Publié par Dreuz Info le 27 février 2024

On a beaucoup glosé sur Tucker Carlson allant jusqu’à Moscou pour un interview-fleuve avec le dictateur russe puis sur le premier commentaire à chaud de Trump sur l’assassinat de Navalny (qui allonge encore la liste des crimes politiques qui sont la marque de fabrique de Poutine).

On aurait aimé au minimum que Trump dise que c’était un crime de trop mais, au lieu de cela, il a spontanément établi une comparaison entre l’acharnement contre Navalny et celui, politique, judiciaire et médiatique dont il est la cible au quotidien depuis huit ans. Choquant ? Oui et non. Pas pour qui sait exactement ce dont Trump parle et pas pour ceux qui peuvent faire la différence entre America First des années 30 et America First des années Tea Party et Trump. Les media de gauche, aussi vils qu’ignorants, en sont bien incapables.

En Europe, on est soigneusement tenu dans l’ignorance de ce que c’est que la famille mafieuse Biden et l’administration Biden aux ordres d’Obama et de Soros. Biden a sciemment adopté des politiques qui sont responsables d’un cumul de désastres à l’intérieur et à l’extérieur.

A l’intérieur, il se comporte en véritable dictateur, utilisant les agences gouvernementales pour outrepasser les lois qui ne lui conviennent pas et ignorer ou bafouer la Constitution afin de traquer en justice les dissidents politiques. En même temps, il a délibérément laissé entrer 10 millions d’illégaux qui ont droit à tout dès leur arrivée et dont beaucoup présentent des profils à haut risque. L’état de droit n’existe plus. Le département de la justice lui est tout acquis et l’exonère d’actions qui mêlent sédition et trafic d’influence tandis que son concurrent à l’élection de 2024 doit faire face à des procès purement politiques, fondés sur des bases inventées à dessein, en général à partir d’alinéas de lois tombées en désuétude, et que quantité de juristes qualifient d’inconstitutionnels. Le but : mettre Trump en prison et lui ôter tous ses biens. Une moitié d’un milliard (sur une dizaine) est déjà confisquée. Certes, il s’agit de crimes en col blanc, pas de crimes de sang mais c’est parce que Trump a les moyens de s’offrir un service de sécurité de première classe, sans quoi il pourrait en effet connaître le sort de Navalny. D’autres, comme les deux femmes tuées par la Police de Washington le 6 janvier 2021, n’ont pas eu ce privilège. Un dictateur occidental ne peut évidemment pas se permettre ce que Poutine, Xi Jinping, Kim Yung Un ou les ayatollahs iraniens peuvent accomplir impunément mais l’esprit est identique : se débarrasser de ses opposants “par quelque moyen que ce soit”.

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L’interview de Carlson, qui est America First des années 30, c’est à dire pacifiste, isolationniste et libertarien, aveugle aux réalités jusqu’à se ridiculiser par sa poutinolâtrie, a eu au moins le mérite d’exposer au monde le révisionnisme historique de Poutine, qui s’appuie sur l’idéologie eurasianiste de son supérieur intellectuel, Alexander Douguine. Les mensonges historiques, grossiers, ont servi de prétextes pour violer le Traité de Minsk de 1991 et le Mémorandum de Budapest de 1994 et pour envahir l’Ukraine, ce qui est une menace pour toute l’Europe. Chez nous aussi, nous avons des poutinolâtres irrécupérables qui avalent goulument les outrances de Dimitri Medvedev ou d’Alexander Makogonov.

Trump, lui, est America First nouvelle manière (un retrait partiel des responsabilités mondiales que d’autres devraient prendre en charge à leur tour), c’est à dire qu’il entend bien sa base (dans laquelle existent les deux versions). Ce n’est pas parce qu’il semonce l’OTAN ou qu’il n’a pas hurlé comme Biden que Poutine était “un fou et un fils de p… ” (on imagine les réactions s’il avait été aussi vulgaire) qu’il va laisser tomber l’Ukraine. Interrogé par Laura Ingraham (de Fox News), il a rendu hommage au courage de Navalny et ajouté que Poutine “était parti pour prendre toute l’Ukraine, que Biden finirait du reste par la lui abandonner “, ce qui montre que Trump est parfaitement conscient de la situation et qu’il pense intensément aux moyens efficaces de contrer le dictateur russe.

Il voit aussi que l’Amérique doit affronter à l’extérieur les problèmes monstrueux créés par Biden. En plus de l’Ukraine, qui est tout de même la responsabilité de l’Europe d’abord, il y a sa propre invasion par la frontière béante au sud, le chaos au Moyen-Orient où l’Iran islamiste (déjà infiltré au gouvernement américain) peut accéder au nucléaire pendant les 10 mois qui viennent, la menace chinoise accrue et enfin les plans russes de nucléariser l’espace, face à une Amérique gravement désarmée et non-préparée. Ni les élus républicains ni Trump ne “refusent” d’aider l’Ukraine mais leurs matériels militaires et leur trésor se trouvent réduits à la portion congrue.

Si toutes ces menaces se précisaient, et pourquoi pas toutes en même temps, l’Amérique pourrait-elle alors compter sur une aide quelconque, en argent sinon en hommes, des Européens ?

Trump sait trop bien que non, et nous le savons aussi.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Evelyne Joslain pour Dreuz.info.

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