Publié par Michèle Mazel le 7 mars 2024

C’est arrivé en France, le dimanche 3 mars. Cinq mois après le samedi tragique d’octobre, une table ronde réunit un public de choix.

Madame Judith Butler, philosophe américaine de renom (?) pionnière des études de genre dans les universités américaines, qui est titulaire à Berkeley d’une chaire de rhétorique et de littérature comparée est on ne peut plus claire :

Nous pouvons avoir des positions différentes sur le Hamas comme organisation politique ainsi que sur la résistance armée. Mais je pense qu’il est plus honnête, et plus correct historiquement, de dire que le soulèvement du 7 octobre était un acte de résistance armée. Ce n’est pas une attaque terroriste, ce n’est pas une attaque antisémite : c’était une attaque contre les Israéliens.
[…]
[Le 7 octobre] était un soulèvement qui résulte d’une situation de soumission, et contre un appareil d’État violent. Maintenant, soyons clairs : on peut être pour ou contre la résistance armée, pour ou contre le Hamas, mais mettons-nous au moins d’accord sur le terme de “résistance armée”, et ensuite on peut débattre de la question de savoir si c’est juste, s’ils ont fait ce qu’il fallait faire, ou s’il y a d’autres stratégies.

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Des propos, nous dit Le Figaro, accueillis par « les applaudissements d’un public énamouré, dont trois députés de La France Insoumise qui entreront dans l’histoire pour de mauvaises raisons : Thomas Portes, Danièle Obono et Younous Omarjee ».

Il n’y a eu que quelques rares voix pour s’élever contre cette présentation des faits. Ce qui a suffi pour susciter l’indignation de Révolution Permanente, site qui « traite l’actualité politique et les luttes nationales et internationales avec un point de vue assumé : du côté des travailleurs, de la jeunesse, des femmes (!) des personnes LGBT, des quartiers populaires et de tous les exploités et opprimés ». Titrant « Judith Butler attaquée et menacée pour son soutien à la Palestine, solidarité ! » il écrit « A la suite de la diffusion en ligne de cette conférence, plusieurs médias et personnalités s’en sont pris à la philosophe américaine. Celle-ci est notamment accusée d’apologie du 7 mars pour avoir expliqué de façon claire que l’attaque devait être inscrite dans le contexte de la guerre coloniale menée par Israël contre les Palestiniens et considérée à ce titre comme “un acte de résistance armée” »

C’est arrivé en France, où le culte de la résistance est toujours vivace et où l’héroïsme et les hauts faits de bravoure des soldats de « l’ armée de l’ombre » qui ont sauvé l’honneur sont révérés aujourd’hui encore.

Dans chaque ville, chaque village presque, on peut trouver de modestes plaques dédiées à la mémoire d’un enfant du pays tombé dans la lutte contre l’occupant allemand. Ceux-là ne s’étaient pas attaqué à des femmes, à des enfants sans défense. On aurait voulu entendre une condamnation unanime devant cette ignoble tentative de qualifier de « résistants » des terroristes ayant perdu tout vestige d’humanité.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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