Publié par Dreuz Info le 8 mars 2024

« Nos différentes appartenances chrétiennes sont issues du même tronc hébraïque, ce qui nous encourage à célébrer d’une même voix l’appel biblique à la paix, dans le respect de nos traditions respectives. Face aux défis de notre temps, cette convergence spirituelle est indispensable ! ».

C’est par ces mots d’accueil que l’abbé Alain René Arbez a ouvert la célébration œcuménique du Dies Judaicus (Jour du judaïsme), dimanche dernier en l’église Saint-Antoine de Padoue. Cette célébration a été instituée il y a 13 ans par les évêques suisses pour rappeler chaque année aux chrétiens l’origine hébraïque de leur foi.

Une célébration œcuménique

Autour de lui, le pasteur Vincent Schmid, théologien spécialiste de la bible et ancien pasteur de la cathédrale Saint-Pierre, ainsi que le pasteur Samuel Boateng, de la communauté Temple of Praise qui célèbre le culte chaque dimanche à l’église Saint-Jean XXIII. Également présents le rabbin Hillel Habibi, conférencier actif dans le dialogue judéo-chrétien, le Père Habtom Hadish, prêtre orthodoxe copte érythréen, qui célèbre chaque dimanche la divine liturgie à l’église Saint-Hippolyte du Grand-Saconnex, Jean Claude Bernstein, ami fidèle de 35 ans et modérateur du dialogue judéo-chrétien à Genève, Gary Vachicouras, ancien assistant de feu le métropolite Damaskinos (diocèse orthodoxe de Suisse- Patriarcat oecuménique), théologien laïc de l’Église orthodoxe grecque, et enfin Yves Felix, vice-président de l’association évangélique Gesher Hahaïm.

Refus de toute forme d’antisémitisme

L’abbé Arbez a souligné comment « l’évangile de la transfiguration nous redit aujourd’hui le lien vital entre Jésus, Moïse et Élie. Cette révélation éclairante motive notre refus de toute forme d’antisémitisme », a-t-il ajouté en invitant à prier « pour le retour rapide des otages dans leurs familles, l’arrêt du terrorisme et la fin du cycle de violence ».

Les prédications de l’abbé Alain René Arbez sur Abraham et celles du pasteur Vincent Schmid sur la transfiguration, ont souligné la continuité entre juifs et chrétiens.

Le sacrifice de notre père Abraham (GN 22, 1-2.9-13.15-18)

« Abraham est une référence commune pour les juifs et les chrétiens qui ont la même bible », a affirmé d’emblée l’abbé Arbez. « Abraham est en effet l’initiateur d’un choix de vie dans la foi. Nous sommes donc tous concernés par son expérience de vie », a-t-il poursuivi.

La confiance d’Abraham en Dieu est grande et sa confiance aussi, lorsqu’il entend son appel « qu’il interprète comme le besoin de sacrifier Isaac ».

« Avec la foi d’Abraham, fiable comme les piquets de sa tente face aux vents du désert, c’est une alliance durable qui prend forme ». En fin de compte, c’est l’ange du Seigneur, le messager de vérité, qui retient le bras d’Abraham, et un mouton est offert en sacrifice à la place d’Isaac. « Ce qui est essentiel dans la suite de l’histoire – a souligné l’abbé Arbez – c’est l’entrée en perspective de la Terre promise. Elle est clairement confiée par Dieu à Abraham, Isaac et Jacob, et les Hébreux qui cheminent dans le désert après la sortie d’Egypte ont gardé en eux cette espérance vivante qui ne les quittera plus jamais ».

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« Celui-ci est mon fils bien-aimé » (MC 9, 2-10)

« Le récit que nous méditons ce matin n’est pas un reportage mais une peinture. La peinture d’une vision spirituelle accordée aux disciples leur permettant de passer du visible à l’invisible, du Jésus de l’histoire au Christ de la foi. Elle répond à la question : Qui est Jésus ? », a affirmé le pasteur Schmid.

« Des clés de compréhension sont disposées qui se nomment Elie et Moïse. L’Évangile va chercher dans la révélation qui précède Jésus de grandes figures permettant d’interpréter le Maître lui-même ainsi que le sens de sa destinée », a-t-il poursuivi. « La transfiguration nous parle aussi de l’unité imbrisable de la révélation biblique. Jésus Christ est incompréhensible si on le coupe de la source ouverte avant lui et à laquelle il s’abreuve. A aucun moment Dieu ne se renie dans son mouvement en direction l’humanité, il est Un », a-t-il conclu.

La célébration, chantée en hébreu et accompagnée en musique par la remarquable violoniste Harieta Herman (membre de l’OSR) , du flûtiste François Mützenberg et Thierry Jaquier à l’orgue, a réuni une assemblée nombreuse et diversifiée. Elle s’est conclue avec la bénédiction finale par l’ensemble des ministres présents.

Source : eglisecatholique-ge.ch/celebration-oecumenique-dies-judaicus-2024/

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