Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 mars 2024

Le Premier ministre Netanyahou était dans l’émission “Fox & Friends” lundi matin pour une longue interview au cours de laquelle il a souvent critiqué, parfois défendu le Président Joe Biden.

Les animateurs de Fox ont interrogé Netanyahou sur les récents commentaires de Biden considérés comme adoptant une position plus dure contre Israël sur la guerre destinée à éliminer l’organisation terroriste Hamas à Gaza.

  • “Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Une rencontre ‘Viens à Jésus’ ?” a demandé Will Cain a à Netanyahou, faisant référence au commentaire de Biden, après l’état de l’Union, dans lequel il a déclaré que les deux dirigeants devaient avoir une conversation franche.

“Je ne sais pas. Je ne connais pas ce terme. Même si Jésus n’est pas né très loin d’ici. Je peux vous dire que si cela signifie, avoir une conversation à cœur ouvert, nous avons eu cela plein de fois au cours des 40 années que j’ai connu Joe Biden. Et encore au cours des 12 ou 13 conversations que nous avons eues depuis le début de la guerre. Mais en fin de compte, vous savez, je suis le Premier ministre d’Israël. Je suis responsable de la sécurité et de l’avenir de l’État juif, et je suis soutenu dans ma politique”, a répondu Netanyahou.

Netanyahou a ajouté :

“Il est important de comprendre ça. L’écrasante majorité des Israéliens soutient ma politique, à savoir que nous devons éradiquer le Hamas en tant qu’organisation terroriste et dirigeante, que nous devons récupérer nos otages, et que nous devons nous assurer que Gaza ne constitue plus une menace pour nous.

99 membres de la Knesset contre 9 [ont voté pour cela]. C’est plus de 90 % qui ont soutenu ma politique d’opposition à ce qu’un État arabe soit enfoncé dans la gorge d’Israël. C’est le vote que nous avons eu l’autre jour.

Alors quand les gens disent, eh bien, nous devons avoir cette discussion avec Netanyahou parce qu’il freine la perspective de cette merveilleuse paix avec un État arabe, vous n’avez pas de problème avec moi, vous avez un problème avec tout le peuple d’Israël. Il est vraiment uni, comme il ne l’a jamais été auparavant.

Et ils sont unis pour que nous détruisions le Hamas et s’assurer que nous n’aurons pas encore un autre État terroriste arabe [en Judée Samarie] comme celui que nous avions à Gaza, et qui pourrait menacer l’État d’Israël.

C’est une chose derrière laquelle le peuple d’Israël est uni. Et d’après ce que je peux voir, la plupart des Américains le soutiennent également.”

Kayleigh McEnany a posé la question suivante :

  • “Monsieur le Premier ministre Netanyahou, le Président Biden est là depuis longtemps. Il est facile de supposer, du moins ici dans la presse américaine, qu’il savait que son micro était toujours ouvert [quand il a déclaré que Netanyahou nuisait à Israël]. Je me demande quel effet ça a dans les négociations, que ce message vous ait été communiqué par la presse au lieu de l’être dans l’intimité des canaux diplomatiques. Qu’est-ce que ça fait aux négociations sur le cessez-le-feu ? Qu’est-ce que ça fait pour la centaine d’otages détenus, dont le petit Kfir Bibas, âgé d’un an ? Ce petit bébé adorable entre les mains du Hamas.”

“Ecoutez, si le monde pense que l’Amérique et Israël sont unis, ça aide l’effort de guerre et ça aide notre effort pour atteindre la victoire. Et évidemment, la libération des otages. Si le Hamas croit qu’il y a des différences entre nous, cela n’aide pas”, a répondu Netanyahou.

“J’apprécie le soutien que le Président Biden et l’administration nous ont apporté depuis le début de la guerre. Je ne peux qu’espérer qu’il se poursuivra jusqu’à la victoire, car la victoire est à portée de main. La victoire est proche. Je veux dire que nous avons détruit, comme je l’ai dit, les trois quarts de ces bataillons de combat, et nous sommes très proches de la victoire. La meilleure chose que nous puissions faire pour l’avenir du Moyen-Orient, pour l’avenir de la paix, pour l’avenir de ces otages, c’est d’obtenir une victoire rapide. Et la victoire viendra d’autant plus vite que nous serons unis. Pas divisés, ou du moins pas en donnant l’apparence de la division.”

Brian Kilmeade enchaîne :

  • “Je comprends ce que vous dites. Mais je voudrais, et pour rebondir sur la question de Kayleigh, j’ai entendu dire que vous vous étiez pratiquement mis d’accord avec le Hamas mais que dès qu’ils ont vu la fracture avec les États-Unis, ils ont dit qu’ils pouvaient attendre un meilleur accord. Et ça a fait capoter l’accord sur l’échange d’otages contre des prisonniers.”

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Netanyahou a répliqué :

“Oh, je ne suis pas sûr que c’est exactement ce qui s’est passé, je pense que le Hamas depuis le début a fait des demandes farfelues qui n’étaient nulle part dans le domaine du possible.

Donc, leurs demandes n’étaient pas là dès le départ. Mais je le répète, nous ne menons pas que notre bataille. Nous menons la bataille de la civilisation contre la barbarie. Nous menons la bataille contre l’axe terroriste iranien, qui va à l’encontre de l’Amérique. Ils disent que vous êtes le Grand Satan, et que nous sommes le Petit Satan qui se dresse sur leur chemin. Ce sont les gens qui sont vos pires ennemis, nos pires ennemis communs.

Et à ce stade, toute la communauté internationale, au moins la communauté civilisée, devrait se tenir derrière Israël, rejeter la vilification et les pressions qui sont exercées contre Israël qui mène cette guerre juste contre ces barbares. C’est ce que je pense qu’il faut faire. La plupart des Américains le comprennent, et j’espère que c’est aussi ce qui sera perçu au Moyen-Orient, parce que cela nous aidera à faire le travail plus tôt. Mais nous allons gagner cette guerre.”

Lawrence Jones :

  • “Monsieur le Premier ministre et moi espérons qu’Israël gagnera la guerre. Mais il y a beaucoup d’inquiétudes, pas seulement avec l’ONU. Mais nous avons des petits djihadistes qui courent ici aux États-Unis. Vous avez des gens qui font pression sur le Président des États-Unis. Je prévois d’aller en Israël le mois prochain pour être avec vous avant la semaine sainte. Mais êtes-vous préoccupés par l’antisémitisme qui sévit ici en Amérique et dans le monde entier ? Vous êtes allé à l’école ici ?”.

“Oui, je le suis, bien sûr. Bien sûr, je suis inquiet. Qui ne le serait pas ? Je veux dire, ce n’est pas seulement le peuple juif qui devrait être concerné. Vous savez, l’antisémitisme est la partie visible de l’iceberg”, a répondu Netanyahou.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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