Publié par Dreuz Info le 23 mars 2024

Il n’y a, en général, que les conceptions simples qui s’emparent de l’esprit du peuple. Une idée fausse, mais claire et précise, aura toujours plus de puissance dans le monde qu’une idée vraie mais complexe. — Alexis de Tocqueville

Après plus de trois ans – et alors que les démocrates dans le Colorado, le Maine et l’Illinois ont tenté (vainement) d’interdire à Donald Trump de participer au scrutin de ces trois États – il est plus que temps pour les médias de cesser d’écrire que «Trump a tenté de renverser une élection présidentielle» et d’arrêter d’utiliser des expressions prétendument neutres telles que «l’élection que Trump a perdue», «la défaite de Trump» et ses «fausses affirmations» «sans fondement», «Trump conteste les résultats» de «la victoire de Biden» ainsi que «faire basculer l’élection en sa faveur”.

Il est également temps que les agences de presse cessent de «déclarer» que les quatre derniers actes d’accusation ne sont rien d’autre que des réactions valides ou compréhensibles (bien que, peut-être, inopportunes) pour punir Trump pour ses tentatives («criminelles») de «priver les électeurs de leurs droits» et donc de «renverser la démocratie.»

Il ne s’agit là, non pas d’une vision neutre, objective et non partisane sur l’élection de 2020. Loin de là. Non, de quoi s’agit-il si ce n’est la version (auto-congratulatoire) du Parti démocrate. Cela revient à ce qu’un journaliste pose la question : «Quand avez-vous arrêté de battre votre femme ?»

Des expressions telles que des «allégations de fraude sans fondement», des «enquêtes électorales bidon» et des «fausses allégations de fraude électorale» viennent directement du Parti de Joe Biden. Au minimum, les lecteurs et les téléspectateurs sont habitués à une circonspection prudente avec des mots comme «prétendu(s)» et «accusé(s) de». Pourquoi ces expressions ont-elles disparu ?

À ce stade, une question cruciale se pose : quel est le point de vue de Donald Trump sur l’élection de 2020 ?

Rappelons que son message tout entier — comme celui des manifestants du 6 janvier 2021 (pas un seul d’entre eux, à ma connaissance, ne brandissait d’autres armes que des téléphones portables pour prendre des selfies) — est exactement, ou presque, le même — c’est-à-dire que ce sont les démocrates qui ont tenté d’annuler (et, en fait, ont effectivement réussi à renverser) le résultat des élections de 2020 et par conséquent, la démocratie américaine (d’où sa colère, et celle des manifestants, loin d’être déraisonnable).

Nous pourrions même utiliser des formulations similaires : «l’élection que Biden a perdue», «la défaite de Joe» et «ses fausses affirmations», «les démocrates ont essayé de contester/changer (et ont réussi à contester/changer) les résultats». En effet, le 45e président a qualifié cela de «stealing the election» et donc… si quelqu’un a privé les Américains de leurs droits de vote et sapé la démocratie, c’est bien le parti de Barack Obama, Hillary Clinton et Joe Biden.

Étant donné que les accusations sont fondamentalement les mêmes, un média neutre, objectif, et indépendant — au lieu d’agir comme des pourvoyeurs de Fake News (pour reprendre l’expression de Trump) — ne devrait-il pas accorder une place égale aux deux accusations ?

La façon dont même les médias conservateurs comme Fox News et le Wall Street Journal, sans parler des RINOs (Republicans In Name Only) comme Mike Pence et Nikki Haley, adhèrent aux et répètent les «points de discussion» et les deux poids, deux mesures de la gauche est déconcertante. Un éditorial du WSJ a défendu Donald Trump contre le «lawfare» (faire la guerre aux citoyens, célèbres ou non, à travers le système juridique, en les emprisonnant ou «tout simplement» en les ruinant, une tactique maîtrisée par les démocrates qui l’ont déjà utilisée contre des alliés de Trump tels le général Michael Flynn et Rudy Giuliani), tout en qualifiant son «comportement post-électoral» de 2020 de «trompeur et destructeur» et en faisant référence à ses «méfaits» «honteux». Tandis que la National Review s’est également opposée aux inculpations, partisanes, de Trump, tout en se sentant obligée de souligner que l’hebdomadaire «a condamné les actions épouvantables de Trump dès le lendemain des élections de 2020» ainsi que «les tromperies de Trump» : «La rhétorique mensongère visant à conserver un mandat politique est détestable.»

Après avoir prouvé de manière concluante — avec des citations du juge Antonin Scalia, des comparaisons du 6 janvier avec les émeutes raciales des années 1960 et une utilisation du dictionnaire Webster de 1828 — que January 6, 2021 n’était pas une Insurrection, l’un des éminents professeurs de droit constitutionnel sur le site Reason estime néanmoins nécessaire de terminer son article avec les mots “je suis consterné par le comportement de Trump le 6 janvier 2021, et je ne voterai en aucun cas pour lui à cause de cela.” Pourquoi, Steven Calabresi ?! Vous venez de prouver que

  • Loin d’être une rébellion, l’émeute du 6 janvier a duré deux heures et demie dans la capitale du troisième pays le plus peuplé du monde. Personne n’est venu à l’émeute avec une arme à feu, même si les armes à feu sont largement disponibles dans ce pays. Lorsque l’ancien président Trump leur a demandé de partir, ils sont partis.

Pourquoi, dès lors, parler du «tort que Trump a commis le 6 janvier 2021» ?

Un article en tous points remarquable sur le blog Powerline, écrit par John Hinderaker, auteur habituellement remarquable, nous donne, paragraphe après paragraphe, des preuves de tricherie et de mensonge de la part des démocrates. Et pourtant, cela ne peut empêcher Hinderaker lui-même de se sentir obligé de faire preuve de politesse et de tendre la corde à l’opposition et de terminer ledit message par les mots «les affirmations manifestement indéfendables» de Trump, ainsi que par ces lignes immortelles :

  • En résumé, l’acte d’accusation ne démontre pas que Trump est un criminel qui devrait aller en prison. Mais cela démontre clairement que Trump est un égocentrique malhonnête doté d’un sens du jugement horrible et qui ne devrait plus jamais se voir confier un poste de gouvernement avec des responsabilités.

Vous venez d’écrire 15 paragraphes détaillant les mensonges, la tricherie et l’ingérence criminelle des démocrates dans les élections de 2020, M. Hinderaker – notamment dans les actes d’accusation qui viennent d’être présentés par les procureurs bolchéviques. Quelle est la place de vos deux dernières phrases, sinon pour prouver qu’avec suffisamment de pression et d’hystérie, la propagande de gauche de la part des férus du mélodrame submergera même le cerveau le plus ouvert et le plus honnête ?

Pourquoi être (prétendument) un «égocentrique malhonnête doté d’un sens du jugement horrible» serait-il pire qu’être un tricheur mensonger avec des tendances bolchéviques ou qu’être un collègue républicain qui est incapable de voir que l’autre camp est composé de tricheurs mensongers avec des tendances bolchéviques ?

Une phrase populaire chez les conservateurs est la suivante : “Au lieu de nous dire tout le mal que vous pensez de Trump, pourquoi pas nous faire part de ce que vous adorez chez le parti démocrate ?”

À quel point les prétendus manquements de Trump sont-ils répréhensibles alors que la plus désastreuse administration américaine de l’histoire prépare la campagne électorale la plus sordide et délétère de l’histoire du pays, et ce, afin de créer, à l’image de Pékin ou de Moscou au temps de l’URSS, un pays autoritaire régi par des crapules ? (Voilà, précisément, ce qui explique la colère de Trump — ce serait plutôt «un sens du jugement» admirable — et celle de ses adhérents…)

Même les dissidents communistes tombent dans le piège des démocrates

et leur diabolisation à la Soviétique de leurs opposants

Même les réfugiés des pays (anciennement ou actuellement) communistes – qui n’hésitent généralement pas à informer le public occidental à quel point le mouvement Woke ou la destruction de statues, par exemple, sont d’origine totalitaire –, ne sont pas à l’abri de ce que l’on pourrait appeler la propagande du parti démocrate. Quand tout le monde s’accorde sur ce que Trump est censé être un horrible «narcissique», ne reconnaissent-ils pas que c’est l’une des façons dont le Kremlin a calomnié (ou dont le PCC de Pékin calomnie) leurs frères dissidents et allait (ou va) jusqu’à les envoyer dans des asiles de fous, dans le but «bénin» de les «guérir» ?

De ce côté-ci de l’Atlantique, l’habituellement remarquable Nicolas Lecaussin (auteur né dans la Roumanie communiste dont l’IREF — Institut de Recherches Economiques et Fiscales — et l’IFRAP — Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques — tentent de s’attaquer à l’État profond, “obèse et destructeur”, à la manière de la Foundation for Economic Education ou du Mises Institute aux États-Unis) est foncièrement honnête quant aux frasques de la famille Biden mais ressent la nécessité de s’en prendre à Donald Trump avec une tonne de briques.

” [l’] ancien président, que ses frasques et son détestable caractère rendent aussi imprévisible qu’infréquentable”

Pourquoi un réfugié du cauchemar communiste de Nicolae Ceaușescu (tout comme Ilya Somin l’est d cauchemar de Brejnev) ne peut-il pas comprendre que l’attitude «détestable» de “OrangeManBad” s’explique par son dégoût pour les politiciens de gauche, la corruption qu’ils engendrent et leur désir de transformer l’Amérique “fondamentalement” en une république bananière comme Cuba ou… la Roumanie ?

Mais le réfugié est-européen le plus étonnant est le «camarade» de Steven Calabresi chez Reason. J’ai suivi et admiré Ilya Somin – dont le curriculum vitae remplit une page ou plus – depuis que Glenn Reynolds a commencé à le citer sur Instapundit il y a une douzaine d’années. En février dernier, Ilya Somin a écrit En souvenir de Lénine, le premier meurtrier de masse communiste. On pourrait penser qu’un réfugié du cauchemar communiste serait capable, encore une fois, d’être sceptique quant aux affirmations douteuses des agents du gouvernement.

Mais encore et encore, Ilya Somin ignore les nombreuses anomalies de l’élection de 2020 (voir les détails ci-dessous) tout en prenant pour acquises les affirmations du parti démocrate sur la défaite de Trump (est-ce par gratitude envers l’Occident que les réfugiés d’Europe de l’Est, par ailleurs rationnels, mettent de côté leur cerveau et prennent au mot les gouvernements occidentaux, même ceux de gauche – dont tous ou la plupart étaient partisans des communistes de l’URSS ?), et affirme que Donald Trump est coupable de trahison et que «l’insurrection» du 6 janvier aurait pu blesser ou tuer les policiers du Capitole.

Comme le souligne Ron Hart – qui n’est pas, lui, un constitutionnaliste –, les démocrates basent leur manuel politique sur celui de Lénine :

Lorsque vous avez de mauvaises politiques et que vous ne pouvez pas maintenir votre autorité sur la base de résultats quantifiables, vous faites ce que les démocrates ont fait ces dernières années : vous armez le gouvernement contre vos ennemis.

Ce n’est pas une construction nouvelle. En 1918, le dirigeant soviétique oppressif Vladimir Lénine (dont le 100e anniversaire de la mort a eu lieu le 21 janvier) a exposé son plan pour maintenir les communistes au pouvoir avec son tristement célèbre «ordre de pendaison».

La comparaison entre les quatre points de l’ordre de «pendaison» de Lénine et le modus operandi du Parti démocrate américain est une lecture incontournable. (Si vous ne cliquez sur aucun autre lien dans ce post, que ce soit celui de Ron Hart et celui de Matt Kane ci-dessous…) :

  1. Numéro 1. «Pendre à la vue du peuple» ressemble aux multiples et frivoles tentatives de destitution de Trump par les démocrates. Il faudrait abandonner sa raison au dogme Woke-DNC pour ne pas conclure que les «Deep Staters» gauchistes ne ciblent pas Trump. Un homme de 76 ans, jamais arrêté, aurait commis 90 crimes au cours des 12 derniers mois alors qu’il se présente contre un président en exercice. Vraiment ? Peut-être est-il juste en retard de floraison ?
  2. Numéro 2. «Publier leurs noms.» De toute évidence, «le doxing et les swatting» des dirigeants du Parti républicain, de Lois Lerner à l’agent de l’IRS qui a remis les déclarations de revenus de Donald Trump et d’Elon Musk au New York Times, entrent dans cette catégorie.
  3. Numéro 3. «S’emparer de tout leur grain.» C’est ce que le procureur général de New York, Letitia James, fait à Trump en utilisant une nouvelle théorie juridique qui n’a ni victime ni crime pour lui retirer ses avoirs.
  4. Numéro 4. «Désignez les otages – d’une manière que les gens voient et tremblent.» Si ce n’est pas là l’essence de la vaste réaction excessive des procureurs suite au 6 janvier, alors enfermez-moi dans une cellule. Quelques centaines d’hommes qui ressemblaient aux acteurs de Duck Dynasty, lors d’une journée déroutante, ont traversé notre Capitole («La Maison du Peuple») et se sont emparés du podium de Nancy Pelosi. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux sont placés en cellule d’isolement, peut-être pour une durée allant jusqu’à 20 ans. Pour simple violation de propriété.

Les Républicains respectent les règles du golf ; Les Démocrates, eux, jouent au hockey sur glace

Je n’aime pas l’idée d’être protégé par ces bergers
qui ne sont pas de meilleurs animaux que nous,
et qui bien souvent en sont de pires.

— Alexis de Tocqueville

À ce sujet : pendant ce temps, les cas de corruption – bien pires – de Joe Biden, à la fois en tant que sénateur et en tant qu’occupant de la Maison-Blanche (plus de 20 millions de dollars de pots-de-vin de la part des communistes chinois ?!), sont dûment combattus par nos frères conservateurs, mais jamais avec une formulation aussi vitriolique. L’opposition est plutôt modérée, même si elle est fondée sur des principes (rarement, voire jamais, des mots chargés comme «honte(ux)», «épouvantable» ou «les méfaits»). Je ne me souviens pas que des Republains RINO comme Mitt Romney, Liz Cheney ou Chris Christie — pour ne pas parler du Ministère de Justice — se soient énervés outre mesure à propos des manigances de la famille Biden.

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Autant s’alarmer que les dissidents des pays est-européens présentaient (si, si) malgré tout des côtés détestables : bien sûr, les tribunaux soviétiques sont allés trop loin. Cela va sans dire. Mais néanmoins, en ce qui concerne des cas individuels tels que Soljenitsyne et Sakharov (voire un dissident de HongKong ou un opposant romain au couple Ceaușescu), ces “losers” devaient sûrement mériter quelque part, d’une manière ou d’une autre, leur sort.

Quand les républicains et les conservateurs (ainsi que la population en général, d’ailleurs, tant française qu’américaine) se familiariseront-ils enfin avec les deux règles du journalisme moderne ?

  • RÈGLE N°1 : Parce que les journalistes doivent être ouverts d’esprit, faire preuve d’indépendance d’esprit et faire preuve d’une bonne dose de scepticisme, les paroles et les actes des politiciens, des dirigeants et des puissants — ainsi que ceux des citoyens ordinaires interviewés — doivent constamment être contestés, remis en question, mis en doute et, le plus souvent, interrompus (de façon plus ou moins polie).
  • RÈGLE N°2 : La règle n°1 s’applique uniquement aux gens de droite.

    Pour les gens de gauche, la question typique est plutôt du type «Veuillez avoir l’obligeance de nous éclairer sur vos glorieux projets visant à transformer fondamentalement notre pays». (En deuxième position : «veuillez nous dire à quel point les gens ont souffert et souffrent encore dans notre pays exécrable.»)

Pourquoi les conservateurs succombent-ils si souvent au Syndrome de Stockholm et ressentent par conséquent toujours le besoin d’être «fair-play» et de céder aux vues auto-congratulatoires des démocrates, qui n’ont jamais nourri la moindre bonne volonté à leur égard et qui ne sont en aucun cas disposés à leur rendre la pareille ?

(Voir la vidéo républicaine de 12 minutes montrant un démocrate après l’autre, d’Al Gore à Stacy Abrams, contestant les résultats des élections depuis 2000 ; tout aussi important, notez que même si un nombre inquiétant de conservateurs naïfs ont exprimé un certain degré de sympathie envers l’affirmation des démocrates selon laquelle Donald Trump aurait perdu les élections de 2020 — même en dépit de la fraude incontestable — pas un seul démocrate n’a jamais fait la pareille en ce qui concerne son propre parti.)

Comme Bernie Marcus, co-fondateur de Home Depot, l’a mentionné il y a 11 ou 12 ans, expliquant «les règles du jeu» aux États-Unis :

… les Républicains respectent les règles du… golf. Au golf, si vous ratez un putt ou si vous touchez la balle avec la main, vous le signalez vous-même et enlevez des points sur votre propre score. Nous jouons au golf. Les démocrates, eux, jouent au hockey sur glace. C’est un jeu de tueurs. Et voilà la différence en politique.

Le génie de Donald Trump était, et est toujours, de faire en sorte que le Parti républicain joue lui aussi au hockey sur glace.(Et il s’en va de soi que c’est pour cette raison — que c’est précisément pour cette raison — qu’il est à ce point haï.)

Le Fair-Play : Un examen impartial des arguments des rivaux

Il n’y a rien de plus sujet à l’erreur que l’opinion commune.
Un bon observateur isolé a en réalité plus de poids sur mon
esprit que mille témoignages superficiels ou intéressés
qui se répètent les uns les autres.

— Alexis de Tocqueville

Mais prenons tout de même un moment pour examiner ce principe de fair-play : en ce qui concerne l’équité, si un journaliste, ou un simple citoyen, devaient examiner les accusations rivales sans passion, une personne intellectuellement honnête (journaliste ou autre) ne se sentirait-elle pas obligée de conclure qu’il existe davantage de preuves en faveur de Trump ?

N’est-ce pas une “preuve” d’élections volées par les démocrates que les bureaux électoraux dans une poignée d’États dans lesquels Trump était en tête après le vote ont fermés à minuit ou peu après — une décision absolument sans précédent — et quand il ont rouvert le lendemain matin, quelques heures plus tard, c’était soudainement Joe Biden qui était, par le plus étrange des hasards, en avance ?

On pourrait aussi parler des efforts visant à modifier les lois électorales des États, des Républicains dans la Chambre des Représentants conservant tous leurs sièges après l’élection tout en rajoutant une douzaine, ainsi que les mail-in ballots, la ballot harvesting, le controverse des mules, les TwitterFiles, avec les institutions (Death of the American Voter), les médias sociaux et les grands médias s’unissant pour calomnier des articles tels que celui du New York Post sur l’ordinateur portable de Hunter Biden, etc.

Comme l’écrit Del May sur le site American Thinker,

Pour moi, le plus gros révélateur du fait que les élections ont été truquées est la façon dont les démocrates ont stoppé toute tentative d’audit. S’ils n’avaient rien à cacher, laissez les Républicains poursuivre leurs audits. S’il n’y avait pas de trucage, alors les audits feraient passer les Républicains pour des abrutis. Alors, pourquoi n’ont-ils pas laissé les Républicains auditer ??

Mais je renvoie le lecteur à l’article incontournable de Matt Kane dans American Thinker, où il évoque les “changements inconstitutionnels apportés aux lois électorales des États, les urnes non surveillées, les erreurs des machines à voter, les statistiques de participation électorale mathématiquement improbables et d’autres exemples de fraude électorale pure et simple”, ainsi que le fait que «les politiciens de l’establishment et les grands médias se sont battus plus durement que sur toute autre question pour convaincre le public que la fraude électorale est une théorie du complot».

Il faut également évoquer l’article du Time Magazine du 4 février 2021 — moins d’un mois après les soi-disant «émeutes» du 6 janvier par des «voyous» qui représentaient des «menaces pour la démocratie» — dans lequel Molly Ball fait état avec approbation d’une «cabale» (les termes sont ceux choisis par Time lui-même) de «militants de gauche et de titans du monde des affaires» travaillant pour «sauver» l’élection de la menace de Trump. Dans le New York Post, Glenn Reynolds — qui souligne que même si «le 6 janvier 2021… a été qualifié “d’insurrection”, il s’agirait plus d’une manif d’étudiants occupant le bureau du doyen que d’un coup d’État» — écrit que «la “cabale” qui se vantait d’avoir imposé Joe Biden» à l’Amérique et à la terre tout entière… a poussé le vote par correspondance. Elle a décidé de bloquer les poursuites pour fraude électorale intentées par Trump et ses partisans. Elle a eu recours à la censure des médias sociaux pour étouffer les arguments pro-Trump et amplifier les arguments anti-Trump. Elle a parrainé de nombreuses manifestations.

N’est-ce pas un signe d’élections volées par les démocrates que récemment (juste après Noël 2023), dans l’un des procès (de style soviétique ?) contre Donald Trump, le procureur spécial Jack Smith, a demandé au juge (Tanya Chutkan) d’empêcher l’ancien président de présenter ses preuves concernant non seulement le 6 janvier 2021 mais aussi le 3 novembre 2020, ce qui effectivement équivaut 1) à ne pas accorder à un citoyen américain ses droits du Premier Amendement, 2) à ne pas permettre à l’ancien président de monter sa défense, et 3) à ne pas supposer que l’accusé soit innocent jusqu’à ce qu’à preuve du contraire ?

Citons un certain Severn par rapport à une étude sur le 14ème Amendement :

Arrêtez-vous un instant pour savourer la pure folie kafkaïenne de tout cela… le langage de la Constitution qui a été écrite pour s’appliquer à ceux qui se sont engagés dans l’insurrection contre les États-Unis est utilisé par ceux qui se sont engagés dans l’insurrection contre les États-Unis (la «résistance» anti-Trump) pour empêcher le gouvernement légalement élu (Trump) de prendre le pouvoir au motif qu’il leur résiste.

En dehors de tous ces éléments de preuve, pour moi, il y a un exemple simple qui se démarque des autres :

Dans quelle mesure est-il concevable qu’un vieillard, homme politique professionnel et gâteux, sans antécédents d’orateur respecté ou de popularité nationale (contrairement à, par exemple, Ted Kennedy) ne batte pas seulement la rock star du Parti républicain (Donald Trump) en nombre d’électeurs, mais aussi la rock star du Parti démocrate (Barack Obama) — d’autant plus que les (rares) discours et les (rares) apparitions de campagne de Joe Biden n’ont guère attiré un nombre significatif d’individus, encore moins de foules, et que, effectivement (sur l’étrange conseil de VIPs comme Nancy Pelosi), «Sleepy Joe» ne sortait quasiment pas de son sous-sol pour faire campagne ?

En revanche, soyons fair-play et examinons les arguments de la gauche : l’une des principales raisons pour lesquelles beaucoup d’entre nous sont sceptiques concerne le fait même que les grands médias ont tenté d’étouffer tout débat sur le sujet, et ce, dès les premières heures du 4 novembre 2020. Trump «continue de prétendre, à tort, que les élections de 2020 lui ont été volées» (New York Times, 8 août 2023).

La gauche ne fait que répéter sans cesse — elle ne prend même pas la peine d’utiliser sa tactique habituelle de fouine consistant à faire référence à des experts (anonymes), bien que cela soit implicite — que les affirmations de Trump sont «sans fondement» (baseless), voire un mensonge pur et simple (ou “the big lie“), tout en traitant les sceptiques de “théoriciens du complot”, sans jamais donner, au moins de temps en temps, la moindre preuve à ce sujet.

Il suffirait peut-être de présenter un seul article ou un reportage approfondi dans lequel chacune des affirmations de Trump serait méticuleusement triée et démystifiée, et dans tous les reportages ultérieurs le New York Times, le Washington Post, et Le Monde pourraient y faire référence en faisant un hyperlien entre cet article et les mots «sans fondement» ou «mentir». Mais cet article de fond ne semble exister dans aucune rédaction que ce soit.

Comme le dit Dennis Prager par rapport à l’État laïc, aujourd’hui

tout ce que vous avez à dire aux gens, c’est «Selon les experts»… Comme je le dis depuis des années, pour le diplômé universitaire laïc, «Selon les experts» est ce que «Ainsi parle l’Éternel» a été pour les religieux depuis des millénaires. On a échangé l’autorité du Seigneur pour celle des «experts»…

Dans le cas qui nous concerne, le New York Times, Le Monde et CNN n’utilisent même pas l’expression «selon les experts», sachant que cela semblerait prétentieux et ridicule et en pariant – incroyablement, sans manquer de succès – sur le fait que personne ne contestera leur langage prétendument neutre en ce qui concerne les affirmations «sans fondement» de Trump et son désir pour «renverser» une élection et, en fait, la démocratie elle-même.

Personnellement, je ne suis pas très religieux moi-même, mais si vous lisez les livres de la série The Rational Bible de Dennis Prager («Le titre de [ces cinq commentaires] est “The Rational Bible” car son approche est entièrement basée sur la raison… On ne demande jamais au lecteur d’accepter quoi que ce soit sur la foi seule»), vous aurez une idée de la véritable raison pour laquelle la religion a une si mauvaise réputation. Que signifie être religieux ? Cela signifie-t-il croire aux (prétendus) contes de fées ou aller à l’église/à la synagogue avec des croyants insensés aux sourires idiots ?

Cela ne veut rien dire d’autre que ceci, affirme Dennis Prager : vivre et travailler (et… gouverner) tout en essayant d’intégrer la Règle d’or et les Dix Commandements dans votre vie. Maintenant, avant de protester que vous ne voulez pas, ou vous n’avez pas besoin, de leçon de religion : pensez à «ne pas dérober» et «ne pas tuer» («ne pas assassiner» dans l’hébreu original) ; n’est-ce pas là une plutôt bonne gouvernance pour une société à laquelle même un athée peut, sans pour autant renoncer à son athéisme ou à son agnosticisme voire sans adhérer à aucune religion, souscrire ?!

Ah, mais là est le problème : pour la gauche, en fait, le Décalogue s’avère être un sacré problème majeur.

Les gauchistes à la tête d’un gouvernement célébré comme laïc ne pensent évidemment pas que vous êtes leurs égaux, les socialistes ne croient pas au commandement “ne point convoiter” (cf. les impôts), les communistes ne croient pas au commandement “ne point tuer”, les gouvernements nounou ne croient pas au commandement d’«honorer ton père et ta mère» (ta famille) — certainement pas au-dessus de Big Brother — et surtout, tous ceux qui précèdent ne croient pas au commandement «Ne point porter de faux témoignage».

(Si vous protestez : “Ne nous emballons pas, Erik, vous ne pouvez sûrement pas nier qu’un certain montant d’impôts est nécessaire dans la vie ?!”, la réponse est fournie par Harry Jaffa : “Ceux qui vivent sous la loi ont un droit égal à l’élaboration de la loi, tandis que ceux qui font la loi ont le devoir correspondant de se soumettre à la loi.” Cela vaut d’ailleurs aussi pour le brouhaha du 6 janvier…)

Porter un faux témoignage : les gauchistes se donnent le droit de mentir aux autres, et ils se donnent le droit de mentir à eux-mêmes – tout cela pour se réjouir de leur propre valeur et de leur propre gloire, alors que ces chevaliers en armure étincelante bouleversent tout.

Parce qu’ils sont des férus du mélodrame (Drama Queens), les gauchistes se permettent d’utiliser deux poids, deux mesures et de mentir sur le réchauffement climatique, sur la montée des océans, sur Donald Trump, sur les républicains qui seraient la réincarnation de Hitler, sur les émeutes de gauche contre les manifestations de droite, sur les immigrés clandestins et le fait qu’ils n’auraient pas de papiers, sur le racisme, sur l’année 1776 remplacée par 1619, sur la culture américaine (racisme structurel), sur le sexisme et sur la “culture du viol”, sur les hommes s’identifiant comme des femmes participant à des sports féminins, sur le suicide étant une chose bienveillante (“Tu ne tueras point” s’applique également à toi-même), et sur l’horrible civilisation occidentale (basée sur la Bible), sur le caractère supposément traître du mouvement MAGA, sur le fait que les manifestants du 6 janvier mériteraient jusqu’à deux douzaines d’années de prison, tout en libérant de véritables criminels dans la rue, sur la façon dont les communistes étaient des êtres honorables («ils ont tué des millions de personnes, bien sûr c’est horrible, mais bon, ils avaient… de bonnes intentions») et sur le wokisme révélant une image plus véritable de la société.

Bref, les gauchistes peuvent mentir sur le fait que leurs voisins seraient des êtres méprisables et qu’ils sont eux-mêmes débordants de courage pour attaquer ces voisins, c’est-à-dire leurs adversaires (pas menaçants pour un sou).

En parlant de la Bible, d’ailleurs, lorsqu’elle mentionne la fausse fierté comme le péché capital, cela ne couvrirait-il pas votre auto-déclaration d’êtres ô combien valeureux pour vos efforts pour «sauver la planète» et «sauver la démocratie» ?

Pas étonnant à quel point ils vantent l’état laïc et veulent que la religion judéo-chrétienne n’ait rien à voir avec la politique…

Ces contes de fées expliquent également l’antisémitisme et l’anti-américanisme à travers les siècles et les millénaires, Israël et les États-Unis étant les deux nations qui ont le plus tenté de suivre les préceptes de la Bible judéo-chrétienne, notamment la Règle d’Or (et ont prospéré en conséquence) — et ont donc au moins essayé d’empêcher les hommes politiques et les citoyens de mentir aux autres comme à eux-mêmes. Cela nous ramène, pour boucler la boucle, à Dennis Prager, qui écrit (dans Whites Aren’t Hated for Slavery but for Making America and the West) que

La gauche… déteste l’Amérique, qu’elle considère comme le modèle du capitalisme par excellence. En devenant le pays le plus prospère de l’histoire, l’Amérique, pays capitaliste par excellence, reste un reproche vivant à tout ce que représente la gauche. Si l’Amérique peut être renversée, tous les rêves égalitaires de la gauche pourront se réaliser. … Ce que la gauche cherche avant tout, c’est de détruire l’Amérique telle que nous l’avons connue — l’enclave capitaliste et judéo-chrétienne de la liberté personnelle.

Le dernier livre de Mark Levin s’intitule The Democrat Party Hates America. La vérité, comme nous l’avons vu avec le mouvement Woke, est que les universitaires et les militants de gauche détestent les institutions américaines (ainsi qu’occidentales), la Gauche déteste les valeurs américaines (et occidentales), les gauchistes détestent l’histoire américaine, les gauchistes détestent la liberté américaine et les démocrates détestent les républicains depuis la naissance du mouvement et du parti en 1854.

Lincoln en 1860 : “quand vous [les Démocrates] parlez de nous, Républicains, vous le faites uniquement pour nous dénoncer comme des reptiles [ou] des hors-la-loi”

… les peuples démocratiques ont un goût naturel pour la liberté…
Mais ils ont pour l’égalité une passion ardente, insatiable, éternelle,
invincible ; ils veulent l’égalité dans la liberté, et, s’ils ne peuvent
l’obtenir, ils la veulent encore dans l’esclavage.

— Alexis de Tocqueville

Et les gauchistes ont été tout à fait disposés à mentir sur tout ce qui précède. Aux États-Unis, il est courant de débattre des causes de la Guerre de Sécession : Alors que l’esclavage et les droits des États (States’ Rights) rivalisent traditionnellement dans le débat en tant que principales causes du déclenchement du conflit, il faudrait peut-être envisager une troisième explication : l’élection d’un «horrible» républicain à la Maison-Blanche. (1860 ? Ou 2016 ?…) Et il y a eu tellement d’indignation parmi les Sudistes, démocrates, en 1860 qu’ils ont tenté de déchirer la nation au cours des quatre années suivantes (d’une manière bien plus sanglante, bien sûr, qu’au 21ème siècle).

Il y a seulement une douzaine d’années, James Carville qualifiait les Républicains (des temps modernes) de «reptiles “. Et il y a plus de 160 ans, lorsqu’un avocat de l’Illinois a ressenti la nécessité de s’adresser aux sudistes et aux démocrates (lors de son discours à la Cooper Union en février 1860), devinez quel terme Abraham Lincoln a choisi :

“… quand vous parlez de nous, Républicains, vous le faites uniquement pour nous dénoncer comme des reptiles [!], ou, au mieux, comme des hors-la-loi purs et simples. Vous accorderez une audience aux pirates ou aux meurtriers, mais rien de tel aux [Républicains]. Dans tous vos conflits les uns avec les autres, chacun de vous considère qu’une condamnation inconditionnelle du [Républicanisme] est la première chose à laquelle il faut s’occuper. En fait, une telle condamnation à notre encontre semble être une condition préalable indispensable — une licence, pour ainsi dire — parmi vous pour être admis ou autorisé à parler. Maintenant, pouvez-vous, ou non, être amené à faire une pause et à réfléchir si cela est tout à fait juste pour nous, ou même pour vous-mêmes ? Présentez vos accusations et spécifications, puis soyez patient suffisamment longtemps pour nous entendre nier ou justifier.”

«Des reptiles, des hors-la-loi, des pirates, des meurtriers»… Combien de fois les Républicains ont-ils été qualifiés de “domestic terrorists” au cours des douze dernières années ? (Et dans les années, dans les décennies, précédentes ?) N’entend-on pas tous les quatre ans que le dernier candidat républicain montre des signes de fascisme et, en fait, qu’il est probablement l’équivalent d’Adolf Hitler, celui qui risque de déclencher la Troisième Guerre mondiale ?

Quand on entend que l’adversaire est un raciste ou un nazi notoire, il n’est pas anormal de tout faire (y compris tricher aux élections) afin d’empêcher Adolf Hitler de devenir le leader du pays. Mais les férus du mélodrame qui diabolisent à souhait (surtout dans le Colorado, dans le Maine et dans l’Illinois) devraient peut-être apprendre que pendant l’élection de 1860, Abraham Lincoln a lui aussi été interdit de participer au scrutin d’une dizaine d’États — les états sudistes et esclavagistes aux mains des démocrates qui allaient tenter de faire sécession suite à l’élection de cet être épouvantable.

Nous entendons sans cesse dire que les Américains – et que le candidat républicain de 2024 (que ce soit Trump ou l’un de ses adversaires) – ne devraient pas relancer les élections de 2020. Cela serait fastidieux et source de discorde et “il est temps de passer à autre chose et de laisser cela derrière nous”. Ce conseil «rationnel» ne provient-il pas également du… parti démocrate ?

La question du vol d’élections (avec… la subversion de la démocratie qui en découle !) n’est-elle pas importante ? N’est-elle pas primordiale ?

Le principal problème de notre époque n’est-il pas qu’un parti politique majeur ait tenté, avec succès, de saper la démocratie américaine ? Et non, les coupables n’étaient ni Donald Trump ni le Parti Républicain.

Dans cette perspective, n’oublions jamais ceci : que ce n’est pas le 6 janvier (2021) — répété ad nauseam par les démocrates et les grands médias — qui est la date critique ; non, la date significative est le 3 novembre (2020).

Erik Svane est journaliste indépendant, historien et écrivain publié.
Il réside à Paris et blogue sur No Pasarán et sur Le Monde Watch depuis 20 ans.

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