Publié par Guy Millière le 10 mars 2024

En regardant jeudi Joe Biden lire le discours sur l’état de l’Union 2024 sur un téléprompteur, je n’ai pu m’empêcher de penser à un vieux film américain des années cinquante.

Le film montrant des escrocs qui utilisaient un vieux cheval de course épuisé, le dopaient avec la complicité de son propriétaire pour qu’il gagne une course, et misaient beaucoup d’argent sur lui aux fins qu’après une victoire totalement inattendue, ils touchent le pactole. Le cheval gagnait la course, mais avait reçu tant de produits dopants qu’il s’effondrait quelques instants plus tard, et tombait raide mort, ce qui conduisait les escrocs vers la prison.

Biden est vieux et n’a jamais été un cheval de course politique, même dans sa jeunesse. Il est épuisé et sénile. Et il est clair qu’il a été dopé avant de se rendre au Capitole. Des médecins ont décrit son comportement comme celui de quelqu’un qui est sous l’effet d’amphétamines, administrées à forte dose. Il n’a pas gagné mais son “propriétaire” (celui qui le téléguide selon toute vraisemblance, Barack Obama) a sans doute des raisons d’être satisfait : une fois dopé, son pantin jusque-là pantelant a paru en pleine forme, et même un peu trop.

Et c’est là que la satisfaction de celui qui le téléguide a trouvé ses limites. Les gestes étaient souvent fébriles. Le débit verbal était trop rapide et un discours censé durer une heure et demie a été expédié en un peu plus d’une heure. L’excitation nerveuse faisait crier Biden, et lui donnait une apparence colérique, antipathique et inquiétante : l’électorat de gauche haineux qui compose désormais une large part de l’électorat démocrate a sans doute été satisfait, les électeurs hésitants ont pu voir un personnage vociférant, les électeurs républicains ont vu un pantin totalitaire qu’ils ne connaissent que trop bien (Biden avait prononcé à l’automne 2022 un discours lugubre et menaçant dans un décor digne des heures sombres du Troisième Reich). Biden n’est pas tombé raide mort, mais il faut espérer pour lui que le médecin qui lui fait ses injections veille sur leurs effets secondaires. Les journalistes de gauche américains ont, bien sûr, apprécié, et leurs disciples français ont apprécié aussi. Biden a insulte Trump treize fois en 68 minutes, et ils ne pouvaient qu’apprécier. (Dans Le Figaro, il a été dit que Biden avait “l’énergie et l’acuité nécessaires pour un second mandat” : qui oserait en douter?).

Mais parlons du discours. Ceux qui l’ont écrit le discours ont violé toutes les règles qui s’appliquent à la rédaction d’un discours sur l’état de l’Union : un discours sur l’état de l’Union est censé décrire l’état dans lequel se trouvent les Etats-Unis au moment où le discours est prononcé, ce n’est pas du tout ce qu’a fait le discours. Un discours sur l’état de l’Union est censé être rassembleur et s’adresser à l’ensemble du peuple américain. Le discours lu par Biden a projeté un infect venin sur plus de la moitié de la population américaine : l’ensemble de ceux qui entendent voter pour Trump. Un discours sur l’état de l’Union est censé tracer des perspectives d’avenir patriotiques. Le discours lu par Biden n’a pas fait cela non plus.

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Le discours a été un discours de guerre contre les valeurs fondamentales des Etats-Unis, contre l’électorat conservateur, qui a été accusé d’être un danger pour la démocratie et d’avoir des intentions criminelles. Le discours a présenté Biden comme un sauveur de la démocratie, et a comparé Trump (jamais nommé, et décrit comme le “prédécesseur” de Biden) à Hitler et à Poutine. Le discours a insulté les membres conservateurs de la Cour Suprême, assis au premier rang, et Biden leur a quasiment craché au visage.

Le discours a été un ramassis de falsifications odieuses et délétères: l’intrusion dans le Capitole le 6 janvier 2021 a été une fois de plus présentée comme une ”insurrection” destinée à abolir la république sur ordre de Trump. Le “prédécesseur” a été présenté comme raciste, ennemi des femmes, des minorités, des immigrants et des institutions.

Par le biais du discours, Biden a accusé les Républicains d’avoir laissé se produire la grande vague d’immigration illégale qui déferle sur les Etats-Unis, alors que c’est lui qui l’a provoquée. Biden a dit avoir créé des millions d’emplois qu’il n’a pas créé (des entreprises fermées pendant la pandémie ont rouvert leurs portes et leurs salariés ont retrouvé leur emploi). Il a accusé son “prédécesseur” de lui avoir légué une économie ravagée, alors que c’est lui qui, depuis plus de trois ans, ravage l’économie. Il a accusé les grandes entreprises d’avoir haussé leurs prix, alors que c’est lui qui a provoqué une inflation sans précédent depuis quarante ans. Il a dit avoir accru le pouvoir d’achat de la population : depuis Janvier 2021, les Américains ont perdu environ 15 pour cent de pouvoir d’achat, ce qui est énorme. Biden a accusé son “prédécesseur” de vouloir que la Russie envahisse l’Europe, alors que c’est lui qui n’a pas dissuadé Poutine d’envahir l’Ukraine. Et je laisse de côté d’autres falsifications : elles sont trop nombreuses pour être toutes citées. Le discours a dit qu’Israël a le droit de se défendre, mais a aussitôt ajouté que l’armée israélienne tue des “milliers de civils innocents”, et a dit qu’un port flottant va être construit au large de Gaza pour apporter une “aide”, qui va être aussitôt captée par le Hamas.

Ce discours aurait pu être un discours de campagne électorale destiné à exciter une foule de gauche prête à agresser ses ennemis.

Ce discours a été un discours dangereux : traiter des millions d’Américains de “dangers pour la démocratie” est inciter à la haine et à la violence. Ce n’est pas la première fois qu’un discours de Biden incite à la haine et à la violence.

Je l’ai déjà dit : les Démocrates et l’administration Biden sont prêts à tout pour rester au pouvoir.

Ils vont insulter, provoquer des divisions et des agressions, mentir, recourir aux coups tordus, frauder, et s’ils perdent, ils n’hésiteront pas à recourir aux émeutes.

Regarder la lecture par Biden du discours sur l’état de l’Union 2024 m’a fait penser au film que je décris au début de cet article. Cela m’a fait penser aussi à un film d’horreur.

En regardant entrer dans la salle les membres de l’administration Biden, tous les méfaits dont ils se sont rendus coupables sont revenus dans ma mémoire. En regardant les élus démocrates se lever comme des pantins léninistes à chaque falsification et à chaque fausse accusation m’a donné le sentiment d’être face à un spectacle démoniaque ou à la lecture d’un discours par Brejnev devant le Soviet Suprême.

Les Etats-Unis sont en grand danger. L’élection du 5 novembre prochain permettra de voir si le pays peut être sauvé, ou si ceux qui se sont donnés pour mission de le détruire pourront continuer la destruction.  Trump fait campagne sur le thème Saving America : c’est de cela qu’il s’agit. Je place en lien une vidéo réalisée pour la campagne de Trump: elle est effrayante, mais terriblement pertinente :

Je peux terminer par une remarque qui peut rendre optimiste : quand l’effet des amphétamines se dissipent, Biden redevient immédiatement un crétin sénile, et cela se voit.

Dès vendredi, lors d’une réunion de campagne électorale, Biden a prononcé trois phrases sans disposer d’un téléprompteur, et d’un texte préparé à l’avance. Il a dit que les événements du 6 juillet ne doivent plus se reproduire. Il a confondu 6 janvier et 6 juillet. Il a demandé à l’auditoire de le soutenir pour qu’il soit réélu au congrès. Il imagine apparemment qu’il est représentant ou sénateur et doit être réélu à la Chambre ou au Sénat. Quelqu’un aurait pu lui rappeler qu’il est président : il ne le sait apparemment pas, ou ne le sait que par intermittence. Et c’est pour cela qu’à ses yeux à la pupille démesurément dilatée par les injections, et pour ses neurones en voie d’extinction, Abdel Fattah al-Sissi est président du Mexique, et que François Mitterrand est toujours président de la république française.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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