Publié par Guy Millière le 4 mars 2024

Les grands médias français pendant des années ont été marqués par une absence presque totale de pluralisme. Et cette absence reste quasiment la règle.

La plupart des émissions de débat concernant l’actualité sont extrêmement orientées, et ceux qui ne partagent pas les idées de la gauche politiquement correcte n’y sont pas invités. Le traitement de l’information lui-même frôle souvent de la désinformation et est indigne d’une société démocratique.

Comme je l’ai souvent rappelé, la démocratie est la possibilité pour une population de choisir en connaissance de cause, et si la connaissance est absente, le choix ne se fait pas en connaissance de cause.

Des entrepreneurs dans le passé ont tenté d’acheter des grands médias aux fins d’y insuffler davantage de pluralisme. Leurs tentatives ont, hélas, été infructueuses.

Vincent Bolloré est parvenu à des résultats que d’autres entrepreneurs n’ont pas atteints. Il a constitué un groupe qui inclut Europe 1, RFM, le Journal du Dimanche, Paris Match, le groupe Canal+ Plus (C8, Canal+, CNews, CStar), l’éditeur Editis, Télé-Loisirs, Géo, Gala, Voici, Femme Actuelle, Capital.

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Certains des médias dont il est propriétaire n’ont aucune orientation politique, car leur objet ne s’y prête pas. D’autres de ces médias ont une orientation politique. C’est le cas du Journal du Dimanche, et l’arrivée de Geoffroy Lejeune à la tête de la rédaction a suscité une grève. C’est le cas d’Europe 1, et il y a eu aussi une grève à Europe 1. C’est le cas de CNews.  

Et CNews se trouve présentement visé par une attaque protéiforme, menée par des médias de gauche et d’extrême gauche, par l’Arcom, l’instance bureaucratique qui remplace le Conseil supérieur de l’audiovisuel, et qui se charge de la censure dans le secteur des médias audiovisuels et numériques, par le Conseil d’Etat, et même par Reporters sans frontières, une organisation qui était censée autrefois veiller sur la liberté de la presse et des médias en France et dans le monde, et qui prend aujourd’hui, sous l’influence de la gauche, un visage d’imposture qui lui fait trahir sa mission initiale.  

 CNews donne, c’est un fait, davantage la parole à la droite : parce que la droite n’a quasiment pas accès aux autres médias, sinon à dose minimale, et dans un contexte d’hostilité permanente.

CNews permet l’existence de ce qui avait disparu depuis longtemps en France : de vrais débats pluralistes.

CNews offre à des politiciens et à des intellectuels de droite la possibilité de parler sans être insultés, diffamés et caricaturés sans cesse.

CNews permet que des informations qui circulent ailleurs dans le monde occidental soient prises en compte en France, ce qui devrait paraitre légitime et salubre, et devrait conduire à demander pourquoi ces informations ne sont pas diffusés dans d’autres grands médias français.  

CNews fait appel à des journalistes de talent et rencontre un logique succès d’audience : dans un pays où la gauche ne recueille pas l’assentiment de 95 pour cent de la population, il n’est pas normal que 95 pour cent des grands médias soient aux mains de la gauche, et il est normal que des gens qui pensent autrement se tournent vers une chaine qui n’est pas aux mains de la gauche.  

L’attaque protéiforme menée contre CNews montre que quand bien même CNews n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de gauche, cette goutte d’eau est encore beaucoup trop, et une fois de plus la gauche française montre son visage totalitaire, ce qui n’est pas étonnant.

Une commission d’enquête du parlement a fait comparaitre les dirigeants de CNews et ses rédacteurs en chef et j’ai regardé l’interrogatoire. J’ai pensé qu’il devait y avoir des interrogatoires de ce genre en Union soviétique sous Staline. C’était hallucinant. Les accusations infondées étaient surabondantes. Tous les députés de gauche auraient eu leur place au côté de Lavrentiy Beria s’ils avaient vécu à Moscou en 1950, et il m’a semblé que s’ils avaient les pleins pouvoirs en France, ils auraient envoyé immédiatement tous les gens de CNews devant un peloton d’exécution. Le pire de tous a été l’antisémite virulent appelé Aymeric Caron, qui a repris à son compte les chiffres et les positions du Hamas. Que des hommes et des femmes du genre de ceux que j’ai vu et entendu parler puissent être élus au suffrage universel montre que la France est décidément très malade. Et les gens de CNews ont été prudents dans leurs réponses : la chaine risque de perdre son autorisation d’émettre, et si la décision dépendait de personnages tels qu’Aymeric Caron, l’interdiction d’émette serait immédiate et sans appel. Un autre député m’a donné froid dans le dos, Aurélien Saintoul. Il a été enseignant avant d’être député. En position de député il est une horreur. En position d’enseignant, je n’ose imaginer ce qu’il a pu inculquer à ses élèves.

Toutes les gauches du monde sont fondamentalement totalitaires. Elles pensent qu’elles ont les idées justes.  Elles s’imaginent, de surcroit, dotées d’une supériorité morale qu’elles n’ont pas du tout, et porteuses d’une mission: faire régner leurs idées. Elles sont idéocratiques. Elles considèrent que toute idée qui diffère est une idée fausse imprégnée d’infériorité morale, voire d’immoralité, et doit dès lors être éliminée.  

Et je le dis dans ce contexte : l’existence de CNews est indispensable et permet à la France de combler pour partie un grave déficit démocratique. Et ce qui doit être combattu n’est pas l’existence de CNews, mais la mainmise de la gauche sur l’essentiel des médias en France, et l’esprit totalitaire de la gauche française.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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