Publié par Guy Millière le 14 mars 2024

J’ai traité du discours sur l’état de l’union lu par le sinistre individu qui occupe présentement la Maison Blanche à Washington.

J’ai souligné le caractère ignoble et mensonger du discours. J’ai dit que le sinistre individu en question était non seulement sénile et corrompu, mais sinon drogué, tout au moins dopé. J’ai dit que lorsqu’il revenait à l’état normal, il redevenait un pantin pantelant.

Il est une dimension cruciale de son discours que j’ai laissé de côté.

De fait : le discours lu par Joe Biden était très nettement anti-israélien. Certes, le discours disait, pour la forme, qu’”Israël a le droit de se défendre”, mais suivaient immédiatement des attaques vicieuses contre Israël.

Le discours soulignait que l’armée israélienne avait tué 30.000 civils innocents, exactement le chiffre donné par le Hamas à des fins de propagande. Que le journal Libération en France colporte la propagande du Hamas est une chose. Que l’homme censé être le président des Etats unis le fasse est infiniment plus grave. Le discours n’a pas incriminé une seule fois le Hamas.

Le discours a parlé de la famine à Gaza et de la nécessité d’accroitre l’aide humanitaire, souligné qu’il faudrait un arrêt des combats pour que l’aide arrive en plus grande quantité et laissé entendre qu’Israël refusait l’ arrêt des combats. Biden et son administration ne peuvent ignorer que l’essentiel de l’aide humanitaire est volé par le Hamas, qui n’en laisse que des miettes aux civils, et ne peuvent ignorer qu’accroitre l’aide humanitaire sera renforcer le Hamas, et ne changera strictement rien à la famine qui pourrait survenir à Gaza. 

Inutile d’user de circonlocutions : dans les faits, Biden et son administration veulent aider le Hamas à survivre. Leurs décisions prolongent la guerre, nuisent à la possibilité pour Israël de gagner, et leur permettent de préparer l’avenir qu’ils voudraient voir se concrétiser : la création et la reconnaissance unilatérale par les Etats-Unis d’un “Etat palestinien” confié à une Autorité Palestinienne dominée par le Hamas qui régirait Gaza et les terres de Judée-Samarie occupées par l’Autorité Palestinienne.

L’administration Biden veut tout faire pour imposer cet Etat à Israël, contre le gré du gouvernement Netanyahou. Le gouvernement Netanyahou résiste : l’administration Biden espère faire tomber le gouvernement Netanyahou, et le voir remplacé par un gouvernement plus malléable.

Je doute fortement qu’il y ait en Israël des dirigeants politiques prêts à accepter la création d’un Etat terroriste palestinien dirigé par le Hamas, mais l’administration Biden essaie d’en trouver, et fera tout pour parvenir à ses fins.

Aux fins que l’aide au Hamas soit massive, le discours l’a dit, l’administration Biden veut faire construire par l’armée américaine un port flottant au large de Gaza. Si ce port est construit, les opérations militaires israéliennes deviendront plus complexes, car des soldats américains seront à proximité de Gaza et chargés de livrer l’aide.

On me dira qu’en parallèle, l’administration Biden livre massivement des armes à Israël. C’est exact. Mais des bombes qui ont été utilisées par l’armée israélienne pour détruire les tunnels dans le nord de la bande de Gaza ne sont plus livrées et d’autres munitions sont livrées au ralenti.

L’administration Biden veut apparaitre comme continuant à aider Israël, car la population américaine soutient toujours majoritairement Israël, mais elle veut en même temps, oui, empêcher l’armée israélienne de détruire totalement le Hamas, parce que ses projets sont ceux que j’ai énoncés un peu plus haut.

L’administration Biden n’ignore pas que le Hamas est une organisation terroriste antisémite à but génocidaire, et cela ne l’empêche pas d’aider le Hamas à survivre. Elle sait qu’un Etat palestinien dominé par le Hamas serait un Etat terroriste antisémite à but génocidaire, et cela ne l’empêche pas de vouloir cet Etat. Comme ce qu’elle veut n’est pas vraiment présentable, elle ment.

Elle fait comme si elle ne savait pas que l’Autorité Palestinienne dominée par le Hamas a déjà pris forme, voici quelques jours, à Moscou, au Kremlin (et je dis aux admirateurs du dictateur criminel russe que le Hamas est toujours le bienvenu au Kremlin, ce que les admirateurs susdits oublient, tout comme ils oublient les liens étroits entre le dictateur criminel russe et le régime des mollahs, principal ennemi d’Israël dans la région) : des représentants de l’Autorité Palestinienne venus de Ramallah ont rencontré des représentants du Hamas venus du Qatar pour tout mettre au point, en concertation avec des conseillers de Vladimir Poutine.

Le discours lu par Biden, je dois l’ajouter, ne contenait pas un seul mot dénonçant la montée aux Etats-Unis d’un antisémitisme islamo-gauchiste, pas un seul mot non plus dénonçant les manifestations pro-Hamas qui se poursuivent en ce moment dans plusieurs grandes villes américaines. En ne dénonçant pas l’ignoble et l’inadmissible, Biden et son administration s’en rendent complices.

Joe Biden est sur le chemin de la défaite au mois de novembre, et ceux qui gèrent sa candidature savent qu’il a absolument besoin, pour garder un infime espoir de “réélection” (l’élection de 2020 a été frauduleuse, et c’est pourquoi j’utilise les guillemets), il lui faut l’électorat gauchiste pro-Hamas et l’électorat musulman antisémite et anti-israélien, et cet électorat musulman est numériquement important dans deux Etats, le Minnesota et le Michigan.

L’électorat gauchiste pro-Hamas et l’électorat musulman continuent à trouver que Joe Biden est encore trop pro-israélien, et on peut s’attendre à pire encore si l’administration Biden panique.

Joe Biden a adressé aux Musulmans américains, au début du Ramadan, un message dépourvu de toute ambiguïté : “Le mois sacré est un temps de réflexion et de renouveau. Cette année, ce mois arrive à un moment d’immense douleur. La guerre à Gaza a infligé de terribles souffrances au peuple palestinien”.  

Plus que jamais, l’armée d’Israël doit gagner, vite, et en finir avec le Hamas en agissant à Rafah. La haine anti-israélienne dans le monde occidental est déjà à son comble, et cela ne peut être pire. Je l’ai déjà dit et je le répète : il vaut mieux être haï et vivant qu’aimé et mort, et nombre d’Occidentaux n’aiment les Juifs que lorsqu’ils sont morts. Le gouvernement Netanyahu doit tenir et rester uni.

Il reste huit mois avant l’élection, et malgré les risques de fraude, malgré la diffamation et la désinformation incessantes, un ami d’Israël, Donald Trump, a de fortes chances de revenir à la Maison Blanche et de remettre à leur place les valeurs fondamentales de l’Amérique.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

PS. Je suis allé voir “La Zone d’intérêt”, en imaginant aller voir un film sur la Shoah. Ce n’est pas un film sur la Shoah. C’est un film sur l’indifférence de la bourgeoisie allemande au génocide qui se trouve perpétré à Auschwitz. Rien dans le film n’est montré de l’horreur. Strictement rien. Le film est plat et monotone. L’auteur du film, Jonathan Glazer, a reçu dimanche un Oscar, et a tenu des propos odieux. Il est né juif, et appartient à la catégorie des juifs de gauche pratiquant la haine de soi. Il a dit, parlant au nom de l’équipe du film : “Tous nos choix ont été faits dans ce film pour réfléchir et nous confronter au présent, pas pour dire : regardez ce qu’ils ont fait à l’époque; mais plutôt pour dire, que faisons-nous maintenant. Notre film montre où la déshumanisation mène lorsqu’elle est à son paroxysme. Cela a façonné notre passé, cela façonne notre présent. Nous sommes des hommes qui rejettent leur judéité et refusent le détournement de la Shoah constitué par une occupation qui a conduit à un conflit qui tue tant de personnes innocentes, qu’il s’agisse des victimes du 7 octobre en Israël ou de l’attaque en cours sur Gaza, toutes sont les victimes de cette déshumanisation”.

En somme, Glazer rejette sa judéité, considère qu’Israël use abusivement de la Shoah pour occuper des terres qui ne sont pas les siennes, et renvoie dos à dos les terroristes génocidaires et antisémites du Hamas et l’armée d’Israël. C’est un répugnant personnage. N’allez pas voir La zone d’intérêt. C’est un film qui contribue à l’effacement du souvenir de la Shoah au sein de la gauche woke et au relativisme moral. Les éloges et les prix que le film a reçus m’ont d’abord semble aberrants : ils viennent de la gauche woke et sont donc effroyablement logiques.

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