique d’ouvrir un deuxième front coûteux pour les États occidentaux qui soutiennent l’Ukraine ?

Si le Hamas déclenche une opération contre Israël, l’Occident devra simultanément soutenir Israël et l’Ukraine à un coût très élevé, à la fois militaire et politique.

Non seulement ces éléments témoignent du soutien politique à long terme de la Russie au Hamas, qu’elle ne reconnaît pas comme un groupe terroriste, mais les réunions avec le Hamas et l’Iran offrent également des preuves indirectes d’un engagement sur le plan militaire, comme le montre le calendrier suggestif des réunions du 16 mars à Moscou avec le Hamas, organisées par le Kremlin, et la réunion de Shoigu avec l’Iran, juste avant l’attaque du Hamas.

Moscou fournit de l’armement au Hamas

Le 8 octobre, au lendemain du massacre, Ali Baraka, un haut responsable du Hamas, était interviewé sur Russia Today.

Il déclare :

« Ce que tout Palestinien désire plus que tout, c’est être un martyr pour Allah, défendre sa terre… Ce sont nos alliés qui nous soutiennent avec des armes et de l’argent… Il y a des pays qui nous soutiennent politiquement. Même la Russie sympathise avec nous – les Russes nous ont envoyé des messages hier matin. Ils sympathisent avec nous… Nous avons des usines de mortiers et leurs obus [russes]… Nous avons des usines de production de fusils Kalachnikov et leurs balles. Nous avons une licence russe pour la production de balles Kalachnikov à Gaza. »

  1. Pendant des années, les combattants du Hamas se sont appuyés sur des armes russes, par exemple des missiles antichars Kornet, pour attaquer des cibles israéliennes telles que des bus transportant des soldats israéliens. Le Hamas affirme que ces armes sont fabriquées localement, c’est-à-dire à l’intérieur de Gaza, mais la technologie de ciblage laser utilisée pour les guider avec précision ne peut pas facilement être fabriquée dans cette région. L’Iran a longtemps été considéré comme le fournisseur. Mais il est de plus en plus évident qu’une plus grande partie des armes du Hamas provient de Russie.
  2. Le 1er juillet 2023, la branche militaire du Hamas a organisé une exposition de son inventaire militaire. Parmi les armes exposées figuraient :
  3. Le 14 mars, juste avant la visite du Hamas à Moscou, CNN a cité quatre sources non spécifiées qui ont déclaré que la Russie avait envoyé à l’Iran des armes et des équipements perdus sur le champ de bataille en Ukraine que les États-Unis et d’autres États de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) avaient fournis à l’armée ukrainienne.

    Il s’agirait notamment de systèmes antichars Javelin et de systèmes antiaériens Stinger, qui pourraient ensuite faire l’objet d’une rétro-ingénierie et être utilisés par le Hamas.
  4. En juin, un haut fonctionnaire israélien a déclaré qu’il craignait que les armes envoyées par Moscou à Téhéran ne passent directement de l’Iran au Hamas et au Hezbollah.
  5. Le 10 septembre, le chef du Mossad, David Barnea, a déclaré que le gouvernement israélien craignait que la Russie ne cherche à vendre des armes de pointe à l’Iran dans le cadre d’un accord de troc. Barnea s’est dit inquiet que l’Iran fournisse à la Russie des missiles à courte et longue portée en plus des drones qu’il lui vend déjà pour son invasion de l’Ukraine, et qu’en retour, la Russie transfère à l’Iran des armes de pointe qui pourraient menacer la sécurité d’Israël « et peut-être même notre existence ».
  6. A prendre avec des pincettes en raison de la propagande à double sens dans le conflit, le lendemain de l’attaque du 7 octobre, une source officielle ukrainienne a affirmé que « certains des combattants du groupe Wagner PMC, qui ont quitté le Belarus en direction de pays africains, ont été impliqués dans la formation et le transfert d’expérience de combat à des militants du Hamas ». À ce jour cependant, aucune confirmation non ukrainienne n’a été apportée aux allégations selon lesquelles le groupe Wagner aurait offert une formation au Hamas.
  7. Le 21 novembre, des renseignements déclassifiés par des responsables américains montrent que le groupe Wagner s’est récemment préparé à fournir un système de défense aérienne « au Hezbollah ou à l’Iran », sur instruction du gouvernement russe.

Le recours à des mandataires pour fournir des armes au Hamas et, si possible, pour faire fabriquer ces armes dans d’autres pays, comme la Chine ou la Corée du Nord, correspond au modus operandi habituel du Kremlin. Le recours à des mandataires permet au président Poutine d’attiser le conflit au Moyen-Orient en prenant moins de risques que si ses forces étaient directement impliquées dans une action militaire tuant des civils.

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Les réunions de Moscou avec le Hamas après le 7 octobre

1 Le 26 octobre, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Bagheri Kani, a rencontré le Russe Bogdanov et Marzouk, du Hamas, lors d’une réunion trilatérale à Moscou. Rien n’a été dit publiquement, si ce n’est que Marzouk a fait l’éloge de la position de Moscou sur le conflit et des efforts actifs de la diplomatie russe.

2 Entre la réunion du 26 octobre, où, officiellement, les trois hommes se sont réunis pour discuter des Russes possédant la double nationalité et retenus en otage par le Hamas, et les rencontres successives Russie-Iran, Russie-Hamas et Iran-Hamas qui ont eu lieu dans les mois précédant le 7 octobre, il est plausible de suggérer qu’il y avait plus à l’ordre du jour que de la diplomatie et le retour des otages.

Désinformation russe en faveur du Hamas

1 Les preuves de plus en plus nombreuses des efforts systématiques déployés par la Russie pour diffuser de la désinformation en faveur du Hamas, y compris la rétention d’agents moldaves par un ressortissant russe pour mener des actions de déstabilisation en France, fournissent un indice supplémentaire des efforts continus de la Russie pour aider le Hamas et attiser le conflit entre Israël et le Hamas.

2 « Doppelganger » était le nom d’une vaste campagne de désinformation orchestrée par la Russie pour saper l’Ukraine en diffusant de faux récits. Normal en temps de guerre. Il y en a aussi côté ukrainien. Mais la campagne s’attaque à une nouvelle cible : la guerre entre Israël et le Hamas. Elle repose sur le principe de l’agit-prop traditionnelle, et consiste à suggérer que le soutien financier des puissances occidentales a été détourné de l’Ukraine vers Israël. Et que l’Ukraine perdra bientôt tout soutien militaire et financier de la part de l’Occident, et ce de manière à saper la droite pro-israélienne et pro-Ukraine, et les dirigeants des pays tiers.

3 Les vigiles de l’internet ont remarqué l’augmentation de l’utilisation de robots russes pour diffuser de faux récits, principalement concernant la guerre entre Israël et le Hamas. Une analyse des comptes X qui partagent ces sites web usurpés montre que la plupart d’entre eux ont été créés en septembre et octobre 2023. Ils n’ont généralement pas d’adeptes ni de comptes suivis. Un exemple récent de désinformation par ces bots a été la diffusion massive de photos de graffitis d’étoiles de David sur des bâtiments parisiens.

4 Politico a révélé que quatre personnes – dont un couple de Moldaves arrêté début novembre – ont peint plus de 250 étoiles de David bleues dans la capitale française dans le contexte de recrudescence des actes antisémites depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. Interrogé par la police, le couple moldave a affirmé avoir agi sur ordre d’un individu russe en échange d’argent.

Peu après, les photos apparaissaient sur les comptes des Bots russes sur X :

La Russie a-t-elle joué un rôle, avant le 7 octobre ?

  • Le 26 octobre, plus de deux semaines après le massacre, Khaled Mashal était interviewé par la chaîne de télévision égyptienne Sada al-Balad.

Il déclare que la Russie « avait bénéficié de l’attaque menée par la branche militaire du Hamas le 7 octobre ».

Mashal ajoute :

Le Hamas « veut une coordination avec des puissances comme la Chine et la Russie »… « la Russie a bénéficié de ce que nous avons fait [le 7 octobre] parce que cela a détourné les Américains de la guerre en Ukraine ».

  • Le 2 novembre, Ali Baraka a déclaré dans une interview à la chaîne Spot Shot (Liban) :

« La Russie est en contact avec nous quotidiennement, les Chinois ont envoyé des représentants à Doha, et la Chine et la Russie se sont rencontrées avec les dirigeants du Hamas. Une délégation du Hamas s’est rendue à Moscou, et bientôt une délégation du Hamas se rendra à Pékin. Tous les ennemis des États-Unis dans la région se consultent et se rapprochent. Et le jour n’est pas loin où ils rejoindront la guerre ensemble et feront des États-Unis une chose du passé. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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