Publié par Magali Marc le 14 mars 2024

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Steve McCann, paru sur le site d’American Thinker, le 12 mars.

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L’énigme Biden qui se pose à Obama

Le 20 mars 2024, Donald Trump aura accumulé suffisamment de délégués républicains pour obtenir l’investiture républicaine à l’élection présidentielle. À la même date, Joe Biden aura accumulé les délégués nécessaires pour obtenir l’investiture démocrate.

Trente-trois semaines avant l’élection, le processus de nomination sera théoriquement terminé.

Cependant, Joe Biden sera le candidat présidentiel le plus âgé de l’histoire des États-Unis (il aura 82 ans en novembre) et souffrira d’incapacités mentales et physiques qui s’accéléreront sensiblement.

Si, au cours des sept prochains mois, il venait à mourir, à être victime d’une attaque cérébrale débilitante ou, scénario beaucoup plus probable, à être contraint par la hiérarchie du parti (c’est-à-dire Barack Obama) d’abandonner la course en raison de son âge, de ses infirmités croissantes et de son impopularité persistante, la procédure pour le remplacer sera relativement simple.

Les seules considérations seront le moment où Joe se retirera de la course et le délai nécessaire à l’impression des bulletins de vote.

Cependant, le choix de la personne qui le remplacera est un champ de mines potentiel que seul Barack Obama est en mesure de traverser.

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Selon Elaine Kamarck, de la Brookings Institution, si Joe Biden devait quitter la course après le 19 mars et avant la mi-juin, les délégués qui se sont engagés auprès de lui se rendraient probablement à la convention sans s’être engagés envers un autre candidat.

Toutefois, le parti pourrait adopter une nouvelle règle en conjonction avec les règles des partis des différents États, qui permettrait aux délégués de se tourner vers d’autres candidats avant la convention.

Ce processus hautement improbable pourrait déboucher sur un chaos potentiel et contrecarrer la capacité de la cabale Obama, qui contrôle le parti et la Maison Blanche, à déterminer le candidat démocrate.

Si Joe Biden quittait la course après la fin des primaires en juin et avant la convention, il serait impossible d’adopter des changements de règles et l’investiture serait alors décidée lors de la convention en août.

Les délégués démocrates sont “engagés” en faveur d’un candidat en fonction des résultats des primaires et, bien que le règlement du Comité national démocrate stipule que les délégués “doivent en toute conscience” refléter le résultat choisi par les électeurs qui les ont élus, aucune sanction n’est prévue si un délégué vote en faveur d’un candidat différent lors de la convention.

Ils ne sont donc pas obligés de voter pour un candidat en particulier.

Tout nouveau candidat qui souhaite se présenter une fois la convention convoquée devra d’abord obtenir au moins 300 signatures de délégués pour que son nom soit inscrit sur la liste des candidats, puis obtenir la majorité des 3 936 délégués lors de la convention.

Mais qui une majorité de délégués choisiraient-ils ?

Selon toute vraisemblance, la convention se transformera en quatre jours de querelles publiques embarrassantes dans la ménagerie des délégués avant qu’ils ne choisissent les candidats à la présidence et à la vice-présidence.

Pendant près de deux décennies, les Démocrates n’ont cessé de promouvoir les antipathies raciales et tribales. Cette tentative permanente et délibérée d’attiser les animosités sociétales et de fracturer la culture américaine a désormais un effet boomerang sur le parti.

En raison de cette obsession irréfléchie, les Démocrates doivent choisir leur candidat à la présidence non pas en fonction de ses qualifications ou de ses réalisations passées, mais sur des questions superficielles telles que la couleur de la peau, le sexe ou les penchants sexuels, afin de satisfaire la majeure partie de leur base.

En tant que vice-présidente sortante, Kamala Harris devrait l’emporter par acclamation, mais elle est extraordinairement antipathique, a une cote d’infériorité plus abyssale que Joe Biden et obtient de moins bons résultats dans les sondages face à Donald Trump.

Par conséquent, les délégués à la convention seront confrontés à une énigme malvenue si Kamala Harris se déclare candidate, car elle est une “personne de couleur” et une femme.

La convention serait confrontée à un dilemme à multiples facettes.

  • Si Obama ne nomme pas Kamala Harris et choisit une femme blanche, le parti pourrait se mettre à dos la majorité de la faction des “personnes de couleur”.
  • S’il opte pour un homme noir hétérosexuel et chrétien, le parti pourrait se mettre à dos la majorité des factions religiophobes et LGBTQ.
  • S’il sélectionne une personne ouvertement LGBTQ, le parti risque de se mettre à dos la majorité des factions noires et hispaniques.
  • S’il choisit un homme blanc hétérosexuel, le parti se mettra à dos la quasi-totalité de ses factions.

Pendant ce temps, à l’extérieur du United Center de Chicago, où se tiendra la convention, des marches et des manifestations se dérouleront tout au long des quatre jours qu’elle durera (du 19 au 22 août), sous l’égide de groupes pro-palestiniens et anti-israéliens, de militants transgenres, d’Antifa et d’une myriade d’autres activistes de la gauche radicale.

Il est fort probable que les violences de la convention de 1968, également à Chicago, se répètent en 2024.

Afin d’éviter les conflits potentiels au sein de la convention, Obama pourrait sortir de l’ombre et exercer publiquement son emprise sur les délégués en imposant de force son choix à la convention, ou Joe Biden pourrait rester le candidat présumé lors de la convention et, avec le soutien d’Obama, remporter l’investiture et abandonner après la convention.

Une fois la convention terminée et Joe Biden parti, la tâche de choisir un candidat incombe uniquement au Comité national démocrate. Le président du Comité national démocrate, Jaime Harrison, convoquerait l’ensemble des 483 membres à une convention à huis clos afin de voter sur un nouveau candidat.

Aucune règle ne régit l’identité du candidat. Les candidats proposés doivent simplement obtenir le vote de la majorité des membres du parti.

Avec le contrôle qu’Obama exerce sur le parti, le processus serait dépourvu de tout chaos politique, et avec un pistolet sur la tempe en termes de calendrier, les membres du Comité choisiraient rapidement la personne désignée par Obama.

En raison de la promotion imprudente, pendant seize ans, de l’animosité raciale et tribale, combinée à la détermination insensée d’élire en 2020 un réprouvé vindicatif et atteint de démence, le Parti Démocrate s’est placé dans un dilemme politique absurde.

Barack Obama sait que les seules options qui s’offrent à lui sont soit d’essayer de remplacer Joe Biden, soit de le nommer en comptant sur la condamnation de Donald Trump pour au moins une des infractions inventées de toutes pièces.

Le succès de l’un ou l’autre de ces scénarios dépend fortement de la répétition du niveau de fraude et de manipulation des votes de 2020.

Compte tenu de la virulence du syndrome de déréliction à l’égard de Donald Trump qui infecte le parti, quelle option Obama choisira-t-il ?

Des circonstances imprévues choisiront-elles pour lui ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : American Thinker

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