Publié par Magali Marc le 20 mars 2024

Tandis que comme en français, le terme “bloodbath” signifie un bain de sang, un « massacre impitoyable d’un grand nombre de personnes.», il a aussi, en anglais, un sens informel particulièrement pour les gens d’affaires : « … Période de perte ou de revers désastreux : quelques fonds communs de placement se sont bien comportés dans l’hécatombe générale du marché boursier. » (https://www.dictionary.com/browse/bloodbath)

Ainsi, en termes financiers, le mot “bloodbath”« se réfère à un investissement entraînant une perte massive et inattendue. » (https://www.urbandictionary.com/define.php?term=Bloodbath).

Donald Trump qui est un homme d’affaires faisait donc référence à un désastre économique pour l’industrie automobile aux USA et non pas à un “massacre“.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Blaine L. Pardoe, paru sur le site d’American Thinker, le 19 mars.

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Un “bain de sang” qui n’en est pas un

Alors qu’il se trouvait dans un rassemblement à Dayton, en Ohio samedi le 16 mars, l’ex-Président Donald Trump a déclaré ce qui suit :

…ces grosses usines (chinoises) de fabrication de voitures que vous construisez actuellement au Mexique, et vous pensez que vous allez les obtenir, vous n’allez pas embaucher d’Américains, et vous allez vendre les voitures (aux USA) (…) Nous allons imposer des droits de douane de 100 % sur toutes les voitures qui passent la frontière, et vous ne pourrez pas les vendre si je suis élu. Maintenant, si je ne suis pas élu, ce sera un bain de sang pour tout le monde – ce sera le moins que l’on puisse dire. Ce sera un bain de sang pour le pays. Au minimum.

Partout aux États-Unis, les médias ont rapporté que “Donald Trump dit que ce sera un bain de sang s’il n’est pas réélu.

Ces propos ont été rapportés par de prétendus grands médias tels que CNN, MSNBC, le New York Times, NBC, et d’innombrables autres médias moins crédibles tels que Rolling Stone.

Même l’équipe de la campagne électorale Biden/Harris a choisi de faire un commentaire à ce sujet, informant clairement les médias de la manière dont ils devaient le rapporter.

Joe Scarborough, de la chaîne MSNBC, a publié que Trump avait mis en garde contre un bain de sang, mais a fini par retirer son message quelques heures plus tard.

Puis, lors de son émission (Morning Joe) du lendemain, il est revenu sur ses propos.

Les commentaires de Donald Trump concernaient l’industrie automobile, mais les “journalistes” l’ont omis. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’ils trompent délibérément le peuple américain à propos de Donald Trump.

La tristement célèbre interview de M. Trump avec “60 Minutes” et Lesley Stahl, où il a été prouvé qu’elle avait tort à plusieurs reprises, n’a pas donné lieu à une seule excuse ou correction de la part de CBS.

De la collusion avec la Russie à la déformation de ses propos concernant l’émeute de Charlottesville (confrontation entre des protestaires en 2017), en passant par l’édition de ce qu’il a dit le 6 janvier, tout cela a été non seulement toléré, mais louangé.

Aucun membre des médias n’a perdu son emploi pour avoir menti ou déformé les propos de l’ex-Président. Les mêmes médias n’appliquent pas les mêmes normes à Joe Biden.

Lorsque Donald Trump a trébuché, les médias ont réclamé à cor et à cri qu’il soit soumis à un test d’acuité mentale.

Lorsque Joe Biden s’embrouille dans ses mots ou tombe, c’est passé sous silence ou ce n’est tout simplement pas couvert du tout.

Qu’est-il donc arrivé au journalisme américain ?

Plusieurs éléments ont conspiré pour pourrir le cœur même de ce qui était le journalisme indépendant dans notre pays.

Le premier domino à tomber a été le Watergate. La couverture de la présidence de Richard Nixon par le Washington Post a joué un rôle déterminant dans la démission de ce dernier. Les journalistes Woodward et Bernstein sont devenus des figures médiatiques célèbres.

Les journalistes ont commencé à croire que leur travail ne se limitait pas à rapporter les faits, mais qu’ils avaient pour mission de démolir les responsables publics, en particulier les conservateurs.

L’essor des médias sociaux et des nouvelles agences en ligne a constitué le niveau suivant de corruption dans le journalisme professionnel.

Les journalistes sont souvent payés en fonction de leur popularité, mesurée par le nombre de clics sur leurs articles. Plus le titre est sensationnel, plus il y a de clics, plus ils sont récompensés. Cela a encouragé les journalistes à s’éloigner des faits et à s’intéresser davantage aux choses qui plaisent sur l’internet.

Ensuite, les journalistes se sont transformés en amuseurs.

Certains journalistes n’ont jamais suivi de cours de journalisme. Les blogueurs en ligne qui se prétendent journalistes n’ont parfois même pas terminé leurs études secondaires. Il n’est plus nécessaire d’avoir une formation en journalisme pour être embauché. Ce qui compte, c’est d’avoir une équipe de journalistes diversifiée qui paraît bien sur l’internet.

Les journalistes avaient l’habitude de cacher leurs opinions politiques personnelles au public, et nombre d’entre eux le faisaient bien.

Aujourd’hui, ils écrivent en fonction de leur orientation politique. Ils affichent ouvertement leurs convictions et cela influence clairement la façon dont ils font leur travail. La formation des journalistes à l’université s’est clairement dégradée.

La corruption des écoles supérieures et des universités par la gauche garantit que chaque nouvelle génération de journalistes n’a aucune norme à suivre.

Enfin, il n’y a aucune sanction en cas d’erreur.

Dans le passé, un journaliste qui faisait une erreur ou qui rapportait délibérément quelque chose de faux était licencié. Cette mesure était prise publiquement afin de renforcer la crédibilité de l’organisme de presse.

Aujourd’hui, il est rare qu’une personne soit licenciée ou sanctionnée lorsqu’elle ment de manière flagrante ou qu’elle déforme politiquement les faits.

Le travail des journalistes n’est pas de démolir des personnalités politiques ou d’essayer d’influencer les élections.

Leur rôle est de rapporter les faits, des deux côtés.

Nous nous en sommes éloignés et notre pays paie le prix de l’arrogance du quatrième pouvoir.

Avec les élections qui approchent, nous allons devoir faire face à de nouvelles déformations des faits afin de les adapter à un narratif électoral convenu.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : American Thinker

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