Publié par Michèle Mazel le 8 février 2024

Le 8 octobre, le secrétaire général de l’ONU Guterres avait jugé bon de souligner qu’il était «important de reconnaître que les attaques du Hamas n’ont pas eu lieu dans le vide», sous-entendant qu’elles pouvaient avoir une certaine justification.

Il ne faisait que choisir son camp. Et utiliser son poste pour le défendre. Rien ne l’a fait dévier. Ni le détail des atrocités commises le 7 octobre, ni les révélations sur le traitement inhumain des otages. Dans son esprit, leur sort pèse de peu de poids comparé aux souffrances de la population de Gaza.

Ce qui est grave, c’est qu’il a laissé ses préjugés l’empêcher d’adopter une position plus neutre, qui aurait peut-être pu contribuer à une solution de la crise, basée sur des concessions réalistes de part et d’autre.

Pendant ce temps, la Maison-Blanche apportait son soutien à l’Etat juif, lui fournissant le financement et l’armement nécessaires à la poursuite du combat.

Il se dit que le président Biden agissait plus par conviction religieuse que par calcul politique. Le parti démocrate, et plus particulièrement son aile gauche, ne cache pas son hostilité envers Israël. Plus grave encore, de larges segments de sa majorité prenaient parti sinon pour le Hamas, au moins pour la population de Gaza.

Dans de prestigieuses universités, des étudiants défilaient en scandant des slogans appelant à la destruction d’Israël. les présidents de plusieurs d’entre-elles se refusaient à dire clairement que l’appel au génocide des Juifs n’était pas couvert par le Premier amendement de la constitution. Il y avait des manifestations monstres dans la rue.

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Le président américain se retrouvait bien seul.

Les médias relayaient sans complexe les informations mensongères du mouvement terroriste Hamas, et ne se donnaient pas toujours la peine de rectifier, quand bien même Israël démontrait, preuves en main, que c’était faux.

Puis vint l’accusation de génocide, en dépit des bilans publiés par le ministère de la Santé à Gaza : civils et militants du Hamas confondus, moins de trente mille morts en quatre mois de combats.

Surtout, le mois de novembre approche

Joe Biden, engagé dans une lutte désespérée pour un second mandat, ne peut plus se permettre l’hémorragie des voix démocrates causée par son soutien à Israël. Alors, le département d’Etat a été prié de recalculer sa feuille de route.

  • Anthony Blinken voit des éléments positifs dans les exigences du Hamas, et se déclare optimiste en parlant aux familles des otages.
  • Il sous-entend que le moment est venu pour Israël d’arrêter de se battre, voire de se retirer de la Bande de Gaza, et de mettre fin aux souffrances des Palestiniens.

Charles de Gaulle l’avait bien dit : “les Etats n’ont pas d’amis, que des intérêts”. Mais était-il vraiment nécessaire, de la part de Blinken, d’ajouter un commentaire plus que douteux ?

«Les Israéliens ont été déshumanisés de la manière la plus horrible le 7 octobre. Depuis, les otages sont déshumanisés tous les jours. Mais cela ne peut pas être un permis de déshumaniser les autres.»

Que voilà un bel argument pour les ennemis de l’Etat juif.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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