Publié par Magali Marc le 2 mars 2024

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Anony Mee*, paru sur le site d’American Thinker, le 29 février.

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Le verdict contre Trump, va-t-il faire tomber la maison financière de la ville de New York ?

Je suis désolé pour le président Trump, sa famille, ses collègues et collaborateurs, et tous ceux qui dépendent de ses diverses entreprises pour leur subsistance. Les sept chefs d’accusation de fraude de la ville de New York sont un véritable gâchis qui dure depuis des années. Mais il se pourrait bien que la ville provoque sa propre perte en s’acharnant sur un seul homme.

Je ne suis pas juriste, mais j’ai fait des affaires, et j’ai donc examiné les 92 pages de la décision du juge Engoron du point de vue d’un investisseur potentiel à New York.

Voici ce que j’ai appris.

En 2011, M. Trump a obtenu un prêt de 125 millions de dollars de la Deutsche Bank pour son club de golf de Doral, en Floride, et, en 2012, un autre prêt de 107 millions de dollars pour son hôtel et son immeuble résidentiel de Chicago.

La Deutsche Bank et le conglomérat Trump ont eu des relations conflictuelles, mais la banque a tout de même estimé qu’il valait la peine de prendre le risque pour ces prêts garantis, d’autant plus que la banque, comme tant d’autres, sortait tout juste de la crise du crédit et de l’effondrement de l’immobilier de 2008. M.Trump a remboursé les prêts en totalité en respectant les délais.

Aucune des parties n’a déposé plainte.

Il convient de noter que l’État de New York a commencé à enquêter dès l’annonce de la candidature de M. Trump à l’élection présidentielle de 2015.

Je suppose que cela faisait très probablement partie de la cabale démocrate organisée par Mme Clinton et M. Obama afin d’assurer l’élection d’Hillary.

Où était donc le préjudice qui a permis à ce procès d’aller de l’avant ?

Selon le jugement, Donald Trump et consorts ont gonflé la valeur des propriétés dans les états financiers soumis pour obtenir des prêts et des assurances.

Cela aurait, en quelque sorte, entaché la réputation de la ville de New York en tant qu’endroit où l’on peut faire des affaires honnêtes.

La banque, quant à elle, a dégonflé ces évaluations.

L’évaluation de l’immobilier, en particulier de l’immobilier commercial, n’est pas une opération arithmétique pour laquelle il n’y a qu’une seule bonne réponse.

J’ai déjà acheté et vendu des biens locatifs et je peux dire que l’évaluation immobilière est l’une des activités commerciales les moins objectives et les moins claires que j’aie jamais exercées.

Selon le juge, dans son jugement sommaire de septembre 2023 sur le premier chef d’accusation, Trump, en soumettant des documents contenant des informations fausses ou trompeuses, a créé une atmosphère propice à la fraude (p. 18).

Étant donné que la banque exigeait des soumissions annuelles d’informations financières couvrant de nombreuses propriétés, et pas seulement celles pour lesquelles les prêts avaient été obtenus, le juge a traité chaque cas de soumission pour chaque propriété comme un acte frauduleux distinct.

Le tribunal a également pris en compte les documents soumis pour des accords de licence et d’autres prêts. Il a donc établi un “modèle” de fraude.

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Mais ce que je veux savoir, c’est qui était au courant de cette prétendue fraude qui aurait soi-disant porté atteinte à la réputation de New York ?

Les seules personnes qui ont vu les documents sont celles qui les ont soumis et reçus, c’est-à-dire M. Trump, la banque et certaines compagnies d’assurance. M.Trump a essayé de donner une image très positive de sa position, comme on le fait habituellement. La banque l’a minimisée lorsqu’elle l’a évalué pour les prêts, comme elle le fait habituellement.

La cabale démocrate a dû chercher très haut et très bas quelque chose à utiliser pour “coincer Trump” afin de trouver ces informations.

Rappelez-vous comment ils ont été contrecarrés dans leurs tentatives d’obtenir les dossiers du fisc jusqu’à ce que quelqu’un les divulgue.

Alors, comment des évaluations de biens immobiliers déterminées par le juge comme étant frauduleuses, et soumises pour soutenir des prêts entièrement remboursés d’un montant total de 232 millions de dollars, ont-elles permis d’obtenir une pénalité de près d’un demi-milliard de dollars ?

Le juge a décidé que le dégorgement – une amende équivalente à tous les profits effectués sur les transactions liées à ces propriétés – était la sanction appropriée pour avoir créé une atmosphère propice à une fraude – dont personne n’était au courant.

Les intérêts sur ces pénalités ont été immédiatement ajoutés.

Le juge a ordonné un contrôle permanent et préventif de toutes les transactions commerciales de M. Trump et a interdit à tous les défendeurs de mener des activités normales.

Ce procès est manifestement le fruit d’une chasse aux sorcières et rien d’autre.

Compte tenu de la préoccupation du juge pour la réputation de New York, qu’ont appris le juge Engoron et Mme James au milieu d’affaires de la ville de New York et du monde entier ?

  • Que les désaccords sur la valeur actuelle et potentielle d’une propriété commerciale, même lorsque l’examen indépendant de la banque prévaut dans la détermination de la valeur, peuvent constituer une fraude aux yeux de la ville.
  • Que les informations financières communiquées à des entités privées telles que les banques peuvent ne pas être privées du tout si l’on se heurte aux autorités de la ville de New York.
  • Que toutes les bonnes affaires que la banque est prête à offrir peuvent entraîner des pénalités équivalentes.
  • Qu’accepter de prendre des risques, dans les affaires, peut être bien plus risqué qu’on ne l’imagine.
  • Qu’aider la maison que l’on aime à se remettre d’un effondrement financier dévastateur en y développant son activité peut s’avérer une entreprise insensée.
  • Ce n’est pas parce qu’il n’y a aucun motif de plainte de la part des parties prenantes à une transaction commerciale, que la ville de New York n’interviendra pas, des années après les faits, pour saisir tous les bénéfices.
  • Le fait d’exploiter une entreprise stable et rentable n’empêche pas la ville d’essayer de vous retirer votre licence d’exploitation, ni les banques d’accorder des prêts commerciaux à votre entreprise.
  • Le fait d’être un commerçant effronté vous vaudra d’être puni.
  • Le principe “il ne peut pas y avoir de faute s’il n’y a pas de victime” ne s’applique pas à la ville de New York.

La ville de New York est en grande difficulté financière.

Il y a cinq ans, Alexandria Ocasio-Cortez (AOC) a chassé Amazon en tant qu’employeur important.

Les New-Yorkais vieillissants continuent de s’installer sous des cieux plus cléments, comme ils le font depuis des décennies.

Sauf qu’aujourd’hui, les baby-boomers constituent la génération la plus nombreuse, et ces départs se font sentir plus fortement.

Les impôts locaux et d’État (SALT: State and Local Tax) très élevés, combinés au nouveau plafond de la déduction de l’impôt fédéral sur le revenu au titre des SALT, ont poussé de nombreux New-Yorkais à quitter l’État.

Le problème des immigrés clandestins

La région métropolitaine de New York comptait déjà plus d’un million de clandestins, mais depuis l’élection de M. Biden, ce chiffre a probablement doublé.

Ce qui était autrefois une ville sanctuaire qui interdisait aux autorités locales de remettre les étrangers en situation irrégulière aux services d’immigration est devenu un lieu de subsistance pour des centaines de milliers d’immigrés clandestins.

La ville a supprimé 1 milliard de dollars du budget alloué à la police en 2021.

Les crimes majeurs ont augmenté de 22 % en 2022.

On peut se demander si l’approche du juge Engoron en matière d’évaluation des sanctions n’a pas été adoptée dans le but de remplir les caisses de la ville.

Conclusion

Je me risquerais à dire que la procureure générale Leticia James et le juge Arthur Engoron ont davantage contribué à faire fuir les investisseurs, nuisant ainsi à la réputation de la ville de New York comme l’un des principaux centres financiers du monde, que tous les hommes d’affaires malhonnêtes de l’histoire de la ville.

Ils ignorent manifestement les principes de base de l’économie, à savoir que les affaires attirent les affaires.

Donald Trump a été un puissant attrait pour les gens d’affaires.

Sa persécution est désormais un signal d’alarme encore plus puissant.

La ville a besoin des entreprises Trump. À moins que cette parodie ne soit corrigée, il n’est pas évident que M. Trump ait besoin de la ville.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : americanthinker.com

* Anony Mee est le nom du blog d’un fonctionnaire à la retraite qui écrit sur X.

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