Publié par Guy Millière le 15 février 2024

A chaque fois que les Etats-Unis ont un Président destructeur, le même scénario se répète, les commentateurs français commencent par se réjouir, en disant qu’un président américain arrive au pouvoir qui va apporter des idées positives.

Ensuite, les décisions du président en question sont dépeintes comme extraordinaires. Puis, quand les effets désastreux des décisions prises se font jour, tout est fait pour qu’ils soient décrits sans que rien soit reproche au président destructeur. Suivent en général des descriptions du “déclin” des Etats-Unis et de leur glissement vers la chute, et la haine des Etats-Unis qui habite tous les ennemis de la liberté que peut compter la France déferle. C’est ainsi que tout s’est passé sous Jimmy Carter. C’est ainsi que tout s’est passé sous Barack Obama. C’est ainsi que tout se passe sous Joe Biden.

Quand Biden a été élu il a été couvert d’éloges. Quand les effets désastreux ont commencé à devenir flagrants (et c’est allé vite, la débâcle en Afghanistan est survenue pendant l’été 2021) quasiment rien n’a été reproché à Biden, et cela continue jusqu’à aujourd’hui : dans aucun média français ne se trouve rappelée l’attitude pusillanime de l’administration Biden face aux menaces d’invasion de l’Ukraine proférées par Poutine et ne se trouve souligné, entre autres, que l’administration Biden a permis à l’Iran de recevoir des dizaines de milliards de dollars sans lesquels ni le massacre perpétré en Israël le 7 octobre 2023 ni la guerre à Gaza, ni les attaques des milices Houthi dans la mer Rouge n’auraient eu lieu. Les liens de corruption liant la famille Biden à la Chine et à l’entreprise Burisma et à l’ancien régime en Ukraine sont totalement ignorés. Les discours parlant du “déclin” des Etats-Unis sont en train de suivre en ce moment.

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Emmanuel Todd, avec qui j’ai débattu sur la télévision suisse à l’époque où je vivais encore en France, et que j’avais qualifié à l’époque de paléo-marxiste, vient de publier un livre appelé La défaite de l’Occident, dans lequel il prétend détecter des indicateurs censés montrer que les Etats-Unis sont au plus mal et seront très bientôt une puissance déchue (je reviendrai sur ce livre indigent). Il passe d’entretien en entretien, et ses interlocuteurs se délectent de ses propos. Du côté de la droite antiaméricaine, la consternante Caroline Galacteros tient des propos assez proches de ceux d’Emmanuel Todd.

Ce qui reste absent de l’ensemble de ce qui se dit en France sur les Etats-Unis et sur leur rôle dans le monde est un simple détail : la prise en compte de la réalité.

La gauche américaine, comme toutes les gauches du monde, est très destructrice et lorsqu’elle accède au pouvoir, elle détruit. Dès lors que la gauche américaine est devenue aujourd’hui une extrême gauche, elle détruit beaucoup. Et elle s’efforce présentement de ravager intérieurement les Etats-Unis et d’infliger à ce qui s’appelait avant 1991 le monde libre un maximum de dégâts.

Ces dégâts ne sont pas irréversibles.

Après la présidence Carter, le peuple américain a porté au pouvoir Ronald Reagan, et les Etats-Unis se sont vite redressés et ont même gagné la guerre froide. Après ce que j’ai appelé le désastre Obama, le peuple américain s’est tourné vers Donald Trump. La gauche s’est acharnée contre lui et a fraudé en 2020 pour le remplacer par Biden.

Présentement, malgré l’acharnement de la gauche américaine contre lui, Donald Trump avance à nouveau vers la Maison Blanche et a de fortes chances de l’emporter en novembre 2024, car il a le soutien de tous les Américains attachés à leur pays.

Si Trump est réélu, les Etats-Unis se redresseront à nouveau, au grand désespoir des commentateurs français et de la gauche américaine.

Si la gauche américaine parvenait à faire chuter Donald Trump dans les mois à venir et si elle restait au pouvoir, elle continuerait son travail de destruction, mais ce ne serait pas le signe d’un “déclin des Etats-Unis”. Ce serait un signe du pouvoir de destruction de la gauche américaine, et ce serait alors l’entrée dans une période qui serait non seulement une défaite de l’Occident, mais celui d’une défaite de la liberté, de la démocratie, des droits de l’être humain et le passage pour une durée indéterminée dans une prédominance de la dictature et de la barbarie.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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