Publié par Piotr Stammers le 3 juillet 2020

Mardi, l’Iran a condamné à mort une figure de l’opposition au régime totalitaire islamique qui a vécu en exil en France avant son arrestation l’année dernière.

Le journaliste Ruhollah Zam a vécu en exil à Paris comme réfugié depuis 2011, puis il a soudainement disparu avant l’annonce de son arrestation par le Corps des gardiens de la révolution islamique en octobre 2019.

Il a été accusé d’avoir joué un rôle actif dans les manifestations antigouvernementales de l’hiver 2017-18, et d’être un agent des services secrets français et israéliens, selon Associated Press.

Les autorités ont déclaré qu’il avait incité aux émeutes en se servant de l’application Telegram, où il avait plus d’un million d’abonnés, et d’un blog politique qu’il animait depuis la France, Amad News.

Telegram avait fermé sa chaîne en décembre 2017 à la demande des autorités iraniennes, au prétexte qu’il incitait à la violence. Sam ouvrit alors un autre chaîne, que Telegram refusa de fermer.

Le tribunal a considéré 13 chefs d’accusation, a conclu à l’accusation de « corruption sur terre » et prononcé la peine de mort, a déclaré le porte-parole du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Esmaili

L’accusation de « corruption sur terre » est l’un des délits les plus graves selon la loi iranienne.

Zam a également été condamné à une peine de prison pour d’autres chefs d’accusation, a ajouté Esmaili, notant que les peines peuvent faire l’objet d’un appel.

Les gardiens de la révolution l’ont décrit comme un « contre-révolutionnaire » qui était « dirigé par le service de renseignement français ».

Zam avait quitté l’Iran en 2009 après l’élection de l’ancien président Mahmoud Ahmedinejad. Il a vécu en Malaisie, puis en France en 2011, où sa famille réside toujours. Il a quitté la France ne 11 octobre 2019, s’est rendu en Irak, pour un projet médiatique, a disparu à Bagdad, et n’est est jamais revenu en France, a déclaré sa femme, Mahsa Razani, qui vit à Paris avec leur enfant.

Les services de renseignement irakien ont déclaré qu’ils n’avaient aucune information sur son arrestation et qu’ils n’avaient pas participé à l’opération.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Piotr Stammers pour Dreuz.info.

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