Publié par Jean-Patrick Grumberg le 10 février 2024

Jeudi, le conseiller spécial Robert Hur a publié les conclusions de son enquête sur la rétention illégale par Joe Biden de documents classifiés à l’époque où il était sénateur et vice-président.

Le rapport conclut en sa culpabilité, ce qui n’est pas très grave pour lui, car les dés étaient pipés : je ne pense pas révéler un scoop – sauf pour ceux qui lisent Dreuz pour la première fois – en affirmant que la justice n’est plus aveugle, et que la gauche bénéficie désormais de sa bienveillance. “[Joe Biden] a délibérément conservé et divulgué des documents classifiés après sa vice-présidence, alors qu’il était un simple citoyen”, dit le rapport.

La suite est croustillante, pour le moins.

Les dés étaient pipés, et il fallait que le président s’en sorte sans égratignure. Le procureur spécial Hur a trouvé de quoi justifier la non-inculpation du président, mais il a dérapé, provoquant un ouragan que les médias ne pourront apaiser qu’en ignorant l’information.

Hur a déclaré que M. Biden ne devrait pas être inculpé au pénal, notamment parce que le président serait probablement considéré par un jury comme une figure sympathique : “un homme âgé, bien intentionné et à la mémoire défaillante”. Autrement dit, Donald Trump, qui est poursuivi pour exactement les mêmes faits, devrait être inculpé parce que des juges le trouveraient antipathique ? On juge désormais les gens de gauche sur leur bonne tête, et ceux de droite sur les faits ?

Et Hur a ajouté : “en raison de sa mémoire défaillante”.

Patatrac, tout a chaviré : pour la première fois, nous avons une évaluation de la santé mentale du président

Le rapport indique que Biden “ne s’est pas souvenu de l’époque où il était vice-président” et “de la mort de son fils [Beau Biden]”.

“Sur la base de nos interactions directes avec lui et de nos observations”, poursuit le procureur, “il serait difficile de convaincre un jury de le condamner : il s’agirait alors [au moment de la condamnation] d’un ancien président, âgé de plus de 80 ans, pour un crime grave qui requiert un état mental volontaire”.

La suite est encore plus embarrassante.

Plus loin dans le rapport, Hur note :

“[Le président Biden] semblait avoir des limites importantes”, à la fois dans les enregistrements avec le nègre qui a écrit ses mémoires en 2017, Mark Zwonitzer, et lors de son entretien avec l’équipe de l’avocat spécial en 2023.

“Les conversations enregistrées par M. Biden avec Zwonitzer en 2017 sont souvent douloureusement lentes, M. Biden luttant pour se souvenir des événements et s’efforçant parfois de lire et de relayer ses propres notes de carnet”, indique le rapport de M. Hur.

Et en 2023, lorsque le président Biden a eu un entretien de cinq heures avec l’équipe de Hur, sa mémoire était “pire”. Il ne se souvenait pas des années de sa vice-présidence, il avait oublié l’année – 2015 – où son fils, Beau Biden, est décédé après une bataille contre un cancer du cerveau, selon le rapport.

“Il ne se souvient pas quand il était vice-président, il a oublié le premier jour de l’entretien quand son mandat s’est terminé (“si c’était en 2013, quand ai-je cessé d’être vice-président ?”), et a oublié le deuxième jour de l’entretien quand son mandat a commencé (“en 2009, suis-je toujours vice-président ?”)”, écrit M. Hur dans le résumé de l’entretien avec Joe.

“Il ne se souvenait pas, même seulement après quelques années, de la mort de son fils Beau”, ajoute le rapport.

La même semaine qu’une suite inquiétante de déficiences cognitives

Le rapport, qui a été immédiatement critiqué par les avocats de la Maison-Blanche, est tombé la même semaine où le président a illustré à quel point son état ne lui permet pas de diriger le pays – un article de la Constitution prévoit ce genre de problème, l’article 25, auquel la presse a voulu que le pays ait recours contre le président Trump.

  • Mercredi, lors d’événements de campagne, le président Biden a déclaré à deux reprises qu’il s’était entretenu avec le chancelier allemand Helmut Kohl lors d’une réunion diplomatique au Royaume-Uni peu après l’émeute du 6 janvier.

    Petit problème : M. Kohl est décédé en 2017.
  • Lors d’un autre événement dimanche, Biden a déclaré avoir serré la main du président François Mitterrand après sa victoire électorale de 2020. Mitterrand étant décédé en 1996, je saisis mal comment les deux hommes ont pu se serrer la main. Seule explication, Biden est un fantôme.
  • Cette semaine encore, en réponse à un journaliste, Biden a répondu que sa mémoire était parfaite. Quelques instants plus tard, il qualifiait Abdel Fattah el-Sissi de “président du Mexique”.
  • Concernant Israël, le président Biden a qualifié l’offensive militaire israélienne à Gaza d’« exagérée », puis en réécoutant l’enregistrement, aucun journaliste n’arrive à savoir s’il parlait d’Israël ou de la demande du Hamas en échange de la libération des otages !

Karine Jean-Pierre, la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, a minimisé les incidents, et déclaré aux journalistes, trop heureux de sa réponse :

“Vous savez, ça nous arrive à tous, c’est courant”.

Trop incapable de passer devant un tribunal pour la mauvaise manipulation d’informations classifiées, mais apte à occuper le bureau ovale ?

Représentante républicaine de New York, Claudia Tenney

La représentante républicaine de New York, Claudia Tenney, a demandé jeudi au ministre de la Justice Merrick Garland qu’il envisage d’utiliser le 25e amendement pour démettre le président Joe Biden de ses fonctions.

Le 25e amendement de la Constitution prévoit un scénario dans lequel le cabinet peut juger le président incapable d’exercer ses fonctions et le démettre de ses fonctions.

“Après avoir conclu que le président Biden avait sciemment et volontairement retiré, malmené et divulgué des documents classifiés à plusieurs reprises sur une période de plusieurs décennies, M. Hur a néanmoins recommandé que des accusations ne soient pas portées contre lui”, a-t-elle écrit.

“Le raisonnement du conseiller spécial est alarmant. Il a cité de nombreux cas où le président Biden a montré des facultés mentales dramatiquement compromises et a conclu qu’un jury serait susceptible de percevoir le président Biden comme un vieil homme sympathique et oublieux”.

Tenney poursuit :

“Je n’ai pas besoin de vous dire que les poursuites [judiciaires] ciblées sont moralement, éthiquement et légalement interdites. Nous ne poursuivons pas ou ne refusons pas de poursuivre des personnes en fonction de leur personnalité ou de la perception anticipée qu’en aura le public”.

“Si le conseiller spécial estime que les preuves constituent une base raisonnable pour engager des poursuites, il doit le faire” détaille Tenney.

“Le ministère de la Justice ne peut pas, pour des raisons éthiques, inculper l’ancien président Trump parce qu’il a une acuité mentale et une personnalité forte, et refuser d’inculper le président Biden en raison de son déclin cognitif. Le président Biden doit être inculpé. À moins qu’il ne soit pas mentalement compétent pour être jugé.”

Dans une solide démocratie, ce devrait être soit l’un, soit l’autre mais pas les deux. S’il peut diriger le pays, alors il est en état d’être poursuivi au pénal, et s’il ne peut pas être poursuivi au pénal parce qu’il n’a plus toute sa tête, alors il doit être démis de ses fonctions. Mais les démocrates ont si bien fissuré la démocratie qu’aucun de ces scénarios ne se produira.

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Elle conclut ainsi :

“De manière candide, le rapport du conseiller spécial établit que [Biden n’est pas mentalement compétent].

  • Le fait de ne pas pouvoir se souvenir du poste qu’il a occupé et de la date à laquelle il l’a fait est exceptionnellement préoccupant.
  • Être incapable de se souvenir de la date de décès de son enfant – même dans un laps de temps de plusieurs années – est peut-être encore plus effrayant.
  • Et il se peut qu’il ne soit pas apte à subir un procès”, a-t-elle insisté.

Dans ce cas, “il est certain qu’il n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités présidentielles.

En conséquence”, écrit-elle au ministre de la Justice qui ne fera rien, “il vous incombe d’entamer une procédure de destitution du président en vertu du 25e amendement de la Constitution des États-Unis. Le président Biden doit être inculpé, ou il doit être destitué. Il n’y a pas de solution intermédiaire”.

Première démocratie au monde

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi un pays de 330 millions d’habitants comme les Etats-Unis dépasse de loin l’UE et ses 450 millions d’habitants ? Pourquoi une écrasante proportion de l’économie du 3e millénaire, produite autour de l’Internet et des smartphones vient des Etats-Unis ? Pourquoi le PIB des Etats-Unis est plus de deux fois supérieur à celui des 27 pays européens ? Le budget de l’armée américaine est quatre fois supérieur à celui des 27 pays européens combinés ?

La réponse tient en ces mots : libéralisme, capitalisme, démocratie avancée, protection élevée de la liberté individuelle.

Conclusion

Je ne lis pas dans le futur, je ne spécule pas, et je ne cherche jamais à le faire. Ne me demandez pas si Biden terminera son terme, s’il pourra se présenter en novembre, s’il sera remplacé au dernier moment, par Michèle Obama par exemple, si la fraude sera massive, et si Donald Trump remportera les élections.

Les Etats-Unis sont la première démocratie au monde. Preuve est faite que des cerveaux maléfiques ont le pouvoir de saper ses bases au point de maintenir au pouvoir un président qui n’a plus sa tête ; les médias de cacher la réalité pour influencer l’opinion, de tout faire pour protéger Joe Biden quoi qu’il arrive et quel que soit le mal qu’il fait au pays, et de vouloir détruire Donald Trump quel que soit le bien qu’il fait aux Américains.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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